il a répondu!!

Publié le par Grain de sail

bon, faut que je m'épile et que je ...? je sais plus y avait un autre truc qu'il fallait que je fasse et qui me gonfle.

mais THE news of ze day, c'est que pdfa m'a répondu. il ne m'a pas dit qu'il était d'accord pour un don de sperme, mais qu'a priori il n'était pas contre. il a ajouté qu'hélas, ce n'était pas anodin et que ça demandait réflexion. en particulier, il a dit qu'il avait du mal à imaginer faire un don "pur et dur", en étant détaché de l'enfant à naître. il s'est dit pris au dépourvu, a laissé plein de question en suspens, et proposé de s'ouvrir à la discussion.

vous n'imaginez pas l'éclat de mes yeux lorsque j'ai lu tout ça!!

plus j'avance, et plus je flippe.
ce qui me dérange, c'est pas quand je flippe, c'est quand parfois, j'ai l'impression que je serai nulle comme mère. que je ne stimulerai/sortirai pas assez l'enfant.

je sais très bien que je ne suis pas encore prête, et que je n'ai pas le temps de l'être. je suis fière d'arriver à faire du sport régulièrement, mais je sais le temps qu'il m'a fallu pour consolider à peu près ce désir, cette volonté et cette mise en oeuvre. je me dis que si c'est pour tous les désirs pareils, je n'ai vraiment pas le temps d'attendre que celui d'avoir un enfant soit "consolidé", et que ça veut dire qu'il faut que je me lance dans les semaines à venir.

dans l'ensemble, j'ai quand même confiance, et je sais que c'est le plus important. mais quand meme, je sais aussi que c'est trop tôt. et que "prête", ce sera trop tard...

le trop tôt il intervient notamment dans le fait que je ne suis pas encore assez bien dans ma tête, pour m'ouvrir à l'extérieur autant que je le ferais si j'allais bien (car je sais très bien que si j'allais bien, je m'ouvrirais particulièrement); ordoncques, mes débuts d'ouverture à l'extérieur coïncideront avec l'ouverture de l'enfant, de sorte que j'ai peur de tomber dans la "doublure" et d'entraîner une confusion malsaine.

Savez vous qu'il y a quelques années, je me suis acheté un passeport - devoirs de vacances pour les  CP ou CM1 ou un truc comme ça? parceque j'avais bien compris que j'avais loupé toute  mon enfance, et j'avais envie de la reprendre, pour apprendre "normalement", sans la toxicité familiale qui m'entourait à l'époque...

Bref, les problèmes sont loin d'être résolus.

en outre, je m'interroge sur la pertinence à en parler ou pas à jd. je crois que lui en parler me fait autant peur que ne pas lui en parler me déplaît... or lui en parler c'est lui proposer (évidemment, c'est toujours tellement plus agréable de faire un enfant avec bonheur plutôt que de façon "administrative", même si avec pdfa ce devrait revêtir un côté profondément sympathique), et c'est donc prêter le flanc au rejet car il y a 99% de chances pour qu'il me dise qu'il ne veut pas d'enfant de moi, même si je ne lui demande pas d'être papa. il faut donc que je sois prête à "non", au rejet, si je me décide à lui en parler. on en est encore très loin je crois. mais c'est idiot ce que je dis, s'il disait oui, je serais dans la merde!! car on a des caractères incompatibles, même si au fond de moi le désir qu'il ne soit pas si tyrannique est tellement fort que je me débrouille pour l'imaginer comme ça, même s'il ne l'est pas. c'est pas trop compliqué d'ailleurs, puisque je le vois extrêmement peu.

pour pdfa, je ne serais pas mécontente qu'il assume un certain rôle, car j'aime bien pdfa, et je sais qu'il apporterait beaucoup à un enfant, même de loin. d'ailleurs, je me dis que le simple fait de l'impliquer psychiquement mériterait, s'il se rend compte qu'il a un désir d'enfant au cours de ses réflexions, qu'il en ait un.
le revers de la médaille, c'est que je le connais très peu cet homme là, et bizarrement, si ça ne me dérange pas pour le transfert de sper*me, et même pour l'idée qu'il soit le père, le référent, ça me fait très peur pour les relations futures, je veux dire le jour où il voudra rencontrer son enfant. enfin c'est curieux: ça ne me fait pas peur le fait qu'il voit l'enfant, voire qu'il l'emmène en vacances ou en week-end à l'occasion. ce qui me fait peur, c'est qu'il sache comment je l'éduque, car j'aurai toujours honte de ce que je suis...

et puis c'est compliqué de gérer tout ça quand on est encore tellement dans le brouillard sur le plan affectif.
tout ça est bien brouillon, et je me demande quelles impressions ça laisse de l'extérieur... puisque je sais que Chaos et Quantique passent à l'occasion: est-ce que tout cela vous choque?
je donne l'impression de quels désirs? je suis claire? je sais où je mets les pieds? est-ce que je peux faire mieux et comment?
en fait, je ne sais même pas synthétiser ce que j'exprime, du coup, j'ai du mal à réfléchir...

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Publié dans Procréation

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C
je ne pense pas que "la fin justifie les moyens" soit une mauvaise phrase, je pense qu'elle indique simplement en raccourci que si l'on veut tel résultat, il faut mettre les moyens en face.<br /> <br /> comme tu le sais de mon utilisation des fdb par exemple, j'aitendance à considérer le résultat désirable pour mettre les moyens en face. pour moi, cela n'a pas de connotation négative.<br /> <br /> tu veux un enfant? des enfants? donne-toi les moyens d'en faire: un mec, une fécondation, la récup. y a pas de mal à se faire du bien.<br /> <br /> "wow, ma mère, elle me voulait tellement qu'elle a volé du sperme à mon père!!!" diront tes petits plus tard...
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C
c'est terrible mais tout cela se résume à un simple questionnement philosophique: la fin justifie-t-elle les moyens?
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G
<br /> on peut culpabiliser la terre entière avec cette phrase si on veut, ou au contraire la galvaniser en promouvant la "volonté"... j'ai donc pas compris ton propos!<br /> <br /> <br />
Q
Les femmes ont sans doute fait ça de tout temps, mais pas sans souffrances pour les différents acteurs. Ceci dit, je comprends. Je trouve juste que c'est un grand risque.
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Q
Je ne suis pas choquée et je trouve que tu prends les choses très au sérieux. Et tout ce que tu racontes est clair aussi. La seule chose que je ne trouverais pas correcte c'est de faire un enfant "dans le dos" de quelqu'un. Excuse-moi d'être aussi directe. Il ne s'agit pas d'un jugement et je ne crois pas non plus qu'il s'agisse d'un point de vue moraliste non plus. En tout cas je l'espère. Mais je n'ai peut-être pas tout compris. En tout cas, je préfère de loin la solution avec pdfa à qui tu laisses le choix. J'espère que tu ne prendras pas mal ce que j'exprime. Ce n'est qu'UN point de vue ...
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G
<br /> je n'ai pas de raisons de prendre mal ce que tu exprimes puisque non seulement j'ai sollicité ton avis, mais encore tu n'es pas désobligeante!<br /> pour ce qui est de faire l'enfant sans consentement du père, j'avais la même position que toi au début, et je préférais aller en espagne plutôt que d'utiliser ce que j'avais "sous la main". pour<br /> autant, j'ai évolué pour deux raisons que je trouve malgré tout essentielles (surtout la première), c'est que dans un cas ce sera fait avec beaucoup de plaisir et d'amour, dans l'autre, ce sera<br /> fait de façon administrative et sous la contrainte (sans parler du prix).<br /> et c'est sans compter qu'il peut y avoir des évolutions positives du fait de connaître l'identité du père. sans aller jusqu'à une implication totale de sa part, les choses peuvent évoluer et se<br /> "raccrocher"... le tout, alors que s'il refuse totalement sa paternité, il suffit de se faire oublier.<br /> à vrai dire, je ne sais pas, si ça devait se faire (ce que je ne crois pas en fait), si je le lui dirais ou non. je pense que je ferais en fonction de son comportement, et j'essaierais de sentir<br /> les choses. de la même façon qu'en lui posant certaines questions très simples, j'ai compris qu'il ne voulait pas prendre le risque que je tombe enceinte, j'aurais pu sentir si les choses<br /> évoluaient ou non, et m'adapter à cela. car j'ai beaucoup de choses à lui reprocher, mais c'est quand même un homme qui évolue, qui s'adapte, et qui sait ce qu'il veut, et que je sais capable de<br /> gérer ce genre de situation sans que ça le perturbe de trop.<br /> bien évidemment, cela ne légitime pas le fait de mentir. mais ce mensonge ne me paraît pas "incorrect" au vu du contexte (mon âge, mon vécu, et surtout son attitude jamais franche à mon égard, qui<br /> m'a beaucoup tourmentée et fait perdre un temps très précieux.. même s'il l'est, bien sûr, dans l'abolu, et que je comprends qu'on puisse trouver ça pas bien.<br /> ceci dit, je vais plus loin que ça encore, et les mots de ma gynéco résonnent. elle m'a dit que les femmes avaient toujours fait ça de tous temps, et que chacun y trouvait son compte (les hommes à<br /> butiner comme ça leur chante, les femmes à enfanter comme ça leur chante) et le psy ajouté qu'au fond, ça arrangeait tout le monde (il a pris l'exemple des époux infertiles dont les femmes étaient<br /> infidèles, ce qui permettait au couple d'avoir une progéniture sans déranger personne psychiquement). Evidemment, je ne trouve pas que cela soit satisfaisant, mais j'arrive à penser que du coup, ce<br /> n'est pas bien méchant (même si ce n'est pas "parfait")...<br /> <br /> merci d'avoir répondu en tout cas :-) et si tu veux répondre à ma réponse (même si tu restes sur ta position et/ou que tu la précises), ce sera bienvenu!<br /> <br /> <br />
C
bon, alors, c'est pour quand? (excuse-moi, j'ai pas pu m'empêcher!!!)
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