des larmes

Publié le par Grain de sail

et ben cest une catastrophe: je n'ai rien fait, et je pleure. j'ai mal au ventre, et en fait je medemande pourquoij'aidit à jd que j'étais libre, car j'étais pas du tout en état de le recevoir. enfin non je ne me demande pas, je lui ai dit que j'étais libre parce que je ne savais pas quand je le lui ai dit, que je serais si mal.

en tout cas, je culpabilise terriblement. avant de partir il m'a dit: quoi, tu vas rester au lit?
comment lui expliquer que je n'avais pas assez dormi que j'avais besoin de ce sommeil et que c'est pour ça que je ne peux rien faire de ma vie, parce que je vais encore trop mal? il ne comprend pas ces choses là, et moi j'ai mal qu'il ne les comprenne pas, même si c'est juste pour m'envoyer en l'air avec lui. sans doute qu'un jour où je me serais sentie bien j'aurais pu dépasser ça, mais là je suis trop faible pour y arriver.

et pourtant, je vais déjà tellement mieux qu'avant...

comme je sais que je n'arrive plu à dormir dansla journée tant qu'il ne fait pas nuit, je suis allée manger un peu, puis  j'ai regardé les épisodes qui me restaient de desperate housewives, entrecoupés de quelques larmes.
j'ai pris un quart de lexomil pourtant, mais on dirait que ça n'a pas servi à grand chose. à nepas empirer les choses peut-être? c'est possible; mais comme je ne sais plus trop comment je fonctionne depuis que je prends des fleurs de bach, je ne saurai dire.

en tout cas, j'ai voulu à tout prix éviter de m'effondrer trop car j'ai toujours une trouille terrible que ces instants reviennent, et je m'aperçois à quel point ça relevait du miracle que je parvienne à aller à la piscine hier soir puisque je me sentais déjà vraiment pas bien et que j'ai dû me faire violence pour m'y rendre, malgré la petite envie que j'avais  malgré tout et qui m'a permis de fournir cet effort. c'est surtout que je ne supportais pas l'idée de rater plus d'une semaine de piscine: mes vieux réflexes finissent toujours par reprendre le dessus à un moment ou un autre (d'où le rock water dans ma composition),je finis par trop mal supporter de ne pas arriver à faire ci ou ça, et si j'arrive à ne pas culpabiliser de ne pas les faire, c'est à condition que ça ne dure jamais.

contrairement à ce que je vivais auparavant, je ne suis plus trop inquiète, je sais que ça va passer, et c'est déjà un gigantesque soulagement, malgré les larmes encore trop nombreuses qui coulent

il n'empêche que pour l'heure, je me trouve laide (d'ailleurs ça a été très difficile de me retrouver nue avec jd qui n'est pas du genre à remonter le moral sur ce plan), très conne, nulle, incapable, et vraiment en dessous de tout. j'ai terriblement honte de ce que je suis, de ce que je fais, de ce que je peux et ne pas faire, et c'est une idée très violente. elle précède toujours mes désirs de mourir, cette idée, et je sens que ça monte encore, alors que ça m'avait passé tout ça.
chaque fois que je recommence à avoir envie de mourir, je me rappelle qu'avant cr'était tout le temps, et j'arrive à penser que ça va passer, ce que je ne pouvais pas faire avant.
mais il n'empêche, tout cerla tourne en rond dans ces moments là, et c'est dur...

jevais essayer de dormir avant d'aller chez le psy, il n'y a que ça qui pourra me calmer, je le sais.
je ne vois pas très bien comment il va pouvoir me soulager de quelque chose aujourd'hui, mais je suis contente d'y aller quand meem.

à noter au passage que els fleurs de bach me font du bien, mais qu'elles ont quand même clairement un effet limité. au fond, cr'est normal, les médicaments miracles, ça n'existe pas. c'est déjà bien que j'aie plus envie de me foutre en l'air au quotidien, même si le désespoir me rattrape de temps à autres...
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Publié dans Quotidien

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C
bah alors petit grain... c'est la conjonction pluie froid vent armée rouge fatigue etc, mais ça va aller, ça va passer!<br /> courage!
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