fatigue et agitations

Publié le par Grain de sail

depuis qu'on a changé d'heure, j'ai tendance à me coucher très très très tard. il est 4h30, et je ne suis toujours pas couchée. enfin si, mais je dors pas.

j'ai passé plusieurs heures à installer mes rideaux (dieu que c'est compliqué ces saloperies!!! c'est cher et c'est compliqué), notamment parce que leur système d'attaches est super merdique, et notamment, ça attache très mal: la tringle est susceptible de se casser la figure dès lors qu'on tire un peu trop dessus pour x raison. je sais que je vais me la prendre sur la figure un de ces jours, j'espère que ce sera pas dramatique. mais franchement, je trouve que leur système est dangereux, et je suis sûre de ne pas me tromper: j'ai mis beaucoup de temps, mais j'ai bien compris le système, selon qu'on est sur la rallonge ou pas.
je m'y suis mise vers 20h, j'ai arrêté vers 1 ou 2h: j'ai mis les voilages et les rideaux, et je les ai raccourcis (avec des épingles parce que j'avais vraiment pas le courage de le faire avec du fil).
il y a encore des ajustages à faire, et il faut que j'en achète d'autres parce que j'ai vu trop petit. j'espère qu'il y en aura, les bacs étaient vides après que je me sois servie.
vers 23h, j'étais complètement vannée, mais je ne pouvais pas arrêter. je voulais absolument tout terminer ce soir. j'ai fait plusieurs petites pauses, j'avais mal aux jambes, j'en avais marre, j'en pouvais plus, et pourtant je me disais: non, encore, continue, finis, sinon, demain ça va foirer, tu vas pas y arriver et t'en auras encore plus marre. pour une fois que j'avais de la gnaque, je voulais pas la lâcher.
mais en fait, c'est pas cool parce que du coup, je veux jamais rien commencer puisque je sais que je m'oblige à terminer et que c'est dur, le plus souvent, ce serait mieux de lâcher, quitte à ne pas finir. j'oscille entre les deux extrêmes, le mouvent de balancier n'est pas terminé pour ces choses là, je n'ai pas trouvé d'équilibre encore, mais j'y travaille, et parfois c'est pas si mal. bon, pas ce soir.

ce qui est cool par contre, c'est que quand j'ai terminé, j'avais beau être super naze, j'ai rangé mais surtout, j'ai jeté. les vieux voilages, les emballages, tout mis dans la poubelle, direct. j'ai senti ce truc qui me disait: et mais... les voilages? ça pourrait te servir à couvrir les meubles quand tu fais des travaux? puisque t'en manques? j'ai hésité à un moment, et je me suis demandé où j'allais les entreposer d'ici là (c'est que je manque cruellement de place à force de ne pas jeter assez)
et je me suis dit NON. poubelle, direct, sinon je ne m'en sortirai jamais.
ça c'est du vrai progrès.
autre vrai progrès, c'est que je suis décidée à acheter des bibliothèques, même si j'ai pas réussi à trouver celle de mes rêves. enfin d'un certain point de vue c'est pas du tout un progrès, car c'est pour pouvoir conserver ma collection de dalloz de 1939 à 1993, qui ne me serviront plus jamais à rien, mais auxquels je suis attachée, et que je trouve beaux, malgré le fait qu'ils soient un peu abîmés. j'ai toujours été impressionnée par tous ces bouquins, j'ai toujours aimé ça. j'ai eu la chance de les compulser. ça n'arrivera plus, mais ça fait rien, je les aime.
je regrette de ne pas poursuivre la collection, mais ça coûte vraiment trop cher, je ne peux pas m'offrir ça.

bon entre les rideaux et les bibliothèques, j'en ai pour presque deux mois de salaire je pense... oui parce que rien qu'en rideau, j'en ai eu pour 400 euros, et encore je ne compte pas les tringles et tout le tralala. je pense que pour les bibliothèque ça va être au moins autant. je me rappelle plus du devis, je verrai ça chez ikéa demain si j'ai le courage.

en tout cas aujourd'hui, j'ai fait une deuxième virée chez leroy merlin et je m'en suis mis pour 220 euros. ma carte n'est même pas passée!! trop de dépenses en trop peu de temps, j'ai dû faire un chèque.

et puis j'ai passé beaucoup de temps au téléphone aussi (oui enfin 1h30 en fait) avec anpj que ça faisait super longtemps que je l'avais pas eu. je trouve qu'il va bien, et ça me fait plaisir.

bref, ça me fait chier de voir que chuis pas cap de gérer ma fatigue correctement. j'ai même pas mangé tellement j'étais prise par ce que je faisais. et je me dis que pour bien faire, faudrait que j'assemble les rideaux ensemble, que je fasse les ourlets, etc, ça me prendrait un temps fou, et je me rends compte que ça me manque cruellement l'époque où, complètement dépressive, je passais des journées entières à ne rien faire.
je me console en me disant qu'au moins, je ne souffre plus, ou tellement moins que c'est comme si je ne souffrais plus. mais ça me manque, de me reposer!
là je suis au lit depuis un bon moment maintenant, et pourtant, je continue à avoir les jambes qui me tirent.

bon et puis la fatigue arrive, il est temps que je lâche...
bonne nuit
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Publié dans Quotidien

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