jardinage et partage

Publié le par Grain de sail

bon, ça va mieux, mais je sais que ça va pas durer.
hier, je suis allée me balader avec une copine qui est passée à l'improviste. de mon côté, je m'étais inscrite sur un site qui prévoit des sorties, et j'avais programmé d'aller me promener avec des inconnus et leurs enfants au parc public du coin.
on y a été ensemble, ça s'est très bien passé, puis on a fait nos petites courses et j'ai enfin une roue de brouette. sauf que si elle se redégonfle, il faudra que je retourne au magasin puisqu'aucun outil ne peut me permettre de la remettre en état. bref, ça fait chier.
puis samedi soir, 'jai mangé avec ma copine, ça s'est très bien passé, à ceci près que j'ai plus une thune et que j'ai explosé mon forfait téléphonique (ce qui m'arrive quasiment jamais).

aujourd'hui j'étais fatiguée, mais j'ai fait du jardin, et j'étais encore plus fatiguée après, évidemment, car je ne sais pas m'arrêter quand j'en ai marre. je ne m'arrête que quand je n'en peux plus. d'ailleurs je m'en rends compte. à chaque fois, je me dis que j'en ai trop fait, que ça suffit, qu'il faut que j'arrête.
seulement voilà, au regard de ce que n'importe qui ferait + au regard de ce qui serait bien qui soit fait (parce que commencer quelque chose et ne pas le terminer, ça fait chier), c'est toujours nul, ce que je fais. alors je me dis, bah allez  pousse encore un peu, tu peux encore.
et hop, je poursuis encore. puis je me sens épuisée, et je décide de m'arrêter à nouveau, et puis je me dis bah, tu peux bien faire ce petit truc en plus, et hop je fais le petit truc, puis un autre, puis encore un autre.

au bout du compte, je suis complètement claquée, et cette fatigue me fait littéralement déprimer. les idées noires s'enchaînent, je me dis que j'y ai passé tout mon temps et que pourtant c'est rien du tout ce que j'ai fait, ou bien que c'est idiot (car je doute toujours de mes décisions/actions qui sont il est vrai un peu folles/extrêmes en général, là j'ai ratiboisé la haie, mais vraiment beaucoup beaucoup, mais manque de pot, j'ai pas réussi à finir).
et je sens physiquement que je suis épuisée, qu'il faut que je mange, mais je n'ai envie de rien bien que j'aie faim. je mange mais ça ne suffit pas à me revigorer, je reste coincée épuisée sur mon canapé, et je vois tout ce qu'il faudrait que je fasse (le ménage, etc), et que de toute façon, je ne vais pas faire.

en plus de tout ça, là, ce soir, j'appréhende le travail. comme toujours, je n'ai pas du tout envie d'y aller. pour voir marniac? beurk.
et puis il y a cette réunion qui me gonfle et me fait peur à la fois.
et puis j'ai été faible, j'ai rendu la place de parking, et je m'aperçois que j'ai mal réfléchi, que j'ai cédé aux arguments de marniac alors qu'il manquait une partie. si, c'est possible d'y aller en tramway me dit-elle, alors j'ai cédé. mais je n'ai pas réfléchi qu'au retour, j'allais avoir un trajet deux fois plus long, donc arriver deux fois plus tard chez moi, donc encore rater la piscine. et ça fait dix jours que j'y ai pas foutu le maillot, et ça m'énerve. j'aurais dû garder la place de parking.

bref, ça me saoule.
par contre, j'étais bien samedi soir. ça m'a fait du bien de bavasser avec xm, même si je me sentais très absente.
pourtant elle a pas été tendre avec moi, elle m'a clairement dit qu'elle pensait que je perdais beaucoup la mémoire, qu'auparavant, je me rappelais systématiquement des histoires qu'elle me racontait, alors que là, je les oubliais tout le temps. elle a ajouté qu'elle pensait que c'étaient les médicaments que je prenais.

moi je ne comprends pas, car il me semble que je n'ai jamais eu de mémoire, et je le lui ai dit d'ailleurs (pour retenir un poème, il fallait que je le copie je ne sais combien de fois, sinon c'était impossible, et même comme ça j'avais du mal, j'en ai tellement chié à l'école, pour peanuts d'ailleurs, que je m'en rappelle très bien). elle m'a répondu que ça dépendait de quoi il s'agissait.
en même tmeps, je me méfie un peu de ce qu'elle me dit, car je m'étais rendu compte par le passé à plusieurs reprises qu'elle se trompait lourdement sur certaines choses dont je suis tout à fait sûre. je ne me rappelle plus de quoi il s'agissait. je sais juste que je me suis fait plusieurs fois la réflexion, et que je me suis clairement dit que je ne pouvais pas compter sur sa mémoire, qu'elle lui jouait des tours, que c'était sûr et certain et que donc, il fallait que j'y fasse attention. mais vraiment, impossible de me rappeler pourquoi.
elle m'a aussi dit qu'elle ne m'avait jamais comprise, car je m'étais toujours plainte de ne pas savoir des choses que pourtant, je savais faire. je confirme que j'ai le sentiment très ancré de ne pas savoir les faire, et que je ne vois pas très bien comment on pourrait me faire changer d'avis.
elle m'a dit que par exemple j'étais très douée pour les langues. oui peut-être, mais voilà, je n'ai jamais pu travailler ces talents, puisque je n'ai jamais réussi à travailler, à me concentrer et que j'avais une mauvaise mémoire. de sorte que c'est comme si j'avais été nulle.

enfin bref.
ça me fait vraiment chier de bosser demain, et d'ailleurs, il est déjà tard, et je n'aurai pas assez dormi.
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Publié dans Quotidien

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