envie de rien
j'ai encore dormi cet après-midi. je dors vraiment beaucoup, et finalement, je vais finir par croire que je ne mentais pas quand je disais que j'avais besoin de 10h de sommeil par jour.
j'essaie de m'interroger sur ce qui me ferait plaisir.
rien.
je me dis que je mangerais volontiers du bar par exemple, ou un produit de la mer, car j'ai envie de produits de la mer en ce moment. mais voilà, la perspective de me retrouver toute seule à manger du bar chez moi ne m'emballe pas, pas plus que d'inviter du monde.
d'ailleurs, pendant que je pense à l'entourage, ma mère m'a téléphoné encore pour me demander d'aller lui chercher des médicaments samedi. c'était pas urgent me disait-elle, mais y avait sa carte vitale alors elle aurait préféré. quelque chose en moi refusait d'y aller. je suis allée me faire des courses, puis je suis passée à la pharmacie en me disant que je ne passerais pas chez ma mère, et que j'essaierais d'y aller le lendemain. la pharmacie, tant mieux, était fermée.
puis elle m'a appelée hier, au travail. pour me demander à nouveau d'aller à la pharmacie, toujours pour lui chercher sa carte vitale, mais cette fois, elle avait aussi besoin d'un médicament urgent.
elle avait sa voix de geignarde que je déteste, qu'elle n'utilise qu'avec ses enfants, et dont je me suis aperçu qu'il m'arrivait de l'utiliser aussi quand je déprimais.
je lui ai dit que j'étais au travail et que je n'aurais pas le temps d'y aller, et j'ai eu la faiblesse d'ajouter que si c'était le lendemain, je pouvais me libérer. sûrement que j'avais un ton un peu agacé (mais pas trop, j'ai connu bien pire). je lui ai dit que mon frère cadet (qui est en vacances et vit avec elle) pouvait quand même y aller, ce à quoi elle a répondu qu'il n'avait pas de voiture. je lui ai répondu que la pharmacie se trouvait à l'endroit où je prenais quotidiennement le bus pour aller en cours, quand j'étais au lycée. elle m'a répondu que oui, mais qu'il n'avait pas l'air de vouloir y aller quand même.
j'ai répondu (et j'ai eu tort) qu'il était plus près et plus disponible et que ce n'était donc pas à moi d'y aller, elle m'a répondu que décidément, elle ne pouvait pas compter sur ses enfants, blabla.
j'ai eu tort parce que le problème n'était pas que mon frère était disponible et près ou pas. il est que si mon frère a considéré qu'il ne voulait pas y aller c'était pour deux raisons possibles: soit il a considéré que c'était pas urgent et qu'elle pouvait se débrouiller, auquel cas il n'avait pas besoin d'intervenir si ça le gonflait, soit elle n'avait pas su le lui demander et avait mélangé ça avec tout un tas d'autres considérations qui nous pourrissent la vie au quotidien, et qui font que mon frère essaie de s'en dépatouiller pour ne pas se laisser envahir.
Et c'est vrai que ma mère a le chic pour la confusion, le mélange des genres, etc. et je vois bien que mon petit frère essaie (comme moi d'ailleurs, mais à sa façon à lui) de retrouver l'essentiel, pour ne pas dire l'essence (de la relation parent-enfant), histoire de se défaire de ce qui l'encombre et qui ne lui appartient pourtant pas.
je sens bien pourtant, que ça me pèse. que le fait que ma mère fasse appel à moi de cette façon là me pèse. je sais aussi que si mon petit frère n'existait pas, elle ne le ferait pas. pourquoi? parce que j'aurais coupé les ponts, et je ne les aurais pas repris de cette façon. je les aurais coupé de telle sorte qu'elle n'oserait pas m'appeler pour aller chercher sa carte vitale à la pharmacie, et qu'elle ne m'appelerait que si vraiment elle était dans la merde.
sauf que voilà, le fait d'être en relation régulière avec mon petit frère, fait que je le suis directement ou indirectement avec elle, que donc elle se rappelle que j'existe, et a le réflexe de penser à m'appeler avant d'avoir celui de procéder différemment, genre comme si je vivais à paris.
bon bref, ça veut dire que je suis encore retombée dans le piège, ce qui me confirme qu'il n'est pas possible de rester en lien avec le cadet en étant sereine. il faudrait pour cela que je sois en communication avec mon frère de façon secrète, ce qui est complètement impossible et sûrement ridicule.
j'en reviens toujours à la même chose: mon frère et ma mère ou rien du tout.
je pense que d'une certaine façon, ce serait la même chose s'il ne vivait pas chez elle, car elle s'incrusterait d'une façon ou d'une autre dans sa vie, et ça nous relierait de toute façon.
bon à part ça, j'ai toute une liste de truc que ce serait bien que je les fasse, mais quelque chose me retient de les faire. maintenant que je parle de ma mère, je crois que j'ai la réponse.
j'essaie de sentir mes désirs, et je ne les trouve pas.
alors j'ai regardé dans les fleurs de bach. j'ai besoin de quoi? de joie de vivre, de désir, et d'enthousiasme.
si je lis les effets positifs des fleurs de bach ça donne: holly, mustard, pine, rock water, wild rose.
alors qu'à vue de nez, moi, j'aurais plutôt pris gorse et wild rose.
j'hésite à me faire un mélange à part, un mélange "joie de vivre". je vais voir.
en tout cas, mes désirs, j'ai beau tendre l'oreille, je ne les entends pas.
j'essaie de m'interroger sur ce qui me ferait plaisir.
rien.
je me dis que je mangerais volontiers du bar par exemple, ou un produit de la mer, car j'ai envie de produits de la mer en ce moment. mais voilà, la perspective de me retrouver toute seule à manger du bar chez moi ne m'emballe pas, pas plus que d'inviter du monde.
d'ailleurs, pendant que je pense à l'entourage, ma mère m'a téléphoné encore pour me demander d'aller lui chercher des médicaments samedi. c'était pas urgent me disait-elle, mais y avait sa carte vitale alors elle aurait préféré. quelque chose en moi refusait d'y aller. je suis allée me faire des courses, puis je suis passée à la pharmacie en me disant que je ne passerais pas chez ma mère, et que j'essaierais d'y aller le lendemain. la pharmacie, tant mieux, était fermée.
puis elle m'a appelée hier, au travail. pour me demander à nouveau d'aller à la pharmacie, toujours pour lui chercher sa carte vitale, mais cette fois, elle avait aussi besoin d'un médicament urgent.
elle avait sa voix de geignarde que je déteste, qu'elle n'utilise qu'avec ses enfants, et dont je me suis aperçu qu'il m'arrivait de l'utiliser aussi quand je déprimais.
je lui ai dit que j'étais au travail et que je n'aurais pas le temps d'y aller, et j'ai eu la faiblesse d'ajouter que si c'était le lendemain, je pouvais me libérer. sûrement que j'avais un ton un peu agacé (mais pas trop, j'ai connu bien pire). je lui ai dit que mon frère cadet (qui est en vacances et vit avec elle) pouvait quand même y aller, ce à quoi elle a répondu qu'il n'avait pas de voiture. je lui ai répondu que la pharmacie se trouvait à l'endroit où je prenais quotidiennement le bus pour aller en cours, quand j'étais au lycée. elle m'a répondu que oui, mais qu'il n'avait pas l'air de vouloir y aller quand même.
j'ai répondu (et j'ai eu tort) qu'il était plus près et plus disponible et que ce n'était donc pas à moi d'y aller, elle m'a répondu que décidément, elle ne pouvait pas compter sur ses enfants, blabla.
j'ai eu tort parce que le problème n'était pas que mon frère était disponible et près ou pas. il est que si mon frère a considéré qu'il ne voulait pas y aller c'était pour deux raisons possibles: soit il a considéré que c'était pas urgent et qu'elle pouvait se débrouiller, auquel cas il n'avait pas besoin d'intervenir si ça le gonflait, soit elle n'avait pas su le lui demander et avait mélangé ça avec tout un tas d'autres considérations qui nous pourrissent la vie au quotidien, et qui font que mon frère essaie de s'en dépatouiller pour ne pas se laisser envahir.
Et c'est vrai que ma mère a le chic pour la confusion, le mélange des genres, etc. et je vois bien que mon petit frère essaie (comme moi d'ailleurs, mais à sa façon à lui) de retrouver l'essentiel, pour ne pas dire l'essence (de la relation parent-enfant), histoire de se défaire de ce qui l'encombre et qui ne lui appartient pourtant pas.
je sens bien pourtant, que ça me pèse. que le fait que ma mère fasse appel à moi de cette façon là me pèse. je sais aussi que si mon petit frère n'existait pas, elle ne le ferait pas. pourquoi? parce que j'aurais coupé les ponts, et je ne les aurais pas repris de cette façon. je les aurais coupé de telle sorte qu'elle n'oserait pas m'appeler pour aller chercher sa carte vitale à la pharmacie, et qu'elle ne m'appelerait que si vraiment elle était dans la merde.
sauf que voilà, le fait d'être en relation régulière avec mon petit frère, fait que je le suis directement ou indirectement avec elle, que donc elle se rappelle que j'existe, et a le réflexe de penser à m'appeler avant d'avoir celui de procéder différemment, genre comme si je vivais à paris.
bon bref, ça veut dire que je suis encore retombée dans le piège, ce qui me confirme qu'il n'est pas possible de rester en lien avec le cadet en étant sereine. il faudrait pour cela que je sois en communication avec mon frère de façon secrète, ce qui est complètement impossible et sûrement ridicule.
j'en reviens toujours à la même chose: mon frère et ma mère ou rien du tout.
je pense que d'une certaine façon, ce serait la même chose s'il ne vivait pas chez elle, car elle s'incrusterait d'une façon ou d'une autre dans sa vie, et ça nous relierait de toute façon.
bon à part ça, j'ai toute une liste de truc que ce serait bien que je les fasse, mais quelque chose me retient de les faire. maintenant que je parle de ma mère, je crois que j'ai la réponse.
j'essaie de sentir mes désirs, et je ne les trouve pas.
alors j'ai regardé dans les fleurs de bach. j'ai besoin de quoi? de joie de vivre, de désir, et d'enthousiasme.
si je lis les effets positifs des fleurs de bach ça donne: holly, mustard, pine, rock water, wild rose.
alors qu'à vue de nez, moi, j'aurais plutôt pris gorse et wild rose.
j'hésite à me faire un mélange à part, un mélange "joie de vivre". je vais voir.
en tout cas, mes désirs, j'ai beau tendre l'oreille, je ne les entends pas.
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