publié en retard

Publié le par Grain de sail

Je suis dans le train et très tendue. Voilà deux nuits que je dors mal. La première, j'ai préparé ma valise, puis le chien m'a réveillée bien avant l'heure, il voulait sortir. C'est très rare qu'il me fasse ça, et bien évidemment ça ne tombait pas très bien. Hier soir, lbr était là, à casser des cloisons et fabriquer des portes. Ce type me sidère avec sa faculté d'adaptation. Il vote sarkotruc, mais j'arrive très bien à lui pardonner telleemnt il est généreux, intelligent (de la tête comme des mains). Avec des vieux bouts de montants de porte il a réussi à m'en fabriquer une. Je dis ça sous réserve car elle n'est pas encore terminée, mais vraiment,on aurait dit un ébéniste en pleine action.


Il est parti tard, et donc il afallu que je fasse le ménage après son départ, de sorte que je me suis couchée vers 1h30 voire deux heures, car il me faut un temps de latence pour « changer de monde » et passer de celui du jour à celui de la nuit.

J'ai pas tergiversé, j'ai pris un lexo, car je voulais être sûre de récupérer du sommeil. Je n'ai quand même pas assez dormi et paradoxalement, je ne suis jamais partie en week-end à la fois aussi sereinenement et aussi crispée. Un mélange des deux étonnant.

J'aurais vraiment souhaité ne pas manquer de sommeil mais ce n'est pas possible. Déjà bienheureux que j'aie réussi à préparer ma valise si tôt (lavant-veille, c'est la première fois que ça m'arrive je crois), et surtout, surtout, que je sois partie avec une heure d'avance de chez moi. De sorte que je suis arrivée avec environ une demie-heure d'avance à la gare. Du coup, j'ai pu prendre mon temps, regarder les tableau, faire un tour au bureau de presse, et même hésité à prendre un café (finalement non parce qu'une demie heure ça va très vite et j'ai rêvassé suffisamment avant d'arriver au café pour me rendre compte que je n'avais plus qu'un quart d'heure devant moi pour rejoindre le quai. C'est largement suffisant, mais j'avais envie de prendre mn temps.


C'est vraiment la première fois que j'arrive en gare si tôt de mon plein gré, que je prépare ma valise si tôt. Merci les fleurs de bach? Merci le futur enfant qui me responsabilise sans que ça me fasse mal? Merci les deux mon général sans doute.

Ce qui ne change pas par contre, ce sont les angoisses de départ. Je suis toujours aussi terrorisée à l'idée de partir. J'ai beeau savoir que c'est idiot complètement irrationnel etc, j'ai toujours le sentiment que je quitte pour toutjours, qu'il y a une « fin » dans un départ, qu'il faut tout mettre en ordre avant de partir parce que c'est comme si on mourait de partir. Je ne comprends pas pourquoi c'est si fort en moi.

Je ne sais d'ailleurs pas quelle fleur de bach il me faudrait pour ça. Star of bethl, je la prends déjà. Quelle autre? Il faudrait que je me penche sur la question plus tard.

Car si le père s'investit et si j'investis le père, il y a fort à parier qu'il y aura d'autres allers-retour à la capitale. Je tiens juste à ne pas me sentir obligée mais à en avoir envie. Je sais que le « se sentir obligé » revient très vite et que je n'ai besoin de personne pour ça malheureusement, et j'espère tenir à l'écart ce sentiment. C'est à ce prix que je resterai sereine dans cette aventure.



Ainsi donc, vendredi, j'ai laissé le chien dans une « pension canine » (on ne dit pas « chenil »). le saligaud est dans un super environnement: petit chalet individuel, jardin individuel + jardin collectif (plus grand), et qui plus est, entouré de trois femelles!! en fait il y en a quatre mais une est en chaleur. Je ne sais pas s'il les verra souvent, mais je sais qu'elles ne sont pas loin. J'espère qu'il les verra souvent, l'interaction lui ferait le plus grand bien.


Le au revoir s'est bien passé, mais je n'ai pas bien compris ce que l'éducatrice attendait de moi, et j'avoue que je m'en veux de ne pas lui avoir fait le discours habituel: tu restes là, tu es sage, je m'en vais, je reviens, tu es sage. Comme une sorte de formule magique pour qu'il se sente pas abandonné. Je lui ai quand même clairement dit que je partais et que je reviendrais.

Pendant mon départ, elle a joué avec lui, et j'ai vu qu'il s'interrompait régulièrement pour se plaquer contre le grillage l'air de se demander où j'allais, mais il parait que c'est normal).

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Publié dans Procréation

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