plof plof

Publié le par Grain de sail

ah ben tiens, ça faisait longtemps que je m'étais pas détestée comme ça. j'ai vu pire, mais on  atteint un joli stade là.
je n'ai pas pris mes fleurs de bach depuis jeudi ou vendredi: lien de cause à effet? possible.

pourquoi je me déteste? notamment parce que j'ai passé la journée à dormir! je me suis réveillée après 18h, après avoir vaguement regardé les guignols entre midi et deux. je n'ai strictement rien fait, et je me sens encore très fatiguée. s'il n'avait pas été 18h, j'aurai rempilé pour une sieste.
hier déjà, je n'ai pas fait grand chose, et je me suis un peu éparpillée. alors si, j'ai fait des choses quand même: j'ai réparé mon ordinateur qui faisait encore des siennes: redémonter, remonter, chaque trucs les uns après les autres, s'apercevoir que c'est la nappe, la changer.
puis j'ai lancé quelques téléchargements de "précaution". la loi va passer, je fais mes réserves avant. des trucs que je regarderai jamais, que je n'écouterai jamais, mais c'est comme un esprit de contradiction. on nous interdit, alors je veux.
et puis j'ai restauré mon petit portable aussi, et je m'aperçois que finalement, mes deux portables se complètent pas trop mal. je peux plus librement apprendre sur celui d'origine (à découvrir linux, et j'en suis ravie), car je sais que j'ai l'autre si je le plante. de la même façon, je peux trimballer le deuxième à droite à gauche, tant pis si je le casse, car je sais que j'ai celui d'origine si problème.
j'ai besoin de cet espace de "pas faire attention" pour pouvoir avancer, et pour pouvoir apprendre à être soigneuse sans être speedée. sinon, je me bride trop, je fais trop attention, j'ai trop peur, et je n'avance pas, je ne découvre rien, je ne prends aucun risque.

quoi d'autre? je me déteste.
je vais chercher mes fleurs de bach, tiens, et je vais me shooter toute la soirée avec.

bon et puis?
hier, j'ai mangé avec GI Geo. un copain de plongée de l'année dernière, qui m'a fait un repas délicieux. je me suis permis d'en laisser (très peu) de côté. notamment, je trouvais tellement bon ce qu'il avait fait, et les haricots tellement trop salés, que ça gâchait le goût de ce qui était bon. donc j'en ai laissé la plupart sur le côté, afin de mieux savourer le reste (qui était vraiment très bon). je ne sais pas s'il l'a mal pris ou pas. idem à la fin, je n'en pouvais plus de manger, et le gateau qu'il m'avait fait était très bon, mais malheureusement, je n'aimais pas plus que ça, car j'ai toujours eu du mal avec les gateaux aux fruits. objectivement il était très bon, mais j'avais vraiment plus faim du tout, je n'en pouvais plus, et je me suis donc permis d'en laisser un peu. c'est lui qui m'a dit de ne pas me forcer si j'avais trop mangé, mais bon...

j'ai toujours une peur bleue du jugement des autres, spécialement quand je les aime bien. nous étions tous deux fatigués, et ce assez tôt. du coup, je me suis demandé si j'étais pas fatiguante. et puis je l'ai traumatisé car je lui ai parlé de mes mal-être (en soulignant que c'était à peu près passé), et à un moment il a dit qu'il avait très peur que ça lui arrive un jour. je me suis aperçue que j'avais eu tort de lui en parler.
en même temps, je ne peux rien raconter sans parler de ces choses là. je veux dire que, si j'en ai parlé, c'est parce qu'à un moment, je sentais que la conversation restait en suspens, et j'ai hésité. je me suis dit que j'allais m'arrêter là, mais en même temps, ce n'était pas cohérent, et ça restait là, bizarre, en suspens. du coup, j'ai eu envie de lui expliquer mieux. mais si je veux ça, je suis obligée d'expliquer comment je me sens avec tout le tralala, car les réponses systématiques sont toujours les mêmes: faut faire ci et ça, et du coup, je retombe dans le truc habituel, oui mais c'est pas possible pour telle raison, ou bien, non ça ne marche pas.

d'un côté je me dis que j'aurais pas dû lui en parler, et de l'autre, je sais que si je ne l'avais pas fait, les choses seraient tombées à plat. il faudrait que j'apprenne à laisser les choses tomber à plat, ça fait plusieurs fois que j'essaie, mais je n'y arrive pas.

bon, il m'a même fait boire du punch! moi qui ne boit jamais d'alcool. soyons honnête, il était tout à fait délicieux.

et donc, aujourd'hui, j'ai rien fait, je me déteste, etc.

alors j'essaie de guetter mes envies (car elles sont difficiles à débusquer), et puis aussi de me pardonner de passer mon temps à dormir. notamment, je me rappelle qu'avant, c'était tous les jours, et c'était incontournable. je me rappelle donc que c'est un grand progrès, et que c'est normal qu'il y ait des "rechutes". je les relativise en me disant que ça ne m'empêchera sans doute pas de travailler demain ou peut-être mercredi, ce qui n'aurait pas été possible avant.
j'essaie aussi de me forcer à faire des choses, mais pas trop, parce que je sais que c'est mon réflexe habituel, que je ne peux pas m'en empêcher, mais que si c'est trop, le retour de bâton sera pire.

et quand j'en ai marre de réfléchir et de me poser des questions, je me rappelle que si je ne le fais pas, j'échoue à aller mieux.

c'est compliqué de vivre...
d'ailleurs, j'aime toujours pas ça.
aujourd'hui j'ai envie de manger de la viande de porc. ça tombe bien, j'en ai. je vais peut-être aussi me faire le bar qui est au congélateur. avec des pâtes et du fromage.

et puis je vais regarder l'inspecteur lewis.
je sais que tout cela ne me satisfera pas, car je ferai tout en même temps, que je raterai un peu tout, mais ce serait toujours mieux que rien du tout.

et hop, j'ai déjà raté le début de la série...
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Publié dans Senti-mental

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