Des nouvelles.
Voilà dix jours que je révolutionne un peu les choses. Mais au fond, ça fait tellement longtemps que ça dure.
D'abord, j'ai cassé un mur à la maison, ou plutôt LB a cassé un mur, et j'ai enfin ma cuisine américaine. Brut de pomme puisque rien n'est terminé, les briquettes sont encore apparentes, la tapisserie déchirée, et bien d'autres choses encore.
Je me connais, ça va rester très longtemps comme ça, car je n'aurai pas le courage d'aboutir les choses et puis j'en ai tellement marre d'être seule, toujours. Mais j'assume.
Ensuite, j'ai vu la psychomot qui m'a traumatisée quand je lui ai parlé de faire des mômes. Elle m'a sorti les litanies habituelles que j'espérais qu'elle m'épargnerait. Mais non, il a fallu que je me "batte" pour lui faire valoir les tenants et les aboutissants de mes désirs (encore très fragiles) et de mes réflexions. Elle a fini par capituler, mais moi, j'en ai eu gros sur la patate et ça m'a beaucoup fatigué.
Cette fatigue n'est pas non plus le fruit du hasard puisque je suis encore anémiée, et que je continue à faire du sport.
De plus, le boulot que je commence en principe au mois de décembre me stresse un peu, car les choses sont floues. Me stresse un peu, mais sans plus à vrai dire. Je ne suis pas inquiète, juste fatiguée de réfléchir, de poser des questions, d'essayer de "rassembler" les idées et volontés des uns et des autres (seul moyen de comprendre les fonctionnements respectifs donc de les respecter, et de s'intégrer tout en essayant de faire avancer certaines choses qui traînent, qui traînent...)
Et puis le clou de tout ça, c'est que j'ai vu ma gynéco. J'ai la flemme de raconter là, tout de suite (et peut-être que je ne le ferai pas d'ailleurs, je ne sais pas). Elle m'a expliqué que je n'avais pas droit à une procéation médicalement assistée en tant que célibataire et que mon seul recours était l'espagne ou la belgique. Elle m'a conseillé l'espagne, et expliqué que ça se passait à Barcelone, que c'était magnifique et que ça valait la peine d'y aller. mais que ça me coûterait 7000 euros. ouarf.
Tout ça parce que je ne veux pas baser une grossesse éventuelle sur un mensonge ou un non-dit. Elle m'a regardée, ahurie. "Quoi? mais vous plaisantez j'espère! vous lui dites rien à votre mec, et hop, vous faites ce que vous voulez!"
Immédiatement, j'ai pensé à tout ce qu'il m'en a fait baver, à sa lâcheté inconditionnelle, et au désir de lui qui me tenaille toujours si fort malgré tout (et c'est réciproque apparemment). Là-dessus, je n'aurai pas de comédie à jouer, tout se fera tout seul. Je me suis dit qu'après tout, puisqu'il refusait de s'engager avec moi, et qu'il prenait ce qu'il voulait pour laisser ce qu'il ne voulait pas, je pouvais bien en faire autant (surtout si c'est fait avec plaisir), car il est clair que je me sens sur le carreau dans cette histoire. En particulier, il est clair que si j'avais connu sa situation dès le début, je ne me serais jamais laissée à rêver de lui et encore moins à m'embarquer dans ses bras, ça, j'en suis sûre.
Car j'avais bien présent à l'esprit, au moment où je l'ai rencontré, qu'il fallait que j'arrête les histoires sans lendemain (qui étaient de toute façon toutes des échecs) si je voulais envisager quelques choses sérieuses, et je lui en ai beaucoup voulu de me faire perdre ce temps si précieux, ce temps dont je ne dispose plus. Car je me connais: quand je m'entiche d'un homme, il me faut très longtemps pour m'en débarrasser psychiquement, je n'aurais donc certainement pas pris le risque si j'avais su assez tôt (je reconnais que tout s'est passé très vite).
Les choses, dans l'absolu, ne sont donc pas aussi injustes qu'elles en ont l'air, même si j'aurais souhaité qu'elles se déroulent autrement car cela ne me convient évidemment pas. Il paraît qu'il faut savoir faire des compromis dans la vie.
Techniquement ça va pas être facile, car il se peut qu'il fasse attention et ne laisse rien traîner au hasard. En fait j'en sais rien car j'ai jamais fait gaffe, mais il se peut que ce soit plus difficile qu'il n'y paraît. Je sais qu'il me détesterait de faire ça et ne me pardonnerait sans doute pas, mais moi je le déteste de m'avoir fait perdre ce temps si précieux, sans jamais s'en excuser qui plus est. Et je n'ai pas envie qu'il soit trop tard.
Quelques heures plus tard donc, je lui envoyais un texto. Il ne m'a pas répondu tout de suite, je lui en ai envoyé trois ou quatre car c'est pas dans ses habitudes de ne pas répondre, et j'ai cru qu'il me lâchait pour de bon, pensant qu'en conséquence le problème ne se poserait pas; il m'a finalement répondu qu'il regrettait de ne pas l'avoir eu plus tôt (je lui proposais un créneau pour une partie de jambes en l'air), puis rappelé.
J'étais ravie de l'entendre, j'étais de bonne humeur (je reprends du wild rose depuis quelques temps), mais nous n'avons pas pu trouver de créneau commun, ce qui reporte les choses à plus tard. Il a quand même dû être surpris de ce retournement de situation, mais n'en a rien montré (encore que c'est pas la première fois non plus sauf que ce n'était jamais pour cette raison).
Trop tard pour espérer quoi que ce soit ce mois ci donc, mais je serais ravie de m'entraîner avec lui de toute façon.
Oui parce que je suis pas encore sûre de moi, mais je suis sûre de vouloir commencer à essayer tout de suite: de toute façon, à mon âge, ça ne marchera jamais du premier coup, ce serait trop extraodinaire.
En tout cas, je n'abandonne pas les autres pistes éventuelles pour autant (sur interrogation de ma part, ma gynéco m'a dit que si je trouvais un donneur, elle accepterait de me l'inséminer dans son cabinet si je le souhaitais), et notamment je vais tâter le terrain du côté de sfmb: un ami de longue date qui n'a pas d'enfant, qui commence à y réfléchir, qui est irrémédiablement célibataire (pour l'instant), qui habite loin d'ici, mais qui ne serait peut-être pas contre organiser un truc comme ça, même si a priori ça me mettrait très mal à l'aise (d'autant que ses parents qui me connaissent, eux, habitent à 60 km à peine et seraient ravis d'avoir un petit-enfant supplémentaire, pour donner un(e) cousin(e) aux autres). Je pourrais aussi me "forcer" à avoir des rapports avec un autre ami dont je sais qu'il serait ok et pour qu'on couche ensemble et pour que ça donne un gamin. Mais j'ai vraiment pas envie de coucher avec lui, même si je l'aime beaucoup.
j'ai eu un petit coup de blues ce soir.
Je ne sais pas encore comment je vais vous avertir que j'ai commencé ce blog.
C'est con, mais j'ai la trouille...