la course en solitaire (suite)

Publié le par Grain de sail

et ben me voilà en piteux état.
je tousse, j'ai mal à la tête, à la gorge, je suis fatiguée et je ne suis pas la seule: le chien boîte, sa patte avant-droite lui fait mal (sauf que je ne vois pas pourquoi, pas de blessure, pas d'enflure).

je suis encore plus "absente" qu'avant. et c'est pas très étonnant:: plus y a de monde quelque part, plus je me "retire" de ce monde. or en deux jours, j'en ai vu beaucoup, comparé à ma "retraite" habituelle.

jeudi donc, j'ai nagé, 2 km (notamment après l'échauffement on devait faire trois quart d'heure sans s'arrêter, je n'ai fait qu'une demie heure; 1,5 km en une demie heure pendant qu'eux faisaient 3,2 km en 3/4 d'heures! heureusement que je suis pas du genre facile à écoeurer puisque je me fiche un peu de la compète, mais quand même, je note que l'écart est très important).
ça m'a fait du bien de nager.
puis j'ai promené le chien, puis me suis rendue à l'anniversaire de lj. j'avais pas du tout envie d'y aller, et j'avais oublié un détail qui m'a littéralement prise à la gorge: la fumée de cigarette. dans son petit appart, ils étaient environ une quinzaine, et au moins la moitié d'entre eux fumaient. pouark!! et dire que j'ai fait ça pendant 20 ans, et que je suis allée à ce genre de soirées pendant 10 ans...!
je n'étais pas très à l'aise car je ne connaissais personne (c'est con de dire ça, j'aurais été pas à l'aise quand même), j'en connaissais quelques uns de vue (croisés en viille quand j'étais en compagnie de lj ou bien quand je passais le prendre à son boulot), deux que j'avais vus au cours d'une soirée où lj m'avait invitée. j'ai du mal à m'entendre avec ses copains, ils sont tous plus ou moins marginaux, plus ou moins extrêmistes (politiquement). j'ai discuté avec l'un d'entre eux (un des deux que je connaissais un peu), et manque de pot on n'était pas du tout d'accord sur certains points (il me disait qu'on choisissait sa vie, côté mal-être, vous imaginez bien que c'est le genre de discours que je ne peux pas entendre). j'ai senti qu'il était très dans la contradiction. puis à un moment, comme il savait que je faisais un travail psychique, il m'a dit "j'imagine que tu sais bien pourquoi tu vas mieux"; je lui ai dit que non. qu'il y avait des tas de choses dont je pouvais déterminer l'origine (l'obssession la psychorigidité, le pessimisme, etc), mais pas mes effondrements psychiques, qui se sont arrêtés, un jour, comme ça, sans que je comprenne pourquoi (à part les fleurs de bach mais bon, c'est plus ou moins de l'ésotérisme).

ça m'a tellement marqué ça, que j'en ai parlé au psy, qui m'a répondu qu'on ne savait jamais vraiment pourquoi la moyonnaise prenait à tel moment plutôt que tel autre. je m'aperçois que je ne ressens pas du tout ça, moi. j'ai pas plus l'impression d'être pour quelque chose dans le fait que mes effondrements psychiques se soient arrêtés que dans le fait qu'ils sont arrivés. autant j'ai l'impression d'avoir abattu un travail très important, d'avoir bien bossé, d'avoir participé à plein de choses, que sans tout ce travail les effondrements n'auraient pas cessé, autant je reste convaincue qu'il y a quelque chose de "magique" et "d'injuste" au fait que ces effondrements aient cessés. comme si j'avais permis à la magie (ou l'injustice) d'opérer, mais rien de plus.
enfin c'est difficile d'expliquer c e point de vue. alors pourtant que les choses sont très claires dans mon esprit. je disais au psy que contrairement à un artiste qui vient de peindre un beau tableau (et qui du fait de son talent bénéficie d'une part qui ne lui appartient pas en quelques sortes), je ne peux pas dire que je suis fière de ne plus m'effondrer psychiquement, car je n'y suis pas pour grand chose. j'y suis pour quelque chose, mais peu.
je peux être fière de tout le reste (avoir appris à gérer ma famille, avoir appris à me distancier de mes obsessions), car je SENS que j'y ai réellement participé, du début à la fin, même si une part est de toute façon "extérieure" en quelque sorte, ce sont malgré tout des victoires que je peux m'approprier. Par contre, les effondrements psychiques qui ont disparu, ça non, je ne peux pas me l'approprier, c'était injuste que je m'effondre, c'est magique que je ne m'effondre plus. c'est bizarre, étrange, inexplicable. je n'aime pas le mot inexplicable, parce que le fait que je me distancie un peu de mon côté obsessionnel n'est pas vraiment explicable non plus, même si j'ai bossé. la seule vraie différence, c'est que dans un cas j'ai l'impression d'avoir presque tout fait, dans l'autre, j'ai l'impression que quoi que je fasse, je n'avais aucun pouvoir dessus, même si je pense que sans le travail que j'ai accompli, ça ne se serait peut-être jamais arrêtté. disons que j'ai participé de façon "négative" (c'està-dire en éliminant certaines choses qui encourageaient les effondrements), mais pas de façon positive (même quand tout était "dégagé", les effondrements persistaient, et ce n'est pas moi qui les ai fait cesser).

je peux aussi faire un parallèle avec la cigarettes. pour la cigarette, j'ai trouvé ça un peu magique aussi, parce que je me suis débarrassée de mon envie de fumer. mais la différence, c'est que j'ai le sentiemnt d'y avoir participé de bout en bout, et d'avoir "mérité" que cette envie disparaisse. je peux être fière de m'être débarrassé de la cigarette, mais les effondrements stricto sensu, non. je peux être fière de m'être donné les moyens d'aller mieux, c'est vrai. mais je reste convaincue que ces effondrements, je ne pouvais rien contre eux, et ce n'est pas moi qui les ai virés, même si j'ai participé à la mise en condition.

un vestige de psychose? cette part "magique" que je ne peux concéder à la raison? peut-être. ça voudrait dire que je ne suis pas guérie. en tout cas, on ne me fera pas dire que je suis fière de la disparition de mes effondrements (même si on peut me faire dire que je suis fière d'aller mieux globalement). je suis catégorique, il y a une part très extérieure à moi dans tout ça. qui sait j'évoluerai peut-être un jour? pour l'insant, c'est ça que je ressens, et très fort.
envers et contre ce que disait emmanuel, et envers et contre ce qu'avait l'air de dire le psy.

je crois que la prise en charge de soi-même a des limites, et qu'il ne faut pas vouloir les ignorer.

bref, puis j'ai bavardé avec un marionnetiste qui vivait dans une yourte et qui s'est moqué de mon travail de défense des consommateurs (consommateur = vilain), qui m'a fait prendre conscience qu'on est vraiment malaimés de partout puisqu'on est détestés des grosses boîtes aussi; je lui ai expliqué quand même qu'on était écolos etc, et ça lui a plu (ouf). j'ai réussi à éviter alex, le communiste révolutionnaire obsessionnel-psychorigide et sans nuance. je suis partie tôt de la soirée. arrivée vers 22h, je suis repartie vers minuit. je bossais le lendemain matin, et en plus j'avais pas envie de rater sipowicz (oui ça va j'ai honte mais bon). en partant, une fille m'a sollicitée pour son cadeau de l'an prochain, auquel j'ai donné mon accord de principe en disant que c'était une bonne idée (un saut en parachute, il paraît qu'il aimerait bien essayer; par contre je pensais pas que ça dépassait les 200 euros, et en fait non c'est plutôt 350; peu importe, je suis d'accord). j'ai laissé mon numéro.

ce qui est bien, c'est que je me suis presque pas stressée de la nouille, j'ai pris chaque étape les unes après les autres, sans me dire "oh lala je vais être à la  bourre, allez viiite".

j'ai eu du mal à dormir (il faut dire que j'avais fait une mini sieste juste avant la piscine parce que j'étais claquée) et comme toujours quand je dois me lever avant 11h le lendemain, j'ai pris un demi somnif. il a servi à rien: je me suis pas mieux endormie, et le lendemain, j'étais un peu vaseuse, et je sentais les effets du somnif (ce qui est rarement le cas).

je suis arrivée au boulot très en retard puisque le trafic était perturbé par les grèves. dans le bus, jd m'a téléphoné, ça m'a fait plaisir d'entendre sa sonnerie, mais j'ai vite déchanté. il a appelé au moment précis où j'hésitais à lui envoyer un texto pour savoir s'il bossait toujours finalement, ou pas.
j'ai fait une mauvaise manip, et l'ai renvoyé sur répondeur. puis je l'ai rappelé, et me suis aperçue que non seulement il n'avait pas une minute à m'accorder parce qu'il était en train de faire autre chose (j'ai horreur qu'on m'appelle quand on fait un autre truc plutôt bruyant en même temps), mais qu'en plus il le faisait parce qu'il croyait que j'avais essayé de le joindre la veille, et que je n'avais pas laissé de message ce qu'il n'avait pas aimé. et ce qui m'a encore plus agacée, c'est que dès qu'il a compris que ce n'était pas moi qui avait appelé, il s'est démerdé pour raccrocher. les choses se précipitaient autour de lui, donc il m'a dit "je te rappelle" sous entendu je peux vraiment plus rester, là. c'était hier matin, j'attends encore qu'on finisse notre conversation.
ça m'énerve, quand je raccroche précipitammentn parce que je peux plus parler pour x raison, je rappelle vite, même si je reste pa slongtemps. lui, non. comme mjac.
bon bref, y a manifestement plus de désir, puis j'ai réalisé encore à quel point il était peu câlin, et bien moins qu'avant. par acquis de conscience, j'ai vérifié que mon téléphone n'avait pas fait sonner le sien genre parce qu'il était au fond du sac, mais non. de toute façon à 19h38, j'étais en train de faire ma demi-heure de nage avec palme (que j'avais commencée à 30).
et c'est pas fini. après tout ça, j'ai écouté le message qu'il m'avait laissé à cause de la fausse manip. ça non plus j'ai pas aimé. une sorte de "salut" dégouté avec le reproche bien clair que je n'avais pas laissé de message (puisqu'il croyait encore que c'était moi à ce moment là). pfffff ce que je pige pas c'est que je ne cache pas mon numéro donc je vois pas comment il peut faire des confusions. bref, il m'agace, et me dégoute. mais je sais que s'il joue de ses charmes, je retomberai dans le panneau. pour autant, il en joue de moins en moins, et si les prochaines fois qu'on se voit je me rends bien compte que je n'ai plus besoin de lui, je m'efforcerai de le larguer our ne plus y revenir (oui je sais j'ai souvent dit ça); en tout cas je me félicite de ne l'avoir rappelé que parce que j'étais intéressée techniquement, parce que sinon, bonjour la gamelle psychique.
ce que je pige pas, c'est pourquoi lui ne me largue pas, puisqu'il est si peu motivé à être en contact avec moi. je ne comprends pas du tout ça. c'est ce que j'appelle son côté "agrimony": la consensualité à tout prix.

bref, ça m'a gavée, mais à ce moment là j'étais pas énervée par rapport à ça (à part le message qu'il m'avait laissé), puisque je croyais encore qu'il allait me rappeler entre midi et deux, quand il aurait quelques minutes à me consacrer.


arrivée au boulot, j'ai entrepris de lire les documents rangés dans l'amoire de mes prédecesseuses, j'ai encore appris plein de choses, et je suis loin d'avoir fait le tour de la question. je me suis caillé toute la journée car j'ai un tout petit radiateur et de grandes surfaces vitrées, il faisait 18° dans le bureau. je n'ai réussi à obtenir 20° qu'en mettant le chauffage dans la pièce voisine. mais ça va pas être simple parce qu'en tant qu'écolos qui se respectent, tout le monde éteint toujours tous les radiateurs en partant, ce qui fait que je me suis retrouvée avec 19 à la fin, puisque mes voisins de bureau de droite n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'éteindre les radiateurs de mon bureau de gauche en partant. je comprenais pas pourquoi je recommençais à avoir froid, je pensais que c'était le jour qui baissait. la secrétaire pense que ça change rien radiateurs éteints ou pas, pour mon bureau qui a toujours été froid. je ne suis pas de son avis, mais entre les bénévoles (notre asso est un moulin) qui éteignent tous tout, et la secrétaire qui n'est pas de mon avis, je suis pas au bout de mes peines.
pourtant, j'avais quatre épaisseurs dont un gros pull, mais j'ai eu froid toute la journée.
ce que j'ai pas aimé,c 'est que j'ai gueulé à un moment après la secrétaire, parce qu'elle arrête pas de parler en criant, que ça me fait rien d'habitude, mais à la fin de la journée ça m'a gonflée qu'elle s'incruste encore dans mon organisation (elle le fait tout le temps, j'arrive à luifaire comprendre que j'ai mon mot à dire gentiment d'habitude, mais là, non, ça m'a d'ailleurs fait comprendre que j'étais fatiguée et qu'il fallait que j'arrête).
en fait à chaque fois elle me dit: "il faudra que tu mettes une chemise à tel endroit avec tel intitulé"; ça m'horripile. d'habitude j'en ris, ou je lui dis que oui je ferai peut-être ça, ou bien je lui dis qu'il faut d'abord que j'ai eune vue d'ensemble avant de prendre ce genre de décision, mais là, non, ça m'a gonflé. ce qui me gonfle, c'est que j'arrive pas à comprendre comment mes précesseceuses étaient organisées (il paraît que c'est normal parce qu'elles ne l'étaient pas), et que je n'arrive pas à savoir exactement quelles missions me sont confiées. personne n'est capable de faire une liste des âches que je vais avoir à accomplir, et c'est assez euh déstabilisant. donc évidemment dans ces conditions, je ne sais pas encore comment je vais m'organiser, je sais juste que je vais m'organiser, et qu'il faut que je le fasse de telle sorte qu'en mon absence, n'importe qui puisse retrouver les documents nécessaire. c'est tout. et j'aimerais bien que, puisque j'ai compris que c'était l'essentiel, elle me laisse le faire à ma guise. mais j'ai beau lui dire que j'ai bien compris, y a rien à faire, elle décide quand même pour moi. comme ma mère!!
sauf que c'est pas ma mère, et que là, je vais pas me laisser faire.

ensuite je suis rentrée, fatiguée, mais j'ai écouté les nouvelles et trainé sur internet plutôt que faire une petite sieste. puis je suis repartie chez le psy.
puis j'ai promené le chien mais ça s'est très mal passé car il a beaucoup désobéi, de sorte que j'ai écourté la promenade, et je l'ai collé dans la voiture, non sans l'avoir rudoyé avant mais sans le frapper. je l'ai plaqué au sol à un moment, les sourcils froncés, et j'espère que c'est pas ça qui lui a fait mal à la patte.
puis je suis allée au repas de plongée, vers 22h, le laissant dans la voiture, sans lui dire au revoir. d'habitude, quand je le laisse dans la voiture, je lui fait toujours un petit discours, une petite carresse. là je suis partie en faisant la gueule.
et en fait, je suis rentrée à 3h du mat. j'ai pas du tout vu le temps passer, et heureusement, j'ai profité d'un besoind e prendre l'air pour le promener au cours de la soirée.
assez longuement d'ailleurs car nous étions dans le stade où j'ai fait mes "7 tours en 20 minutes", où j'ai appris à jouer au hand, etc. ça faisait une éternité que j'y avais pas mis les pieds, et ça m'a fait tout bizarre de m'y retrouver. depuis les années lycée je crois que je n'y étais pas retournée, du moins pas à l'intérieur.
bon et puis je finirai d'écrire plus tard parce que je suis raidasse.
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Publié dans Quotidien

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C
re le chapka, non, il n'y a pas plus de trois lettres et là, mes trois lettres étaient X, X, et L :)
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G
<br /> ahah, ok j'avais pas compris :-)<br /> <br /> <br />
C
chuis pas d'ac... je pense que j'ai le pouvoir de me faire aller bien, et donc le pouvoir de me faire aller mal, seulement il me manque des outils. faut dire que je me fade chomogot en ce moment, uit et jour! en boulce!<br /> <br /> pouarf, le chapka là, c'est XXL, ils m'ont vue venir ou quoi ?
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G
<br /> Chacun ses ressentis. pour certains qui me concerne, je suis entièrement d'accord avec toi, pour d'autres, pas du tout. chacun sent ou pas être partie prenante, et connait la mesure de sa<br /> participation. pour ce sujet précis, je ne me sens pas partie prenante, ça me dérange d'ailleurs beaucoup plus que ça ne me rend service. j'aimerais être fière et avoir l'impression d'y être pour<br /> quelque chose. ce n'est pas le cas... pas pour cette chose précise en tout cas.<br /> <br /> comment ça le chapka? y a plus de trois lettres?<br /> <br /> <br />