juste ce qu'il (ne) fallait (pas)

Publié le par Grain de sail

j'étais tranquille de lui avoir envoyé ça.
à 21h, j'ai reçu un texto me disant qu'il espérait se faire pardonner de son absence (c'est beaucoup pour lui de dire des choses comme ça). j'ai présumé qu'il n'avait pas lu mon email, et lui ai répondu que je lui en avais envoyé un, que le pardon était presque acquis, mais que pour le reste, c'était une autre histoire.

si ça se trouve il l'avait lu, j'ai l'impression que non, mais au fond, j'en sais rien du tout.
bref, je ne suis plus tranquille, parce que comme toujours, quand il écrit des choses comme ça, je me dis que c'est pas un mauvais bougre. et il me faut une énergie phénoménale pour me rappeler qu'il ne me fait pas du bien, que ce soit "à cause" de lui, ou malgré lui.
je sais qu'il pourrait me récupérer quand il veut, je sais qu'il ne fera jamais ce qu'il faut pour, et je sais aussi que ça ne veut pas dire que je ne recraquerai pas.
en cause en partie, mes propres difficultés. j'ai tant eu besoin qu'on me donne des chances, j'ai tellement fourni d'efforts qui paraissaient n'être rien du tout aux yeux des autres, ces efforts n'ont tellement jamais été reconnus que je sais les reconnaître chez les autres, et que je ne peux pas leur refuser cette reconnaissance.

mais j'oublie trop mon nombril dans ce genre d'histoire, et ça me demande donc beaucoup d'énergie de me rappeler que ça va pas me faire du bien. et c'est ça le piège, c'est que ça m'en fait quand même un peu...
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Publié dans Senti-mental

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