se vomir.

Publié le par Grain de sail

ça va pas terrible.j'ai échappé à la famille ce soir. ma mère pensait que je viendrais manger, j'ai dit non, je me sentais trop fatiguée,et j'ai dit à mon frère aîné que probablement je n'aurais pas le temps de le voir d'ici qu'il reparte. que je sqaurais mardi si j'avais un peu de temps à lui consacrer ou non (car mardi je saurai si on a une chance de faire la cuisine ou pas). ça veut dire que mardi faut que je pense à lui téléphoner
j'y ai échappé pour ce soir donc, mais ils sont toujours là, quelque part., et je sens bien qu'ils m'attendent.

j'ai été un peu vache avec ma mère samedi soir. à un moment on parlait d'éduquer un chien, elle a fait le parallèle avec les enfants, et s'est située à la place de la grand mère qui ne doit retirer que les plaisirs sans s'encombrer de l'éducation. j'ai répondu que oui, c'était très bien de faire ça, mais que c'était mieux quand on avait quand même joué son rôle de mère avant avec ses enfants. je lui en ai mis une autre dans les dents, mais moins lourde quand même, et je ne me rappelle plus de ce que c'est. bon tout ça se fait sur la plaisanterie, mais c'est vrai qu'il y a des messages qui passent.
ceci dit, je suis pas fière de moi, et si c'était à refaire, je fermerais ma gueule, même si je pense qu'effectivement, elle a complètement merdé avec nous. ça sert à rien de le lui rappeler.

aujourd'hui, j'ai vu lbr, qui est venu faire quelques travaux ici. j'ai pas assuré un cachou, j'ai pris aucune décision, ni rien fait pendant qu'il était là., et malgré tous les trucs qui restaient à faire, je ne l'ai même pas motivé à finir des trucs qui m'arrangeaient bien alors qu'il s'était proposé. je suis vraiment tarée, j'ai rien dans la tronche. à moment, il m'a proposé de casser un mur, et j'ai oui ce serait fait ce serait bien, puis on a parlé d'autre chose, et on est pas revenu dessus, puis il est parti. chuis vraiment trorp bête, ç'aurait été ça de fait. lui, il a dû penser que j'étais pas assez motivée et que c"'est pour ça que même après avoir dit oui, j'avais laissé tomber.
 sinon pendant qu'il était là, j'ai bien essayé de ranger quelques affaires, mais j'étais bloquée de partout, je n'arrivais à rien, j'ai fini par abandonner, mais trop tard. j'ai perdu énormément de temps. après son départ encore, 'jai essayé de faire des choses, mais il n'y a rien à faire, mon cerveau ne suit pas, je ne peux rien entreprendre, je suis complètement inhibée dans mes décisions, je ne les porte même pas à la moitié de leur chemin potentiel, les trois quart du temps je les avorte carrément
donc j'ai fini par en pleurer, car c'est difficile à supporter comme état.
 j'ai quand même réussi à re regarder pédale douce, mais sans plaisir car je me sentais mal, puis j'ai essayé de faire des choses encore, en vain, donc j'ai décidé de venir ici, puis je me suis rendu compte que j'avais encore envie de regarder un truc à la télé, et je l'ai fait.

à part ça, j'ai eu mon cousin au téléphone, dont la copine a mis un enfant au monde il ya moins de deux mois. je leur ai demandé si ça allait, etc, j'étais contente qu'ils me racontent comment se passait leurs débuts avec le petit, et comme toujours quand je suis au téléphone avec des gens heureux et actifs, je me suis sentie à des années lumières de la vie. dans ces moments là, j'ai honte quand je dis que j'ai trouvé du travail, parce que c'est du 20h, c'est du smic, et je commence à 11h le matin, donc c'est super nul pour n'importe qui, alors que pour moic'est énorme et pas gagné du tout.alors je suis obligée de mentir, et de dire que j'ai du bol, que ça devrait pas être trop difficile, etc, alors que non, la réalité c'est que je vais en chier, j'ai la trouille de pas y arriver, et que j'ai peur de ne pas parvenir à prendre le rythme, peur que mes cauchemars m'envahissent, que mes idées noires me pompent le peu d'énergie que j'ai, et que je recommence à vivre en mode robot. je n'ose pas leur parler des trvaux parce que troçis ans après,c"'est une honte d'en être encore là, etc. bref, c'est toujours la honte de parler avec des gens normaux, et quand je les aime, j'ai vraiment du mal, car j'ai l'impression qu'il n' y a rien de possible entre nous, en tout cas pas une relation "juste"; et j'en souffre. moi j'aimerais qu'on m'aime comme ça, sans que j'iae besoin de cacher toutes mes difficultés tout le temps. j'ai besoin qu'on ne m'en veuille pas de ne pas être fichue de faire ciou ça. et j'ai de la chance, j'en connais des gens comme ça,j'ai mis du  temps à les connaître, mais il y en a. pourtant, il y a certaines personnes que j'aime comme mon "couple de cousins" dont il s'agit là, comme ma copine Em aussi, ou comme jd bien sûr, dont j'aimerais sincèrement qu'ils ne me jugent pas, et qu'ils s'ennuient pas avec moi, qu'ils n'aient pas peur de mes horreurs, et tout ça c'est pas possible.
juste avant, j'avais eu ma plus fidèle lectrice au téléphone, qui elle, comprend beaucoup de choses. comme toujours on a bavardé. c'est toujours agréable de voir que l'on s'inquiète de vous, ça me touche toujours beaucoup, car je ne comprends jamais comment c'est possible.
pendant longtemps, les seuls qui s'inquiétaient de moi n'étaient que des sarkozozos de la tête, c'est à dire des psychorigides qui, pour vous remonter le moral ne savent que vous dire "et bé pourquoi tu fais pas ça?" (sous entendu, comme ça tout ira bien); donc ça fait bizarre de pouvoir dire ce qui est sans se faire jeter derrière.
en même temps, soyons clairs, j'ai toujours des scrupules à dire que je vais mal, parce que je ne peux pas m'empêcher de me dire que ce doit être chiant d'entendre toujours les mêmes choses, et je culpabilise beaucoup pour ça. il faut dire que pendant de très longues années, il n'y avait jamais de "mieux +".

pourtant, force est de constater que quand j'rai envie de me foutre en l'air comme aujourd'hui, c'est "pour de faux". oui j'aimerais bien, c'est vrai, mais je ne dépasse même pas le stade de la projection. c'est-à-dire que je n'essaie même pas d'imaginer comment je pourrais m'y prendre. d'abord parce que d'un certain point de vue, je le sais déjà, et de l'autre, je sens que je veux bien crever, mais faut que ça se fasse tout seul.
alors que quand j'en avais envie pour de vrai, je fantasmais pendant des heures sur le moyen d'y parvenir, tout en sachant pertinemment que je n'aurais jamais les gauffres de le faire. mais l'imaginer, ça me faisait déjà du bien. comme si ça me laissait une sorte d'espoir, de porte de sortie, au cas où ce serait  vraiment plus possible (le vraiment plus possible étant un stade qu'on a déjà atteint par hypothèse, mais de même que la nature a horreur du vide, les infinis ne finissent jamais quand ils sont négatifs et pour ce qui me concerne).
en tout cas il y a clairement une différence avec avant.
d'aileurs là, quand je me suis dit une dizaine de fois aujourd'hui que j'avais envie de mourir, je repensais à mon pote etlou qui me disait qu'il ne me croyait pas, et qu'on ne pouvait pas avoir "vraiment" envie de mourir, que sinon, on le fait. et je me suis dit que son scepticisme s'appliquait pour aujourd'hui: je n'avais pas vraiment envie de mourir, même si j'en avais quand même envie. contrairement à avant donc, où j'ai vraiment eu cette envie, pendant des années entières.
heureusement finalement que je n'inhibe mes désirs alors...?

il faut que je me couche car demain rude journée.
j'espère pouvoir négocier mes madriers
j'espère pouvoir les payer et donc me rendre sur place
j'espère pouvoir me les faire livrer
j'espère pouvoir négocier avec mon plombier
j'espère pouvoir commencer à monter les meubles
j'espère pouvoiraller à la piscine
et j'espère pouvoirtravailler

je n'y crois pas une seconde que je vais faire tout ça.
si tout va bien, je me fais livrer mardi, auquel cas j'espère trouver de la place pour ranger les affaires et que quelqu'un m'aide à les porter

rhaaaaaa je préfère même pas y penser, je vais mourir de vertige
ah ça tombe bien, ça m'arrangerait de mourir.

d'ici là,, voyons ce que meréservent mes lots de cauchemars de cette nuit...
(ils sont quand même bien plus supportables que ceux d'avant, même s'ils restent très douloureux, y compris physiquement puisque je sens que je suis "prise" physiquement, un peu comme si tout mon corps était tressé, et qu'on resserrait les fils.
ah et puis tiens, 'jai eu une autre image aussi. avant quand j'avais malet que je pleurais, je me représentais avec des lances ou des dagues dans le bide, ou je fantasmais que je me faisais dévorer par une bête sauvage. là, c'est complètement étrange et ça me renvoie complètement à mon travail avec la psychomot: je vois ma peau cousue et "contenante", et j'éprouve le besoin de la vider complètement de son contenu.
donc j'aimerais bien mourir, mais plutôt en me vidant de mes tripes, de mes organes, de mon squelette, etc.
qu'il ne me reste plus que la peau.

en un mot comme en cent, j'ai envie de me vomir.
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Publié dans Quotidien

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C
heureusement que je suis partie pour faire une nuit blanche sur ce coup-là, car à lire la fin de ton post... argh, plus la peine de lire les pulps!!!
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