Jour de l'an
bien, alors. ben ça s'est très bien passé (peux pas rêver mieux), les seuls bémols étant que je ne suis toujours pas présente à ce que je fais et que quelques souffrances intestines subsistent (mais largement supportables), que je me suis pris des réflexions sur mon projet de maternité et que je n'ai pas pu faire courir le chien à cause de sa patte (mais je l'ai fait courir une fois quand même et l'ai promené plusieurs fois en laisse alors que j'aurais pas dû).
En dehors de ça tout était nickel: les copines, la bouffe, les fous-rires, la météo, les délires, les coups de fil, tout. Même ma copine el qui était pas bien, on l'a sentie assez inflexible et nerveuse, mais ça s'est très bien passé. malheureusement, je crois qu'elle a pleuré, elle. elle nous a expliqué que ça lui prenait comme ça depuis quelques temps, qu'elle ne savait pas pourquoi. je lui ai fait un mélange de fdb, mais je sais pas si elle le prendra.
en gros, on est arrivées mercredi soir dans la maison familiale sans la famille que mes copines adorent, on a tout mis en route, el avait fait la popote, puis bedage, leur copine que je ne connaissais pas est arrivée. on a mangé tranquilles, puis peu avant minuit on est parties avec une bouteille de champ sur la plage. j'ai lâché le chien, on a chanté, on s'est dit des bêtises, on a ri, on a passé des coups de fil, c'était bien sympa. on est rentrées, on a bavardé encore un peu, puis on s'est couchées vers 2h/2h30 je crois
j'ai eu du mal à dormir, à 3h j'arrivais pas à joindre une cops, puis vers 5h je dormais toujours pas, car je m'étais pris une réflexion très verte de la part de bedage au sujet de mes projets de maternité (ça lui "hérisse le poil d'entendre des trucs pareils"), je savais que ça servait à rien de batailler ni même de signaler que j'étais très sensible à ce genre de choses, ça n'aurait fait que générer une tension inutile, et déjà que mes amies ont du mal à me suivre alors imaginez quelqu'un d'extérieur... donc j'ai pris un quart de lexo en me disant que même mes voeux et/ou résolutions, il fallait que je me les garde pour moi. mais ça ne m'a pas trop fait souffrir, contrairement aux autres années où je ne m'en serais pas remise d'être obligée sans cesse de me cacher et d'être incomprise. je crois que le rôle du psy est essentiel dans cette histoire.
le lendemain, on est parties prendre l'apéro en bord de mer (l'apéro pour moi c'est jus d'ananas), on a dû changer de terrasse puisqu'on a attendu 1/2h à la première sans succès, ils avaient l'air débordé. puis rentrées, on s'est mises en terrasse au soleil aussi pour manger car il faisait vraiment bon. on était juste en pull. el m'a acheté un gateau d'anniversaire particulièrement joli je trouve, d'ailleurs je suis allée à la pâtisserie pour leur dire que j'avais trouvé ce gateau très réussi puisqu'il paraît que c'était une nouveauté. j'ai pas pensé à le prendre en photo. une des patissières a eu l'air de me prendre pour une allumée de venir pour dire ça, l'autre au contraire m'a chaleureusement remerciée de prendre la peine de venir le dire. ça aussi ça m'a marquée et c'est important pour ma petite tête (et le développement de mon programme si j'ose dire), d'avoir simultanément deux réactions complètement opposées.
el m'a offert une jolie petite étole en laine "rose fané" (je sais pas comment s'appelle ce rose, mais c'est le seul que j'aime bien), et ça m'a fait très plaisir, car je n'ai pas l'habitude de recevoir des cadeaux pour mon anniv (oui parce que le jour de l'an c'est aussi mon anniv pour ceux qui n'auraient pas compris, mais vu que vous êtes particulièrement peu nombreux à me lire, ça doit pas poser de problème :-))
puis bedage est repartie à mon grand soulagement, car elle avait beau être rigolote, je la trouvais assez stressante/jugeante quoiqu'elle en dise. ceci dit, elles le sont toutes, à ceci près qu'au moins, el et cl me connaissent et m'aiment et réciproquement, ce qui parvient généralement (désormais, car ce n'était pas le cas avant) à me faire dépasser leurs jugements.
après ça, je suis partie me balader sur la plage avec el pendant que cl se reposait tranquille. manque de chance pour elle, je n'ai pas pris le temps d'expliquer au chien que je partais, je lui ai juste dit un au revoir rapide, de sorte qu'il a aboyé tout le temps de mon absence. et si je n'ai pas pris cette peine, c'est parce que el était déjà prête, qu'elle m'attendait alors que j'étais au téléphone et que je ne voulais pas la faire attendre plus. bref, j'ai pas su gérer, mais j'ai appris un truc: le chien est capable d'aboyer pendant une heure, ce que je ne croyais pas (je pensais qu'il s'arrêtait assez vite). vu que cl lui parle sur un ton autoritaire, elle n'obtient pas grand chose de lui. j'ai renoncé à lui expliquer pour l'instant parce que j'ai senti qu'elle n'entendait pas le peu que j'en avais dit, et parce que je ne trouve pas le ton juste ni l'occasion pour le faire.
puis le soir bouffe pépère (fromage et cake aux mille choses que el avait fait + salade), bavardages jusque vers minuit/une heure
ensuite, le vendredi, on a encore mangé en terrasse le midi (moi je me suis contentée d'un petit déj, j'avais pas très faim), puis je me suis reposée et j'ai pris un bain pendant que cl et el se promenaient, le chien est resté sage. le soir, stefer et lj nous ont rejoint, j'ai laissé le chien dans la maison familiale (première fois que je fais ça) en le prévenant que je partais, que je reviendrais et qu'il fallait qu'il soit sage (je crois que je lui dis un truc comme "je m'en vais, tje reviendrai, tu restes là et tu es sage" en lui faisant un bisou sur le dessus de l'oreille. A notre retour il avait même pas mordillé ses jouets.
nous, on était au resto, et on s'est bien marrés. c'était très bon, le vin était pas cher (en fait on s'est pris 3 bouteilles à 17 euros, mais ils ont oublié de nous la compter, et on ne s'en est aperçus qu'à notre retour, en buvant la dernière bouteille de champ qui restait; je dis "nous" mais je bois pas moi, j'aime pas le goût de l'alcool)
puis el est partie se coucher, et elle aurait pas dû parce qu'on s'est pris des crises de fous rires comme je n'en avais pas eu depuis très longtemps. c'est l'effet stefer. on est partis d'un délire au sujet d'une très jolie maison qui se trouve pas très loin, et devant laquelle on passe à chaque fois qu'on se promène. c'est une maison que tout le monde remarque toujours car elle est très stylée, toute blanche. moi au début je ne l'aimais pas plus que ça, mais force est de constater qu'elle a un style particulier et qu'elle est imposante (elle surplombe toutes les autres). depuis qu'on vient là en tout cas, on en parle à chaque fois qu'on passe devant et on jase car il faut être particulièrement riche pour en être le propriétaire, et tout le monde se demande donc qui il est. jusqu'à ce qu'on se rende compte cet été qu'il était noir, ce qui contraste avec la maison, et qui nous a surpris tant il est encore vrai malheureusement de nos jours, que les noirs riches sont encore rares (et qu'en tout cas ils devraient être plus nombreux qu'ils ne le sont si le racisme et l'esclavage n'avaient jamais existé). cela a donc d'autant plus éveillé notre curiosité, mais pas seulement ça, la décoration éclectique aussi: des statues du bouddha, une statue de lion, un lustre extérieur de type marocain (très fin), et apparemment, un arbre de noël (mais on n'est pas sûr), du bambou coloré (avec des couleurs flashy) dans le jardin; de sorte que pendant les trois jours que nous avons passé là, nous n'avons cessé d'essayer de savoir ce qui se passait dans cette maison.
et ce que je trouve très fort, c'est que stefer a réussi à rire de cette situation sans faire de racisme (je trouve).
en gros il se fichait de nous en train d'essayer d'en savoir davantage sur la situation des propriétaires, en le rencontrant et faisant comme si sa couleur de peau ne nous sautait pas aux yeux. Il est parti de Muriel Robin puis a tricoté tout un sketche (genre: "alors comme ça vous êtes noir? oui on s'en doutait un peu parce qu'on a vu une statue de lion dans le jardin alors on a pensé que peut-être... vous confirmez? et alors on se demandait, comment c'est arrivé?" et il a pas arrêté de faire l'imbécile, j'avais mal aux abdos)
bon évidemment c'est pas drôle quand c'est raconté, mais nous on jase à chaque fois qu'on vient, et il fallait le voir se foutre de nous , forcément, ça nous a beaucoup parlé.
bref, la soirée du 2 janvier fut extra, j'ai vraiment passé une très bonne soirée.
stefer est rentré chez lui, et le lendemain matin, les filles sont parties. ne restaient qu'lj et moi, et je me suis un peu fâchée après lj pour des raisons sombrement matérielles incompréhensibles pour quiconque. un truc auquel je tiens beaucoup (ne pas aller là où les filles ont déjà fait le ménage même si c'est plus pratique et plus confortable), que je ne lui ai pas demandé de comprendre mais de respecter car c'était important pour moi (pour continuer à me sentir bien dans ma tête), qu'il n'a pas voulu respecter (car il ne comprend pas justement). j'ai compris que la prochaine fois, il comprendra encore moins et il m'en voudra peut-être, mais il partira en même temps que les filles, car c'est à ce prix qu'est ma tranquillité psychique: il ne faut pas oublier que nous sommes dans la maison familiale et que certaines choses (le ménage en l'occurrence, dans une maison qui n'est pas du tout pratique pour ça, et avec un esprit lent et étourdi comme le mien) sont particulièrement lourdes à gérer pour moi. nous avions une cuisine et une salle de bain, moins confortables certes à portée de main, et nous n'avions donc pas besoin d'utiliser l'autre partie de la maison à laquelle je ne voulais surtout pas retoucher, même pas un peu (justement parce qu'un "peu" se transforme quasi systématiquement en "beaucoup" du fait de mon étourderie pathologique et incorrigible).
bref, il a pas compris, apparemment il ne m'en a pas trop voulu, mais je sais que c'était tellement apaisant pour moi de ne plus avoir à penser à cette partie de la maison, que je préfère renoncer à beaucoup de choses plutôt qu'à ça, car j'ai déjà toute l'autre partie de la maison à gérer, et c'est déjà énorme pour moi sans que j'aie besoin de m'en rajouter sur le dos.
Evidemment, personne ne comprend, car ce sont des choses qui paraissent complètement anodines, mais pour moi, chaque détail est une montagne, et comme un détail en entraîne un autre, ce qui peut paraître ridicule aux uns et extraordinairement compliqué à gérer pour moi.
Colaf est passée ensuite puisqu'elle était à proximité chez ses parents, elle ne va pas très bien mais il faut dire que colaf vit dans un contexte familial cauchemardesque et qu'elle, comme moi, a un mal fou à s'en défaire, pour le même genre de raisons que moi, même si son cas est bien plus grave que le mien. puis elle est partie, et j'ai fait le ménage.
il m'a fallu un temps phénoménal, mais contrairement à la dernière fois, et parce que le fait qu'lj aille dans la partie déjà faite de la maison n'a pas eu trop de conséquences, j'ai réussi à pas trop mal m'organiser, même si c'est resté bien trop long au regard du peu que j'avais à faire. j'ai noté un grand progrès par rapport à l'année dernière, et je me félicite de m'être débrouillée pour n'avoir plus à mettre les pieds du côté où les filles sont passées, ça change effectivement tout.
puis je suis passée prendre colaf chez ses parents pour la ramener chez nous, loin là-bas, en ville.
et là, je viens d'apprendre que lbr va passer pour poursuivre les travaux, il faudrait peut-être que je fasse un tour de piste pour voir ce que je peux dégager comme place...
allez hop hop! au taf
En dehors de ça tout était nickel: les copines, la bouffe, les fous-rires, la météo, les délires, les coups de fil, tout. Même ma copine el qui était pas bien, on l'a sentie assez inflexible et nerveuse, mais ça s'est très bien passé. malheureusement, je crois qu'elle a pleuré, elle. elle nous a expliqué que ça lui prenait comme ça depuis quelques temps, qu'elle ne savait pas pourquoi. je lui ai fait un mélange de fdb, mais je sais pas si elle le prendra.
en gros, on est arrivées mercredi soir dans la maison familiale sans la famille que mes copines adorent, on a tout mis en route, el avait fait la popote, puis bedage, leur copine que je ne connaissais pas est arrivée. on a mangé tranquilles, puis peu avant minuit on est parties avec une bouteille de champ sur la plage. j'ai lâché le chien, on a chanté, on s'est dit des bêtises, on a ri, on a passé des coups de fil, c'était bien sympa. on est rentrées, on a bavardé encore un peu, puis on s'est couchées vers 2h/2h30 je crois
j'ai eu du mal à dormir, à 3h j'arrivais pas à joindre une cops, puis vers 5h je dormais toujours pas, car je m'étais pris une réflexion très verte de la part de bedage au sujet de mes projets de maternité (ça lui "hérisse le poil d'entendre des trucs pareils"), je savais que ça servait à rien de batailler ni même de signaler que j'étais très sensible à ce genre de choses, ça n'aurait fait que générer une tension inutile, et déjà que mes amies ont du mal à me suivre alors imaginez quelqu'un d'extérieur... donc j'ai pris un quart de lexo en me disant que même mes voeux et/ou résolutions, il fallait que je me les garde pour moi. mais ça ne m'a pas trop fait souffrir, contrairement aux autres années où je ne m'en serais pas remise d'être obligée sans cesse de me cacher et d'être incomprise. je crois que le rôle du psy est essentiel dans cette histoire.
le lendemain, on est parties prendre l'apéro en bord de mer (l'apéro pour moi c'est jus d'ananas), on a dû changer de terrasse puisqu'on a attendu 1/2h à la première sans succès, ils avaient l'air débordé. puis rentrées, on s'est mises en terrasse au soleil aussi pour manger car il faisait vraiment bon. on était juste en pull. el m'a acheté un gateau d'anniversaire particulièrement joli je trouve, d'ailleurs je suis allée à la pâtisserie pour leur dire que j'avais trouvé ce gateau très réussi puisqu'il paraît que c'était une nouveauté. j'ai pas pensé à le prendre en photo. une des patissières a eu l'air de me prendre pour une allumée de venir pour dire ça, l'autre au contraire m'a chaleureusement remerciée de prendre la peine de venir le dire. ça aussi ça m'a marquée et c'est important pour ma petite tête (et le développement de mon programme si j'ose dire), d'avoir simultanément deux réactions complètement opposées.
el m'a offert une jolie petite étole en laine "rose fané" (je sais pas comment s'appelle ce rose, mais c'est le seul que j'aime bien), et ça m'a fait très plaisir, car je n'ai pas l'habitude de recevoir des cadeaux pour mon anniv (oui parce que le jour de l'an c'est aussi mon anniv pour ceux qui n'auraient pas compris, mais vu que vous êtes particulièrement peu nombreux à me lire, ça doit pas poser de problème :-))
puis bedage est repartie à mon grand soulagement, car elle avait beau être rigolote, je la trouvais assez stressante/jugeante quoiqu'elle en dise. ceci dit, elles le sont toutes, à ceci près qu'au moins, el et cl me connaissent et m'aiment et réciproquement, ce qui parvient généralement (désormais, car ce n'était pas le cas avant) à me faire dépasser leurs jugements.
après ça, je suis partie me balader sur la plage avec el pendant que cl se reposait tranquille. manque de chance pour elle, je n'ai pas pris le temps d'expliquer au chien que je partais, je lui ai juste dit un au revoir rapide, de sorte qu'il a aboyé tout le temps de mon absence. et si je n'ai pas pris cette peine, c'est parce que el était déjà prête, qu'elle m'attendait alors que j'étais au téléphone et que je ne voulais pas la faire attendre plus. bref, j'ai pas su gérer, mais j'ai appris un truc: le chien est capable d'aboyer pendant une heure, ce que je ne croyais pas (je pensais qu'il s'arrêtait assez vite). vu que cl lui parle sur un ton autoritaire, elle n'obtient pas grand chose de lui. j'ai renoncé à lui expliquer pour l'instant parce que j'ai senti qu'elle n'entendait pas le peu que j'en avais dit, et parce que je ne trouve pas le ton juste ni l'occasion pour le faire.
puis le soir bouffe pépère (fromage et cake aux mille choses que el avait fait + salade), bavardages jusque vers minuit/une heure
ensuite, le vendredi, on a encore mangé en terrasse le midi (moi je me suis contentée d'un petit déj, j'avais pas très faim), puis je me suis reposée et j'ai pris un bain pendant que cl et el se promenaient, le chien est resté sage. le soir, stefer et lj nous ont rejoint, j'ai laissé le chien dans la maison familiale (première fois que je fais ça) en le prévenant que je partais, que je reviendrais et qu'il fallait qu'il soit sage (je crois que je lui dis un truc comme "je m'en vais, tje reviendrai, tu restes là et tu es sage" en lui faisant un bisou sur le dessus de l'oreille. A notre retour il avait même pas mordillé ses jouets.
nous, on était au resto, et on s'est bien marrés. c'était très bon, le vin était pas cher (en fait on s'est pris 3 bouteilles à 17 euros, mais ils ont oublié de nous la compter, et on ne s'en est aperçus qu'à notre retour, en buvant la dernière bouteille de champ qui restait; je dis "nous" mais je bois pas moi, j'aime pas le goût de l'alcool)
puis el est partie se coucher, et elle aurait pas dû parce qu'on s'est pris des crises de fous rires comme je n'en avais pas eu depuis très longtemps. c'est l'effet stefer. on est partis d'un délire au sujet d'une très jolie maison qui se trouve pas très loin, et devant laquelle on passe à chaque fois qu'on se promène. c'est une maison que tout le monde remarque toujours car elle est très stylée, toute blanche. moi au début je ne l'aimais pas plus que ça, mais force est de constater qu'elle a un style particulier et qu'elle est imposante (elle surplombe toutes les autres). depuis qu'on vient là en tout cas, on en parle à chaque fois qu'on passe devant et on jase car il faut être particulièrement riche pour en être le propriétaire, et tout le monde se demande donc qui il est. jusqu'à ce qu'on se rende compte cet été qu'il était noir, ce qui contraste avec la maison, et qui nous a surpris tant il est encore vrai malheureusement de nos jours, que les noirs riches sont encore rares (et qu'en tout cas ils devraient être plus nombreux qu'ils ne le sont si le racisme et l'esclavage n'avaient jamais existé). cela a donc d'autant plus éveillé notre curiosité, mais pas seulement ça, la décoration éclectique aussi: des statues du bouddha, une statue de lion, un lustre extérieur de type marocain (très fin), et apparemment, un arbre de noël (mais on n'est pas sûr), du bambou coloré (avec des couleurs flashy) dans le jardin; de sorte que pendant les trois jours que nous avons passé là, nous n'avons cessé d'essayer de savoir ce qui se passait dans cette maison.
et ce que je trouve très fort, c'est que stefer a réussi à rire de cette situation sans faire de racisme (je trouve).
en gros il se fichait de nous en train d'essayer d'en savoir davantage sur la situation des propriétaires, en le rencontrant et faisant comme si sa couleur de peau ne nous sautait pas aux yeux. Il est parti de Muriel Robin puis a tricoté tout un sketche (genre: "alors comme ça vous êtes noir? oui on s'en doutait un peu parce qu'on a vu une statue de lion dans le jardin alors on a pensé que peut-être... vous confirmez? et alors on se demandait, comment c'est arrivé?" et il a pas arrêté de faire l'imbécile, j'avais mal aux abdos)
bon évidemment c'est pas drôle quand c'est raconté, mais nous on jase à chaque fois qu'on vient, et il fallait le voir se foutre de nous , forcément, ça nous a beaucoup parlé.
bref, la soirée du 2 janvier fut extra, j'ai vraiment passé une très bonne soirée.
stefer est rentré chez lui, et le lendemain matin, les filles sont parties. ne restaient qu'lj et moi, et je me suis un peu fâchée après lj pour des raisons sombrement matérielles incompréhensibles pour quiconque. un truc auquel je tiens beaucoup (ne pas aller là où les filles ont déjà fait le ménage même si c'est plus pratique et plus confortable), que je ne lui ai pas demandé de comprendre mais de respecter car c'était important pour moi (pour continuer à me sentir bien dans ma tête), qu'il n'a pas voulu respecter (car il ne comprend pas justement). j'ai compris que la prochaine fois, il comprendra encore moins et il m'en voudra peut-être, mais il partira en même temps que les filles, car c'est à ce prix qu'est ma tranquillité psychique: il ne faut pas oublier que nous sommes dans la maison familiale et que certaines choses (le ménage en l'occurrence, dans une maison qui n'est pas du tout pratique pour ça, et avec un esprit lent et étourdi comme le mien) sont particulièrement lourdes à gérer pour moi. nous avions une cuisine et une salle de bain, moins confortables certes à portée de main, et nous n'avions donc pas besoin d'utiliser l'autre partie de la maison à laquelle je ne voulais surtout pas retoucher, même pas un peu (justement parce qu'un "peu" se transforme quasi systématiquement en "beaucoup" du fait de mon étourderie pathologique et incorrigible).
bref, il a pas compris, apparemment il ne m'en a pas trop voulu, mais je sais que c'était tellement apaisant pour moi de ne plus avoir à penser à cette partie de la maison, que je préfère renoncer à beaucoup de choses plutôt qu'à ça, car j'ai déjà toute l'autre partie de la maison à gérer, et c'est déjà énorme pour moi sans que j'aie besoin de m'en rajouter sur le dos.
Evidemment, personne ne comprend, car ce sont des choses qui paraissent complètement anodines, mais pour moi, chaque détail est une montagne, et comme un détail en entraîne un autre, ce qui peut paraître ridicule aux uns et extraordinairement compliqué à gérer pour moi.
Colaf est passée ensuite puisqu'elle était à proximité chez ses parents, elle ne va pas très bien mais il faut dire que colaf vit dans un contexte familial cauchemardesque et qu'elle, comme moi, a un mal fou à s'en défaire, pour le même genre de raisons que moi, même si son cas est bien plus grave que le mien. puis elle est partie, et j'ai fait le ménage.
il m'a fallu un temps phénoménal, mais contrairement à la dernière fois, et parce que le fait qu'lj aille dans la partie déjà faite de la maison n'a pas eu trop de conséquences, j'ai réussi à pas trop mal m'organiser, même si c'est resté bien trop long au regard du peu que j'avais à faire. j'ai noté un grand progrès par rapport à l'année dernière, et je me félicite de m'être débrouillée pour n'avoir plus à mettre les pieds du côté où les filles sont passées, ça change effectivement tout.
puis je suis passée prendre colaf chez ses parents pour la ramener chez nous, loin là-bas, en ville.
et là, je viens d'apprendre que lbr va passer pour poursuivre les travaux, il faudrait peut-être que je fasse un tour de piste pour voir ce que je peux dégager comme place...
allez hop hop! au taf
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