ambivalence toujours, mais moins violente
sinon, jd m'a téléphoné hier.
il était 19h45, j'étais encore au taf car j'avais pas fini un truc.
j'ai hésité à répondre, j'aurais mieux fait de pas.
la secrétaire était toujours là, donc elle pouvait entendre ce que je disais.
je lui ai demandé s'il allait mieux, il m'a répondu que "oui puisqu'il me rappelait", c'est con, mais ça m'a un peu froissée de savoir que je fais partie des gens qu'on ne rappelle que quand on va bien. pour moi, lui et moi on est intime, donc on devrait pouvoir s'appeler en toute circonstance, je sais bien depuis longtemps que ce n'est plus ça, mais je n'arrive visiblement pas à m'y faire, quoi que j'en dise.
il m'a dit qu'il allait tellement mieux qu'il avait envie de me revoir, et j'étais à peine en train de formuler un tant mieux qu'il a ajouté et "même de te sauter tiens". d'habitude ça me fait sourire qu'il dise ce genre de choses, mais là, la secrétaire venait d'entrer dans mon bureau, de sorte que je n'ai fait que balbutier un timide "à la bonne heure".
enfin, tout ça, ça allait, ce qui m'a gonflé c'est qu'il a cherché un créneau pour qu'on se voit, alors que depuis le début je lui ai dit que ça m'arrangeait pas trop de lui parler ici et maintenant, et qu'en fait, avant de se voir, j'aurais aimé qu'on bavarde un peu puisque je suis sans nouvelles de lui depuis assez longtemps, et que quand on se voit, c'est jamais possible de parler.
j'ai pas réussi à dire je te rappelle dans un quart d'heure, parce que du fait que j'avais prévu de sortir avec lj, j'ai pas pensé que j'aurais un peu de temps pour le rappeler (notamment dans le bus, ou bien en arrivant chez moi avant de repartir), c'était tout à fait possible, mais voilà, ça m'est pas venu à l'esprit.
alors il m'a dit qu'on aurait peut-être le temps de se voir là, en fin d'après-midi, sauf que moi j'avais vraiment envie de lui parler avant, et j'ai juste réussi à lui dire que je le rappellerais le lendemain midi, et lui ai demandé s'il serait dispo, il m'a dit oui.
ce matin, je me suis levée lourde de mon vilain rêve, et je l'ai appelé vers une heure moins le quart. il n'a pas répondu, ni rappelé et ça, ça me fout les boules.
alors contrairement à avant, j'ai la force de penser à tout ce qui m'entoure et qui est bien plus précieux que lui, et ça me soulage un peu. c'est fou d'ailleurs parce qu'avant, quand je faisais ça (que ce soit pour lui ou pour autre chose), ça ne fonctionnait jamais, au contraire, j'entraînais tout dans ma chute.
c'est-à-dire que toutes les personnes à qui je pensais et toutes les circonstances sur lesquelles j'essayais de me concentrer pour positiver des choses qui me paraissaient (à juste titre le plus souvent) "perdues", ne faisaient que prendre la couleur de l'échec, et je dévalorisais tout (involontairement bien sûr, ça venait tout seul), au point que je finissais de toute façon désespérée et que chaque fois que je voyais une personne ou vivais une situation qui aurait dû être positive, comme ça s'était transformé en négatif, ça ne faisait que m'entraîner plus rapidement dans une chute.
c'est pour ça notamment que je détestais tous les gens qui me disaient: oh mais ne regarde pas que ça, il y a ça aussi, et puis ça de positif dans ta vie.
tout ce qui était énuméré était systématiquement transformé en pierre, donc le remède était pire que le mal.
bon enfin bref, c'étiat une parenthèse.
en tout cas, jd, j'essaie encore et toujours de me dire que c'est normal, que de toute façon y aura jamais rien à faire, que je me suis trompée sur sa capacité à approfondir les choses et à pouvoir lui faire confiance. j'ai compris que je n'aurais plus d'orgasme avec lui.
mais en même temps, j'ai déjà eu cette impression, et elle s'est déjà révélée fausse, en même temps que ce qui reste vrai, c'est que du fait qu'il me fait du bien, il me fait du mal aussi...
pour l'instant en tout cas, jen'ai pas du tout envie de le voir.
ce que j'aime dans le partage, c'est le partage des émotions, des impressions, de quelque bord qu'elles soient. lui en est parfaitement incapable, et j'ai pas envie, du coup, de le baiser, ni de me faire baiser.
oh, je ne me fais pas d'illusion, le désir reviendra.
pour l'instant il est pas là, et je suis d'ailleurs tellement fatiguée de mon rêve que je vais essayer de faire une sieste.
il faut que je prenne des forces car j'ai une réunion ce soir, il faudrait que je m'épile avant, et après je vais au ciné avec lj.
d'ailleurs, hier soir, on a été au resto, j'ai beaucoup trop mangé, j'ai eu beaucoup de mal à digérer. on a été se promener dans un bois après, avec le chien, y avait des arbres qui jonchaient le sol partout, c'était impressionnant. en même temps, c'était génial. c'est dans ces moments là que je m'aperçois que le moment présent est un vrai problème pour moi.
et dire que c'était interdit ... à chaque entrée de parc, y a un mot qui dit qu'on ne peut pas rentrer parce que c'est trop dangereux. heureusement qu'il n'y a pas de clôture, ç'aurait été dommage de se priver d'un tel plaisir! le chien a apprécié en tout cas, et il a pas fini d'apprécier, on a rapporté du resto, deux côtes de boeuf...
ce soir, pendant que je suis au ciné, il va se régaler.
il était 19h45, j'étais encore au taf car j'avais pas fini un truc.
j'ai hésité à répondre, j'aurais mieux fait de pas.
la secrétaire était toujours là, donc elle pouvait entendre ce que je disais.
je lui ai demandé s'il allait mieux, il m'a répondu que "oui puisqu'il me rappelait", c'est con, mais ça m'a un peu froissée de savoir que je fais partie des gens qu'on ne rappelle que quand on va bien. pour moi, lui et moi on est intime, donc on devrait pouvoir s'appeler en toute circonstance, je sais bien depuis longtemps que ce n'est plus ça, mais je n'arrive visiblement pas à m'y faire, quoi que j'en dise.
il m'a dit qu'il allait tellement mieux qu'il avait envie de me revoir, et j'étais à peine en train de formuler un tant mieux qu'il a ajouté et "même de te sauter tiens". d'habitude ça me fait sourire qu'il dise ce genre de choses, mais là, la secrétaire venait d'entrer dans mon bureau, de sorte que je n'ai fait que balbutier un timide "à la bonne heure".
enfin, tout ça, ça allait, ce qui m'a gonflé c'est qu'il a cherché un créneau pour qu'on se voit, alors que depuis le début je lui ai dit que ça m'arrangeait pas trop de lui parler ici et maintenant, et qu'en fait, avant de se voir, j'aurais aimé qu'on bavarde un peu puisque je suis sans nouvelles de lui depuis assez longtemps, et que quand on se voit, c'est jamais possible de parler.
j'ai pas réussi à dire je te rappelle dans un quart d'heure, parce que du fait que j'avais prévu de sortir avec lj, j'ai pas pensé que j'aurais un peu de temps pour le rappeler (notamment dans le bus, ou bien en arrivant chez moi avant de repartir), c'était tout à fait possible, mais voilà, ça m'est pas venu à l'esprit.
alors il m'a dit qu'on aurait peut-être le temps de se voir là, en fin d'après-midi, sauf que moi j'avais vraiment envie de lui parler avant, et j'ai juste réussi à lui dire que je le rappellerais le lendemain midi, et lui ai demandé s'il serait dispo, il m'a dit oui.
ce matin, je me suis levée lourde de mon vilain rêve, et je l'ai appelé vers une heure moins le quart. il n'a pas répondu, ni rappelé et ça, ça me fout les boules.
alors contrairement à avant, j'ai la force de penser à tout ce qui m'entoure et qui est bien plus précieux que lui, et ça me soulage un peu. c'est fou d'ailleurs parce qu'avant, quand je faisais ça (que ce soit pour lui ou pour autre chose), ça ne fonctionnait jamais, au contraire, j'entraînais tout dans ma chute.
c'est-à-dire que toutes les personnes à qui je pensais et toutes les circonstances sur lesquelles j'essayais de me concentrer pour positiver des choses qui me paraissaient (à juste titre le plus souvent) "perdues", ne faisaient que prendre la couleur de l'échec, et je dévalorisais tout (involontairement bien sûr, ça venait tout seul), au point que je finissais de toute façon désespérée et que chaque fois que je voyais une personne ou vivais une situation qui aurait dû être positive, comme ça s'était transformé en négatif, ça ne faisait que m'entraîner plus rapidement dans une chute.
c'est pour ça notamment que je détestais tous les gens qui me disaient: oh mais ne regarde pas que ça, il y a ça aussi, et puis ça de positif dans ta vie.
tout ce qui était énuméré était systématiquement transformé en pierre, donc le remède était pire que le mal.
bon enfin bref, c'étiat une parenthèse.
en tout cas, jd, j'essaie encore et toujours de me dire que c'est normal, que de toute façon y aura jamais rien à faire, que je me suis trompée sur sa capacité à approfondir les choses et à pouvoir lui faire confiance. j'ai compris que je n'aurais plus d'orgasme avec lui.
mais en même temps, j'ai déjà eu cette impression, et elle s'est déjà révélée fausse, en même temps que ce qui reste vrai, c'est que du fait qu'il me fait du bien, il me fait du mal aussi...
pour l'instant en tout cas, jen'ai pas du tout envie de le voir.
ce que j'aime dans le partage, c'est le partage des émotions, des impressions, de quelque bord qu'elles soient. lui en est parfaitement incapable, et j'ai pas envie, du coup, de le baiser, ni de me faire baiser.
oh, je ne me fais pas d'illusion, le désir reviendra.
pour l'instant il est pas là, et je suis d'ailleurs tellement fatiguée de mon rêve que je vais essayer de faire une sieste.
il faut que je prenne des forces car j'ai une réunion ce soir, il faudrait que je m'épile avant, et après je vais au ciné avec lj.
d'ailleurs, hier soir, on a été au resto, j'ai beaucoup trop mangé, j'ai eu beaucoup de mal à digérer. on a été se promener dans un bois après, avec le chien, y avait des arbres qui jonchaient le sol partout, c'était impressionnant. en même temps, c'était génial. c'est dans ces moments là que je m'aperçois que le moment présent est un vrai problème pour moi.
et dire que c'était interdit ... à chaque entrée de parc, y a un mot qui dit qu'on ne peut pas rentrer parce que c'est trop dangereux. heureusement qu'il n'y a pas de clôture, ç'aurait été dommage de se priver d'un tel plaisir! le chien a apprécié en tout cas, et il a pas fini d'apprécier, on a rapporté du resto, deux côtes de boeuf...
ce soir, pendant que je suis au ciné, il va se régaler.
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