pénible
ça y est, je recommence à aller mal.
j'ai trop donné ces derniers temps, au boulot ou pour les loisirs.
je prends dans la figure les travaux, je n'ai pas eu le courage (ni vraiment le temps d'ailleurs) de tout ranger, et il y a encore bien des problèmes à régler et des décisions à prendre. en attendant, les madriers dépassent et sont au milieu du passage (j'ai failli me prendre plusieurs vols, et je risque réellement de me faire mal), il y a toujours de la map partout par terre dans la cuisine et des grosses traces de pas dans la salle à manger, je ne peux plus accéder au frigo tant que je n'ai pas rangé et il y a mille autres choses qui sont inaccessibles car j'ai tout entassé dans le seul coin de la cuisine qui n'est pas en travaux. bref, c'est pénible, et ça ne pourra changer que si je prends des décisions, ce que je suis incapable de faire pour l'instant.
sinon, aujourd'hui, j'ai senti que j'avais ennuyé marc. il faut dire qu'il avait la gueule de bois, car il s'est pris une cuite hier soir, de ce point de vue, je n'y suis pour rien. mais malgré ça, j'ai senti que je l'avais ennuyé, moi. il a été très négatif me traitant de bourge (reconnaissant qu'il l'est aussi), juste parce que j'avais pris des gants, une casquette et parce que j'utilisais une expression que j'avais toujours entendue.
c'est étrange parce que pour les bourges, je suis tout sauf l'une d'entre eux: j'ai toujours un blouson crade, les cheveux dans le désordre, des peluches sur mes pulls, etc.
alors c'est un peu dur d'être mal vu par les uns comme par les autres, ça aide pas à trouver sa place.
évidemment, c'était pas vraiment méchant, mais c'était quand même là, et ça m'a fait rire au début, mais à la fin, plus trop. je suis quand même restée globalement positive avec lui, sauf à un moment, quand on a parlé de sa femme. je lui ai dit qu'il s'était vraiment conduit comme un con quand il lui avait dit qu'on avait eu (ou failli avoir je ne sais plus) une aventure. enfin, je ne me rappelle plus ce qu'il lui a dit exactement. je me rappelle seulement que quand il m'avait raconté ce qu'il lui avait dit à mon sujet, elle n'avait pu être que blessée et inquiète, même avec la meilleure volonté du monde. il avait été extrêmement maladroit.
pour le reste, il ne cesse de me dire qu'il trouve que ce qu'il fait c'est pas terrible, et en dehors de ce détail, je ne cesse de lui dire que c'est très bien, et qu'il y a de quoi en être fier. il me répond systématiquement que c'est la norme et que n'importe qui à sa place pourrait en faire autant.
un discours bien rôdé, qu'on m'a servi à l'envi quand j'étais enfant, et qui n'aide pas à s'épanouir.
en plus de ça, je me suis sentie incomprise, quand je lui ai dit que j'avais pas apprécié que ma mère restaure notre bateau, y mette des 100 et des 1000, alors que nous ne lui avions rien demandé. j'ai eu beau lui expliquer qu'elle nous sappait systématiquement toute initiative et tout désir, que ça nous avait coûté très cher, il n'a pas compris.
je crois que très, très peu de gens le comprennent.
samedi, la plongée s'est pas trop mal passée, mais c'était pas terrible.
à noter que si j'avais pas fait de voile avec marc, et si j'avais été plonger aujourd'hui (ce qui était prévu à l'origine), je me serais trouvée nez à nez avec jd et sa femme.
ça s'est pas trop mal passé mais pas si bien. d'abord, il était prévu que je parte avec sg. arrivée chez lui, il m'a annoncé que la plongée était plus tard que prévu (le directeur de plongée avait prévu une heure de trop pour s'équiper), et qu'il fallait que je prenne ma voiture puisque sa femme nous accompagnait, et qu'ils avaient l'intention
de rester sur la côte après la plongée.
si j'avais su, j'aurais embarqué le clebs...
bon, pas grave me suis-je dit, on va se faire un petit restau sympa, et ce sera déjà bien.
là encore déception, ils n'avaient réservé que pour deux, j'ai pas compris pourquoi, j'ai demandé, ils m'ont répondu qu'ils n'étaient pas sûrs que je voudrais manger avec eux au restau. Bon, c'est con mais je me suis sentie de trop, du coup.
peu importe, j'ai donné le change, comme toujours. enfin, pas le change, car ça reste spontané, mais bon.
ensuite, sg m'a presque engoulée parce que j'avais pas le matériel qu'il fallait (notamment je ne mets ni gants ni chaussons), et qu'il fallait que je change ça (ce qui me coûterait 100 euros au bas mot); alors que moi, je suis très bien sans gants et sans chaussons. je lui ai répondu que c'était jd qui m'avait guidée pour l'achat des palmes (ils se connaissent: tous les plongeurs se connaissent entre eux), et que je l'avais toujours vu plonger sans gants, et que d'ailleurs, si pour les chaussons c'est peut-être pas mal, je sais déjà que je n'aurai jamais envie de mettre des gants, ne serait-ce que par respect pour la faune et la flore: quand on n'a pas de gants, on fait attention à ce qu'on touche, et les sensations sont de toutes façon plus agréables. je me rappelle avoir caressé un lièvre de mer, c'était tout doux et très agréable, il s'est d'ailleurs laissé faire, et j'en ai conservé un excellent souvenir. alors c'est vrai que c'est un risque, car certains trucs sont urticants (comme les anémondes de mer), et peut-être que je changerai mon fusil d'épaule un jour, mais pour l'instant je ne le souhaite pas. d'ailleurs, en égypte, le port des gants est interdit, pour préserver la nature (oui bon l'eau, elle fait pas 11° non plus...)
ensuite, j'ai pris une bouteille moins lourde que les autres puisque g le gestionnaire de stock me l'a accordée, et que j'ai la chance de consommer très peu d'air (ce qui a pour conséquence qu'on trouve plus facilement des gens pour nous accompagner, puisque par définition on peut rester plus longtemps sous l'eau), malgré cela, j'ai eu un mal fou à me rendre de la voiture à la plage, car je m'essoufflais, et j'avais mal aux articulations. j'ai dû faire deux pauses car je n'en pouvais plus, et sg m'a fait remarquer que c'était sûrement parce que je ne m'entraînais pas assez, et que c'était très ennuyeux que je m'essouffle si vite. moi je l'ai vécu comme beaucoup de choses: je me "saigne" pour y arriver, je fais des efforts, et la seule chose que les autres perçoivent, c'est que ça ne va pas, ça ne suffit pas. et je n'en peux plus de ça: d'être moins que les autres, de compenser en permanence, de faire des efforts pour tout, et de m'entendre dire que c'est pas encore assez. c'est vraiment dur, je trouve.
ensuite, et malgré ça, j'ai appris que je ne plongeais pas avec sg et ça m'a contrariée, car c'est essentiel pour moi de plonger avec quelqu'un en qui on a confiance et qu'on connaît. j'ai demandé à plonger avec lui quand même, on m'a dit non. j'ai plongé avec jld, ça s'est extrêmement bien passé sur un plan technique (à part un peu d'eau dans le masque et la bouteille de traviole, j'ai pas compris comment c'était possible d'ailleurs), j'ai choisi de lui tenir la main car c'est plus facile à gérer pour moi, mais par contre, je me suis ennuyée, y avait pas grand chose à voir et je me sentais pas vraiment libre de mes mouvements, j'ignore pourquoi. sans doute parce qu'on était une palanquée de trois, et que je n'osais donc pas prendre d'initiative pour aller plutôt ici ou là, alors que d'habitude je suis très curieuse, j'observe, là, on avait un rythme que j'aimais pas trop, et d'ailleurs, comme beaucoup de gens, ils agitent un peu trop la faune et la flore à mon goût, n'hésitent pas à déplacer les mollusques à des mètres de là où on les trouve, et j'ai horreur de ça, ça choque mon entendement.
autant je comprends et même j'encourage qu'on fasse des gouzi gouzi, qu'on dérange légèrement les bestioles pour échanger quelque chose, autant je comprends pas qu'on le fasse avec tant de brutalité (qu'on arrache une araignée bien planquée à son antre pour la brandir comme un trophée par exemple, c'est très courant, et ça m'énerve)
et puis ils m'ont obligée à emmener mon tuba alors que je ne voulais pas. je ne le fais jamais pour deux raisons: d'abord parce qu'il paraît qu'on les perd très facilement, ensuite car il me reste toujours de l'air dans la bouteille, de sorte que c'est pas utile: au pire, si je dois nager en surface et qu'il y a du clapot, je remets le détendeur dans la bouche. ben du coup, j'ai perdu mon tuba!
bon c'est pas méchant car c'était un tuba à 2 euros, mais ça fait chier car il faut que je m'en procure un autre et que ça pour moi c'est compliqué (ça veut dire aller au magasin, y penser, etc). le président a sans doute un peu culpabilisé puisqu'il m'en a refilé un du club (un vieux très pourri mais c'est pas grave, pour moi ça veut dire que j'ai pas à me creuser la tête pour le remplacer).
j'ai bien senti que ce qui m'avait contrariée, c'est le fait que j'ai cédé, alors que je ne voulais pas. je savais en même temps que tenir tête serait très problématique. j'aurais dû faire ce que fait toujours mon cousin dans ces cas là: dire oui, et ne pas faire. personne ne s'en serait rendu compte. maintenant c'est foutu, tout le monde me demandera si je l'ai sur moi avant de plonger.
ensuite, j'ai été prendre un verre avec eux chez jld. puis je suis rentrée, et j'ai envoyé un texto à jd comme j'expliquais l'autre jour quand j'ai écrit (ben l'autre jour, c'est hier en fait, sûrement!). il a donc débarqué, et on a passé un agréable moment, mais comme je disais, ça m'a fait exceptionnellement plus de bien que de mal (encore que ça reste à prouver), mais je sais que c'est vraiment exceptionnel.
il était prêt à venir juste pour me faire un bisou et rien de plus, et j'ai senti qu'il avait envie qu'on reste en lien après. mais un lien à sa façon bien sûr. je lui ai fait comprendre que c'était pas gagné et que la situation était exceptionnelle.
en tout cas ça m'a fait du bien, et je me sentais bien après.
juste après son départ, je suis allée à la piscine pour faire la bénévole-secrétaire à la "nuit de l'eau" (remplir des diplômes, des autorisations parentales etc). manque de pot, j'étais en plein courant d'air, et j'ai même pas eu l'idée de demander à déplacer la table. je l'ai fait, mais j'avais déjà franchement froid. j'ai senti que ça m'a cassée.
d'ailleurs ce matin, j'avais mal à la tête, et c'est encore vrai ce soir.
en fait, dans ces moments là, c'est les vieux réflexes qui reviennent: j'oublie que je peux faire chier le monde si j'ai froid, dans une certaine mesure bien sûr, mais là, y avait vraiment pas de problèmes; ça m'agace de ne pas y penser: c'est quand même pas compliqué de penser qu'on a froid bon sang!
bref.
ce matin, grand soleil, je sentais malgré tout que la journée serait pas terrible. dès que j'ai eu marc au téléphone, j'en ai eu confirmation, j'ai même cru qu'il allait annuler. bon, c'est pas grave c'est quand même bien ce qu'on a fait, et lui il était quand même content d'avoir pu tester la mise à l'eau de son bateau à cet endroit là.
j'ai grandement apprécié son calme et sa maîtrise, et je lui ai expliqué que pour moi, le bateau était un plaisir car on est sur l'eau, mais associé à du stress, de l'engueulade et du toxique. je lui ai expliqué comment ma mère se comportait en bateau, et il n'a pas compris pourquoi. c'est bête mais comme il l'a répété deux ou trois fois (qu'il ne voyait pas pourquoi on stressait sur un bateau), moi je l'ai interprété comme s'il n'entendait pas ce que j'essayais de lui dire. j'ai conclus en disant que c'était important pour moi de faire du bateau avec des gens comme lui pour briser le karma. ça l'a fait sourire.
mais en disant ça, et en répétant plusieurs fois à quel point j'étais contente de faire de la voile avec lui, j'ai été bien trop lourde, car j'oublie toujours qu'inconsciemment, c'est comme mettre de la pression, et que ça joue contre ce qu'on veut. de toute façon, il m'avait dit qu'il n'y aurait probablement pas d'autre occasion comme ça (c'est vrai qu'il est chargé de famille donc très peu libre d'une part, et qu'en plus, il en a souvent marre, lui, de faire de la voile).
bref, j'ai eu tout faux là dessus, mais à la limite c'est pas très grave, ça ne changera pas grand chose au résultat sans doute.
et puis j'ai eu jd au téléphone ce matin, car je lui ai envoyé un texto. oui parce qu'il y a quelque chose de très étrange qui se passe à chaque fois qu'on baise. c'est que, après (le lendemain en général), j'ai plus envie de baiser, mais j'ai quand même envie qu'il, euh... qu'il soit en moi. j'ai toujours trouvé bizarre cette sensation, une sensation de manque, mais qui n'est pas associée à un désir "logique" en quelques sortes. donc je lui ai écrit, il n'a pas répondu, alors je l'ai taquiné, et il a fini par appeler, ce qui, je dois dire, m'a fait plaisir. en fait, j'étais tellement surprise qu'il m'appelle que j'ai bafouillé et que j'avais plus rien à dire (alors que maintenant, c'est-à-dire trop tard, je sais ce que j'avais envie de lui faire partager), et que finalement, c'était un peu nul notre conversation. plat.
c'est là que j'ai appris qu'il allait plonger aujourd'hui, apparemment au même endroit que celui où j'aurais été si j'y avais été aussi (de toute façon, en gros, y a que deux endroits - dont l'un est mieux que l'autre en plus - et jd plonge tous les dimanche, sauf quand le temps ou le coefficient ne le permettent pas)
du coup, je m'inquiète de plus en plus de ce que sa copine soit au courant de notre histoire puisque je vais nécessairement les croiser bientôt. il y a de fortes chances qu'elle le soit à mon avis, vu que j'en ai parlé à deux copines et un copain quand c'était trop lourd à supporter, et que tout n'est pas rose entre eux apparemment.
car elle y sera elle aussi, à chaque fois, d'autant qu'on est en pleine saison là; nos clubs vont plonger quasiment tous les week-end, et j'ai pas envie de m'en priver, car j'aime bien ça (plus que la voile d'ailleurs) même si ça me fait flipper à chaque fois, et donc, histoire de pas en rajouter une couche, j'éprouve le besoin de savoir si elle sait.
je lui ai donc posé la question par texto tout à l'heure vers 22h, mais il n'a pas répondu.
je sais qu'il déteste répondre à ce genre de question, mais bon sang, il faudrait quand même que je le sache...
je sens qu'il va encore falloir que je bataille, et même comme ça, je suis pas sûre qu'il répondra car il n'en voit pas l'intérêt.
en tout cas, ce soir, je me suis sentie très triste avec des idées de foutage en l'air via flingue.
en fait je me sens pas bien depuis ce matin, au début j'ai attribué ça au fait que j'étais très fatiguée et que j'avais eu froid, car si jd n'était pas venu, j'aurais dormi. en fait, je me sentais déjà épuisée samedi après-midi, après la plongée. donc je n'ai déjà pas vraiment pris de plaisir à la plongée (même si je suis contente d'y avoir été), ni à la voile. c'est terrible quand même non? de pouvoir faire des activités aussi sympa et de pas y prendre de plaisir? mon seul moment agréable aura été avec jd.
mais tout ça n'est pas étonnant: vendredi j'étais déjà fatiguée, et je me suis fâchée avec lbr, et on s'est couchés très tard, et je me suis réveillée trop tôt samedi matin.
Là, je me suis endormie vers 23h, réveillée vers 2h, et depuis, je n'arrive plus à trouver le sommeil. parce que le chien a demandé à sortir, parce que j'avais très soif, et que le chien, ensuite avait faim. ça a fait trop, j'ai pas réussi à me rendormir.
il fait chier ce chien! (oui bon j'exagère hein) je sais que s'il n'avait pas mangé, j'aurais réussi à me rendormir, mais j'ai pas eu le coeur à l'en empêcher, et si je laisse la porte ouverte, je me caille.
et là, il est bientôt six heures, je suis censée bosser tout à l'heure, et je sens que je vais pas y aller, parce que je me sens super mal, j'ai pas dormi, etc. de toute façon c'est pas surprenant: la semaine dernière, j'ai pas bossé 20h, mais presque 30, et la semaine dernière, je me suis pas beaucoup reposée non plus, à part le mardi, je me rappelle. et puis j'ai fait du jardin aussi, bref, je me suis pas assez reposée, alors je fatigue, je fatigue (là où d'autres se sentiraient en forme) et voilà, je ne dors plus, je vais pas bien,je suis triste, etc.
et je me dis que j'en ai marre de passer d'une humeur à l'autre sans arrêt, que j'ai toujours été comme ça, que c'est épuisant, et que voilà, une balle dans la tête, j'aimerais bien.
j'ai trop donné ces derniers temps, au boulot ou pour les loisirs.
je prends dans la figure les travaux, je n'ai pas eu le courage (ni vraiment le temps d'ailleurs) de tout ranger, et il y a encore bien des problèmes à régler et des décisions à prendre. en attendant, les madriers dépassent et sont au milieu du passage (j'ai failli me prendre plusieurs vols, et je risque réellement de me faire mal), il y a toujours de la map partout par terre dans la cuisine et des grosses traces de pas dans la salle à manger, je ne peux plus accéder au frigo tant que je n'ai pas rangé et il y a mille autres choses qui sont inaccessibles car j'ai tout entassé dans le seul coin de la cuisine qui n'est pas en travaux. bref, c'est pénible, et ça ne pourra changer que si je prends des décisions, ce que je suis incapable de faire pour l'instant.
sinon, aujourd'hui, j'ai senti que j'avais ennuyé marc. il faut dire qu'il avait la gueule de bois, car il s'est pris une cuite hier soir, de ce point de vue, je n'y suis pour rien. mais malgré ça, j'ai senti que je l'avais ennuyé, moi. il a été très négatif me traitant de bourge (reconnaissant qu'il l'est aussi), juste parce que j'avais pris des gants, une casquette et parce que j'utilisais une expression que j'avais toujours entendue.
c'est étrange parce que pour les bourges, je suis tout sauf l'une d'entre eux: j'ai toujours un blouson crade, les cheveux dans le désordre, des peluches sur mes pulls, etc.
alors c'est un peu dur d'être mal vu par les uns comme par les autres, ça aide pas à trouver sa place.
évidemment, c'était pas vraiment méchant, mais c'était quand même là, et ça m'a fait rire au début, mais à la fin, plus trop. je suis quand même restée globalement positive avec lui, sauf à un moment, quand on a parlé de sa femme. je lui ai dit qu'il s'était vraiment conduit comme un con quand il lui avait dit qu'on avait eu (ou failli avoir je ne sais plus) une aventure. enfin, je ne me rappelle plus ce qu'il lui a dit exactement. je me rappelle seulement que quand il m'avait raconté ce qu'il lui avait dit à mon sujet, elle n'avait pu être que blessée et inquiète, même avec la meilleure volonté du monde. il avait été extrêmement maladroit.
pour le reste, il ne cesse de me dire qu'il trouve que ce qu'il fait c'est pas terrible, et en dehors de ce détail, je ne cesse de lui dire que c'est très bien, et qu'il y a de quoi en être fier. il me répond systématiquement que c'est la norme et que n'importe qui à sa place pourrait en faire autant.
un discours bien rôdé, qu'on m'a servi à l'envi quand j'étais enfant, et qui n'aide pas à s'épanouir.
en plus de ça, je me suis sentie incomprise, quand je lui ai dit que j'avais pas apprécié que ma mère restaure notre bateau, y mette des 100 et des 1000, alors que nous ne lui avions rien demandé. j'ai eu beau lui expliquer qu'elle nous sappait systématiquement toute initiative et tout désir, que ça nous avait coûté très cher, il n'a pas compris.
je crois que très, très peu de gens le comprennent.
samedi, la plongée s'est pas trop mal passée, mais c'était pas terrible.
à noter que si j'avais pas fait de voile avec marc, et si j'avais été plonger aujourd'hui (ce qui était prévu à l'origine), je me serais trouvée nez à nez avec jd et sa femme.
ça s'est pas trop mal passé mais pas si bien. d'abord, il était prévu que je parte avec sg. arrivée chez lui, il m'a annoncé que la plongée était plus tard que prévu (le directeur de plongée avait prévu une heure de trop pour s'équiper), et qu'il fallait que je prenne ma voiture puisque sa femme nous accompagnait, et qu'ils avaient l'intention
de rester sur la côte après la plongée.
si j'avais su, j'aurais embarqué le clebs...
bon, pas grave me suis-je dit, on va se faire un petit restau sympa, et ce sera déjà bien.
là encore déception, ils n'avaient réservé que pour deux, j'ai pas compris pourquoi, j'ai demandé, ils m'ont répondu qu'ils n'étaient pas sûrs que je voudrais manger avec eux au restau. Bon, c'est con mais je me suis sentie de trop, du coup.
peu importe, j'ai donné le change, comme toujours. enfin, pas le change, car ça reste spontané, mais bon.
ensuite, sg m'a presque engoulée parce que j'avais pas le matériel qu'il fallait (notamment je ne mets ni gants ni chaussons), et qu'il fallait que je change ça (ce qui me coûterait 100 euros au bas mot); alors que moi, je suis très bien sans gants et sans chaussons. je lui ai répondu que c'était jd qui m'avait guidée pour l'achat des palmes (ils se connaissent: tous les plongeurs se connaissent entre eux), et que je l'avais toujours vu plonger sans gants, et que d'ailleurs, si pour les chaussons c'est peut-être pas mal, je sais déjà que je n'aurai jamais envie de mettre des gants, ne serait-ce que par respect pour la faune et la flore: quand on n'a pas de gants, on fait attention à ce qu'on touche, et les sensations sont de toutes façon plus agréables. je me rappelle avoir caressé un lièvre de mer, c'était tout doux et très agréable, il s'est d'ailleurs laissé faire, et j'en ai conservé un excellent souvenir. alors c'est vrai que c'est un risque, car certains trucs sont urticants (comme les anémondes de mer), et peut-être que je changerai mon fusil d'épaule un jour, mais pour l'instant je ne le souhaite pas. d'ailleurs, en égypte, le port des gants est interdit, pour préserver la nature (oui bon l'eau, elle fait pas 11° non plus...)
ensuite, j'ai pris une bouteille moins lourde que les autres puisque g le gestionnaire de stock me l'a accordée, et que j'ai la chance de consommer très peu d'air (ce qui a pour conséquence qu'on trouve plus facilement des gens pour nous accompagner, puisque par définition on peut rester plus longtemps sous l'eau), malgré cela, j'ai eu un mal fou à me rendre de la voiture à la plage, car je m'essoufflais, et j'avais mal aux articulations. j'ai dû faire deux pauses car je n'en pouvais plus, et sg m'a fait remarquer que c'était sûrement parce que je ne m'entraînais pas assez, et que c'était très ennuyeux que je m'essouffle si vite. moi je l'ai vécu comme beaucoup de choses: je me "saigne" pour y arriver, je fais des efforts, et la seule chose que les autres perçoivent, c'est que ça ne va pas, ça ne suffit pas. et je n'en peux plus de ça: d'être moins que les autres, de compenser en permanence, de faire des efforts pour tout, et de m'entendre dire que c'est pas encore assez. c'est vraiment dur, je trouve.
ensuite, et malgré ça, j'ai appris que je ne plongeais pas avec sg et ça m'a contrariée, car c'est essentiel pour moi de plonger avec quelqu'un en qui on a confiance et qu'on connaît. j'ai demandé à plonger avec lui quand même, on m'a dit non. j'ai plongé avec jld, ça s'est extrêmement bien passé sur un plan technique (à part un peu d'eau dans le masque et la bouteille de traviole, j'ai pas compris comment c'était possible d'ailleurs), j'ai choisi de lui tenir la main car c'est plus facile à gérer pour moi, mais par contre, je me suis ennuyée, y avait pas grand chose à voir et je me sentais pas vraiment libre de mes mouvements, j'ignore pourquoi. sans doute parce qu'on était une palanquée de trois, et que je n'osais donc pas prendre d'initiative pour aller plutôt ici ou là, alors que d'habitude je suis très curieuse, j'observe, là, on avait un rythme que j'aimais pas trop, et d'ailleurs, comme beaucoup de gens, ils agitent un peu trop la faune et la flore à mon goût, n'hésitent pas à déplacer les mollusques à des mètres de là où on les trouve, et j'ai horreur de ça, ça choque mon entendement.
autant je comprends et même j'encourage qu'on fasse des gouzi gouzi, qu'on dérange légèrement les bestioles pour échanger quelque chose, autant je comprends pas qu'on le fasse avec tant de brutalité (qu'on arrache une araignée bien planquée à son antre pour la brandir comme un trophée par exemple, c'est très courant, et ça m'énerve)
et puis ils m'ont obligée à emmener mon tuba alors que je ne voulais pas. je ne le fais jamais pour deux raisons: d'abord parce qu'il paraît qu'on les perd très facilement, ensuite car il me reste toujours de l'air dans la bouteille, de sorte que c'est pas utile: au pire, si je dois nager en surface et qu'il y a du clapot, je remets le détendeur dans la bouche. ben du coup, j'ai perdu mon tuba!
bon c'est pas méchant car c'était un tuba à 2 euros, mais ça fait chier car il faut que je m'en procure un autre et que ça pour moi c'est compliqué (ça veut dire aller au magasin, y penser, etc). le président a sans doute un peu culpabilisé puisqu'il m'en a refilé un du club (un vieux très pourri mais c'est pas grave, pour moi ça veut dire que j'ai pas à me creuser la tête pour le remplacer).
j'ai bien senti que ce qui m'avait contrariée, c'est le fait que j'ai cédé, alors que je ne voulais pas. je savais en même temps que tenir tête serait très problématique. j'aurais dû faire ce que fait toujours mon cousin dans ces cas là: dire oui, et ne pas faire. personne ne s'en serait rendu compte. maintenant c'est foutu, tout le monde me demandera si je l'ai sur moi avant de plonger.
ensuite, j'ai été prendre un verre avec eux chez jld. puis je suis rentrée, et j'ai envoyé un texto à jd comme j'expliquais l'autre jour quand j'ai écrit (ben l'autre jour, c'est hier en fait, sûrement!). il a donc débarqué, et on a passé un agréable moment, mais comme je disais, ça m'a fait exceptionnellement plus de bien que de mal (encore que ça reste à prouver), mais je sais que c'est vraiment exceptionnel.
il était prêt à venir juste pour me faire un bisou et rien de plus, et j'ai senti qu'il avait envie qu'on reste en lien après. mais un lien à sa façon bien sûr. je lui ai fait comprendre que c'était pas gagné et que la situation était exceptionnelle.
en tout cas ça m'a fait du bien, et je me sentais bien après.
juste après son départ, je suis allée à la piscine pour faire la bénévole-secrétaire à la "nuit de l'eau" (remplir des diplômes, des autorisations parentales etc). manque de pot, j'étais en plein courant d'air, et j'ai même pas eu l'idée de demander à déplacer la table. je l'ai fait, mais j'avais déjà franchement froid. j'ai senti que ça m'a cassée.
d'ailleurs ce matin, j'avais mal à la tête, et c'est encore vrai ce soir.
en fait, dans ces moments là, c'est les vieux réflexes qui reviennent: j'oublie que je peux faire chier le monde si j'ai froid, dans une certaine mesure bien sûr, mais là, y avait vraiment pas de problèmes; ça m'agace de ne pas y penser: c'est quand même pas compliqué de penser qu'on a froid bon sang!
bref.
ce matin, grand soleil, je sentais malgré tout que la journée serait pas terrible. dès que j'ai eu marc au téléphone, j'en ai eu confirmation, j'ai même cru qu'il allait annuler. bon, c'est pas grave c'est quand même bien ce qu'on a fait, et lui il était quand même content d'avoir pu tester la mise à l'eau de son bateau à cet endroit là.
j'ai grandement apprécié son calme et sa maîtrise, et je lui ai expliqué que pour moi, le bateau était un plaisir car on est sur l'eau, mais associé à du stress, de l'engueulade et du toxique. je lui ai expliqué comment ma mère se comportait en bateau, et il n'a pas compris pourquoi. c'est bête mais comme il l'a répété deux ou trois fois (qu'il ne voyait pas pourquoi on stressait sur un bateau), moi je l'ai interprété comme s'il n'entendait pas ce que j'essayais de lui dire. j'ai conclus en disant que c'était important pour moi de faire du bateau avec des gens comme lui pour briser le karma. ça l'a fait sourire.
mais en disant ça, et en répétant plusieurs fois à quel point j'étais contente de faire de la voile avec lui, j'ai été bien trop lourde, car j'oublie toujours qu'inconsciemment, c'est comme mettre de la pression, et que ça joue contre ce qu'on veut. de toute façon, il m'avait dit qu'il n'y aurait probablement pas d'autre occasion comme ça (c'est vrai qu'il est chargé de famille donc très peu libre d'une part, et qu'en plus, il en a souvent marre, lui, de faire de la voile).
bref, j'ai eu tout faux là dessus, mais à la limite c'est pas très grave, ça ne changera pas grand chose au résultat sans doute.
et puis j'ai eu jd au téléphone ce matin, car je lui ai envoyé un texto. oui parce qu'il y a quelque chose de très étrange qui se passe à chaque fois qu'on baise. c'est que, après (le lendemain en général), j'ai plus envie de baiser, mais j'ai quand même envie qu'il, euh... qu'il soit en moi. j'ai toujours trouvé bizarre cette sensation, une sensation de manque, mais qui n'est pas associée à un désir "logique" en quelques sortes. donc je lui ai écrit, il n'a pas répondu, alors je l'ai taquiné, et il a fini par appeler, ce qui, je dois dire, m'a fait plaisir. en fait, j'étais tellement surprise qu'il m'appelle que j'ai bafouillé et que j'avais plus rien à dire (alors que maintenant, c'est-à-dire trop tard, je sais ce que j'avais envie de lui faire partager), et que finalement, c'était un peu nul notre conversation. plat.
c'est là que j'ai appris qu'il allait plonger aujourd'hui, apparemment au même endroit que celui où j'aurais été si j'y avais été aussi (de toute façon, en gros, y a que deux endroits - dont l'un est mieux que l'autre en plus - et jd plonge tous les dimanche, sauf quand le temps ou le coefficient ne le permettent pas)
du coup, je m'inquiète de plus en plus de ce que sa copine soit au courant de notre histoire puisque je vais nécessairement les croiser bientôt. il y a de fortes chances qu'elle le soit à mon avis, vu que j'en ai parlé à deux copines et un copain quand c'était trop lourd à supporter, et que tout n'est pas rose entre eux apparemment.
car elle y sera elle aussi, à chaque fois, d'autant qu'on est en pleine saison là; nos clubs vont plonger quasiment tous les week-end, et j'ai pas envie de m'en priver, car j'aime bien ça (plus que la voile d'ailleurs) même si ça me fait flipper à chaque fois, et donc, histoire de pas en rajouter une couche, j'éprouve le besoin de savoir si elle sait.
je lui ai donc posé la question par texto tout à l'heure vers 22h, mais il n'a pas répondu.
je sais qu'il déteste répondre à ce genre de question, mais bon sang, il faudrait quand même que je le sache...
je sens qu'il va encore falloir que je bataille, et même comme ça, je suis pas sûre qu'il répondra car il n'en voit pas l'intérêt.
en tout cas, ce soir, je me suis sentie très triste avec des idées de foutage en l'air via flingue.
en fait je me sens pas bien depuis ce matin, au début j'ai attribué ça au fait que j'étais très fatiguée et que j'avais eu froid, car si jd n'était pas venu, j'aurais dormi. en fait, je me sentais déjà épuisée samedi après-midi, après la plongée. donc je n'ai déjà pas vraiment pris de plaisir à la plongée (même si je suis contente d'y avoir été), ni à la voile. c'est terrible quand même non? de pouvoir faire des activités aussi sympa et de pas y prendre de plaisir? mon seul moment agréable aura été avec jd.
mais tout ça n'est pas étonnant: vendredi j'étais déjà fatiguée, et je me suis fâchée avec lbr, et on s'est couchés très tard, et je me suis réveillée trop tôt samedi matin.
Là, je me suis endormie vers 23h, réveillée vers 2h, et depuis, je n'arrive plus à trouver le sommeil. parce que le chien a demandé à sortir, parce que j'avais très soif, et que le chien, ensuite avait faim. ça a fait trop, j'ai pas réussi à me rendormir.
il fait chier ce chien! (oui bon j'exagère hein) je sais que s'il n'avait pas mangé, j'aurais réussi à me rendormir, mais j'ai pas eu le coeur à l'en empêcher, et si je laisse la porte ouverte, je me caille.
et là, il est bientôt six heures, je suis censée bosser tout à l'heure, et je sens que je vais pas y aller, parce que je me sens super mal, j'ai pas dormi, etc. de toute façon c'est pas surprenant: la semaine dernière, j'ai pas bossé 20h, mais presque 30, et la semaine dernière, je me suis pas beaucoup reposée non plus, à part le mardi, je me rappelle. et puis j'ai fait du jardin aussi, bref, je me suis pas assez reposée, alors je fatigue, je fatigue (là où d'autres se sentiraient en forme) et voilà, je ne dors plus, je vais pas bien,je suis triste, etc.
et je me dis que j'en ai marre de passer d'une humeur à l'autre sans arrêt, que j'ai toujours été comme ça, que c'est épuisant, et que voilà, une balle dans la tête, j'aimerais bien.
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