de mal en pis

Publié le par Grain de sail

les choses se sont accélérées. je l'ai supplié de me répondre, disant que le vide c'était horrible. j'ai été nager, beaucoup, j'ai pleuré, beeaucoup avant, pas mal pendant, et très beaucoup après. le chien a fait des bêtises dans la voiture, je l'ai promené, il ne voulait plus rentrer, j'en pouvais plus, je suis partie et je l'ai laissé là.
puis je suis redevenue raisonnable, je suis allée le chercher, mais il n'étiat plus là.
j'ai appelé le psy en urgence car je sentais que je faisais des bêtises (j'ai grillé deux feux plein pots, même si je voyais bien qu'il n'y avait pas de voiture, je crois que c'est la première fois que je fais ça).
puis j'ai retrouvé courage, je suis allée le che"rcher à pied au fond du bois au cas où, alor que je n'en avais pas du tout, mais vraiment pas du tout envie. en fait, il était dans la clairère aux fauteuils, il m'entendait parfaitement, mais il ne voulait ni venir, ni même se manifester.
puis il a eu l'air de vouloir jouer, j'ai fait la morte (j'ai lu dans un bouquin que ça pouvait faire revenir les chiens), mais il en avait rien à foutre.
j'ai patienté, il a fini par venir parce que j'ai joué la comédie, fait semblant d'aller bien et d'être de bonne humeur. je l'ai mis en laisse, collé dans le coffre, et j'ai mis quelques coups de frein après lui avoir dit que c'était un vilain. puis je l'ai sorti, je ne l'ai pas frappé, pas rudoyé, juste ignoré; je l'ai laissé en liberté dans le jardin, la maison, etc. pour l'instant, il est très sage. mais je lui ai dit que c'était un vilain et j'ai décidé de me désintéresser de lui.
j'ai appelé la psychomot pour lui dire que je ne viendrais très probablement pas, parce que j'allais très mal.
j'ai pris deux quarts de lexomil. j'avais prévu d'en prendre quatre, mais je me laisse une chance de me calmer avec deux.

je le sais bien qu'il ne faut jamais que je calcule, je le paie au milletuple.
c'est vrai que les propos de la gynéco m'avaient paru simples, évidents, faciles, et surtout normaux. j'oublie toujours que les situations simples ne sont pas pour moi. j'oublie toujours que je ne fonctionne pas comme le commun des mortels, que je  ne sais pas prendre de distances par rapport à certaines choses, que pour moi rien n'est jamais simple et facile, que pour moi, le plaisir ou l'intérêt se paie toujours très cher. pourtant j'aimerais tellement être normale. je ne comprends pas où est ma richesse (car certains disent que mon anormalité fait de moi quelqu'un de riche), moi je me sens tellement pauvre psychiquement. tellement que je me dis qu'il ne faut pas que je sois mère, que ce serait une erreur. alors que j'y crroyais si fort, comme j'ai cru la gynéco, comme j'ai cru jd.

et c'est ça qui me fait mal maintenant. comment pourrais-je être mère en étant aussi pourrie de l'intérieur?
comment j'arrive à croire que telle personne est exactement le contraire de ce qu'elle est? car pour jd, je lui ai prêté des qualités qu'il n'avait pas du tout, et c'est même le contraire qui le caractérisait. comment je peux me tromper à ce point sur certaines personnes? moi qui pourtant les cerne habituellement plutôt pas trop mal?
pourquoi dans certains cas, je suis exactement à l'opposé?
moi je croyais que c'était un mec qui comprenait, qui assumait, et ça me plaisait beaucoup. pourtant, c'est exactement l'inverse. il comprend rien, il s'en fout, et il assume rien. je croyais qu'il était souple et optimiste, heureux de vivre, et j'adorais ça, et c'est exactement le contraire, il est ultrapsychorigide, pour l'optimisme je ne sais plus, et je crois qu'en fait, il n'est pas vraiment heureux.
comment j'ai pu? c'est comme si on m'avait montré du noir et que je m'étais écriée: oh chouette, c'est blanc, j'en veux plein!
comment je me suis gourrée autant??

et comment je pourrais penser que je ne me gourre pas, du coup, à vouloir être mère? qu'aurais-je fais d'un enfant, ce soir??? il aurait fallu que je l'emmène en urgence chez quelqu'un de confiance, pour ne pas le perturber, que je lui joue la comédie en lui disant que je reviendrai bientôt avec un grand sourire, que je me sentais mal pour l'instant, et que c'était mieux pour lui, pour quelques heures, que je le laisse avec lj, ma mère, chm ou que sais-je. et je serais venue le récupérer le lendemain.

j'en crève, j'ai mal d'être si tordue
ce qui est extraordinairement reposant, c'est que je sais que ça ne va pas durer. je n'ai pas toujours eu cette sensation... d'ailleurs, je n'ai même pas vraiment envie de mourir. c'"est fou ça, d'être aussi mal tout en ne l'étant pas trop profondément.

il reste que c'est violent, et ça fait mal.
star of bethleem et cherry plum pour ce soir
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Publié dans Quotidien

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Commenter cet article
C
tu as vu en lui ce que tu avais besoin d'y voir pour te lover dans ses bras. quel qu'ait été ton besoin à l'époque. ça fait mal. c'est injuste. je ne voudrais pour rien au monde traverser la crise que tu traverses en ce moment. dans ta situation, je ne ferais ni une ni deux: je prendrais ttes les fdb que j'estimerai devoir prendre pour aller mieux, illico.<br /> <br /> prends soin de toi gds!
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G
<br /> je les ai prises mes fleurs de bach...<br /> et ce que j'avais besoin d'y voir pour me lover dans ses bras, c'est précisément une question dont j'ai débattu avec mjac: je me suis déjà vue me leurrer sur des mecs, mais là, ça s'est fait de<br /> façon bizarre, que je ne comprends toujours pas.<br /> <br /> <br />