à peu près rangé

Publié le par Grain de sail

hier j'ai été à la piscine, j'ai fini presque toute seule dedans. j'ai fait 1,2 km, et j'ai mangé bizarre.
je me suis acheté un pan bagnant, j'en ai mangé la moitié à midi (javais mangé une chocolatine une heure et demie avant), et la moitié le soir, en sortant du boulot. ça m'a pratiquement suffi, avec une pomme à midi, et un reste de gateaux au chocolat le soir (les 2/3 du paquet pour etre exacte). pourtant après avoir nagé je pensais avoir faim, mais non.
j'ai beaucoup plus faim que ça d'habitude, je comprends pas ce qui se passe.
autre chose étrange, j'ai pris une tisane et j'ai pas mis de sucre: pourquoi? parce que j'avais la flemme! j'ai pas énormément apprécié sans sucre, mais j'avais pas envie de sucre, ou en tout cas pas assez pour aller le chercher, prendre une cuiller, etc.

autre chose encore: les choses sont loin d'être nickel, mais elles sont à peu près rangées et ont l'air de le rester depuis ce week-end (à part le tas que j'ai laissé dans un coin). la vaisselle est quasiment à jour (deux tasses dont celle de ce matin), y a pratiquement rien qui traîne. le ménage est pas nickel, mais il est correct (à part la salle de bain, mais j'ai la flemme).
je sais pas combien de temps ça va durer, mais pour l'instant, je range les choses au fur et à mesure que je les déplace, un peu comme une maniaque (sauf que ça me dérange pas tant que ça si elles restent dehors).
je sais tout le chemin qu'il me reste encore à faire, car on est encore loin d'une maison "normale" et "propre", mais je n'ai pas envie de le faire pour l'instant (je pourrais passer la serpillère, brosser mes fringues en enlevant les poils du chien parce que ça fait crade quand je sors, surtout le peignoir qui est noir quand je vais à la piscine, changer le plaid du canapé-vautrage, et mille autres petites choses de ce genre). il faudrait surtout que je lave la salle de bain, mais allez savoir pourquoi, je n'en ai pas du tout envie.
j'ai envie de me laisser "profiter" de ce petit progrès, d'autant que je le sais fragile, sans en rajouter tout de suite après, dès que je l'ai fait.
je sais aussi que je ne pourrai de toute façon pas m'empêcher d'essayer d'en faire plus, même si je ne suis pas encore prête.
et ce qui est vrai de l'intérieur-maison, l'est aussi de l'intérieur-tête.
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Publié dans Quotidien

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Q
En ce qui concerne ta dernière phrase, je me dis que si l'état de ma maison reflète mon état intérieur, ben, c'est pas bien clair là-dedans. Alors, je me dis, on fait quoi ? On met de l'ordre dans le psychique et la maison sera rangée comme par enchantement ou on attaque le rangement physique ? Alors j'essaie alternativement l'un, puis l'autre. Ça semble progresser un jour, régresser à d'autres moments. C'est un combat quotidien pendant certaines périodes, puis ça se relâche. Mais accepter que ça reste tel quel, c'est difficile aussi.
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