encore une tite couche de J

Publié le par Grain de sail

bon, hier soir, j'allais mieux.
j'ai réussi à aller à la piscine, à nager 1,5km, à arriver chez le psy à l'heure (c'est assez rare, et il s'en fout mais moi je préfère quand je suis à l'heure et que ça ne me "coûte" rien ou presque).

j'étais presque remise de J. bon pas tout à fait, car faut pas trop en demander, mais si, ça allait mieux. je lui ai encore envoyé un email pour lui demander s'il n'avait rien à dire de tout cela, et comme il n'a pas répondu évidemment, j'en ai envoyé un autre avec "vraiment rien du tout?"
j'ai bien failli envoyer une conclusion hier soir, mais je l'ai pas fait au moment où j'étais inspirée, donc j'ai raté le coche, et après, les mots ne venaient plus, l'envie n'était plus là. je pense que ce serait bien que je lui écrive un truc un peu apaisant. on verra, au feeling, comme toujours.
et oui, c'est qu'il a de l'importance pour moi, alors j'arrive pas à décoller. j'y arriverai, mais j'ai besoin que ce soit fait par progression.
quand j'y repense, au début, il y a un peu moins de deux ans, j'avais déjà compris qu'il fallait que je le quitte, que nous n'étions pas fait pour nous entendre, et je le lui avais dit. il refusait ça, moi, je savais que j'avais raison (notamment ça faisait trois mois qu'il ne quittait pas sa femme après en avoir parlé, ce qui est signe qu'il ne l'aurait jamais fait), j'essayais de le quitter, mais rien que d'y penser, je pleurais à chaudes larmes, ça m'était insupportable. je me rappelle d'ailleurs que j'avais pleuré comme ça devant lui.
et lui, me disait qu'il n'y avait pas de raison de se quitter, que c'était moi qui avait décidé, blabla.

j'étais tiraillée entre le fait que je pensais anticiper des choses qui lui échappaient (qu'il se rendait pas compte que je ne supporterais jamais cette situation, et que ce n'était pas viable), mais en même temps, comme c'était des choses dont je lui parlais, j'espérais toujours qu'à force de conversations on finirait par se mettre d'accord, et de toute façon, ces choses, je me disais qu'il les connaissait. et quand on ne se mettait pas d'accord, et qu'il continuait à pas penser comme moi, j'essayais de croire que sa façon à lui était possible, car je me disais, pourquoi est-ce que j'aurais pas tort? évidemment, à ce moment là, il ne me disait pas encore qu'il ne quitterait jamais sa copine.

bref, c'est le doute qui m'a fusillée. en même temps que, à ce moment là, c'était déjà trop tard. c'est au tout début que je n'aurais pas dû le croire, et attendre des actes. cette histoire d'actes pourtant, je me rappelle lui en avoir parlé. le fait que ses discours et ses actes n'étaient pas conhérents, il me soutenait le contraire, et quand je le mettais devant le fait accompli, il avait toujours une raison.
et moi je le croyais à chaque fois.

bon bref.

hier en tout cas, j'étais à peu près en paix par rapport à tout ça. mais ce serait tellement plus facile si on avait une bonne conversation là-dessus...
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Publié dans Senti-mental

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