grand-mère, obsèques, danger, îles, mariage, lyrisme et mal-être

Publié le par Grain de sail

Pas très cool le rêve de cette nuit, il rejoint vaguement ceux que j'avais l'habitude de faire avant: je n'y suis pas à ma place, je culpabilise, et c'est morbide. Mais c'est pas trash, ouf.

Ma grand-mère maternelle venait de mourir (elle est morte en réalité le 2 février 2000), et il fallait que j'aille à paris pour se obsèques, et ça me gonflait, parce qu'en gros, je m'en foutais de la mort de ma grand mère; pour moi elle était déjà morte depuis longtemps. Et je culpabilisais parce que je m'en foutais, ou du moins parce que je nétais pas aussi atteinte que les autres. Il y avait des discours etc, et moi j'avais d'autres priorités (mais je ne sais pas lesquelles). Je suis sûre que les discours étaient très jolis et émouvants, mais j'avais pas envie de les entendre, car j'avais vraiment d'autres préoccupations.
Si je transpose à la vie réelle, c'est kif kif. C'est vrai que la mort de ma grand mère ne m'a pas fait grand chose. D'abord parce que même si j'allais beaucoup mieux au regard de ce que j'avais connu, j'allais encore mal, j'avais du mal à me mobiliser, et j'étais très loin de vivre une vie "normale" (je crois d'ailleurs que je ne le pourrai jamais, en tout cas je crois en avoir à peu près fait le deuil; jamais tout à fait bien sûr, puisque même si je souffre plus comme avant, c'est pénible de vivre et que j'ai toujours envie de changer ça; enfin bref, je me comprends).
En tout cas j'étais pressée de rentrer ici, j'avais un train que je n'aurais jamais le temps de prendre et je serais sans doute obligée de passer la nuit sur place. ça ça me renvoie à deux choses différentes: d'abord au fait que j'étais prête à faire un aller retour dans la journée pour me faire inséminer, ensuite au fait qu'à la fin de ma journée de boulot, j'ai vu qu'une formation était prévue à paris, et qu'il faudrait que je fasse l'aller retour dans la journée avec 7 heures de boulot entre les deux. En tout cas je voyais mon cousin à l'enterrement de ma grand mère (chaque fois que je pense à aller à paris, je pense à aller le voir).

Et puis il y avait choupette dans l'histoire (une copine de lycée, et j'ai vu ce nom là sur une 4L qui partait au maroc dans le cadre du raid machin chose plein de générosité, de bêtise et de pollution). il y avait un type méchant sur le toit de notre maison (la maison dans laquelle j'ai grandi), et moi je pleurais, j'en avais marre, j'en pouvais plus, mais je ne sais plus pourquoi. je sais juste que ce type lui voulait du mal, nous voulait du mal, qu'il nous surveillait, mais on ne savait pas d'où ni pourquoi. et moi j'essayais de me débarrasser de tout ça, d'échapper à la famille et les obsèques avec tout ce que ça implique, ainsi qu'à ce type dont j'avais envie de nous libérer.  Je prenais certaines initiatives mais je sais plus lesquelles (je le provoquais peut-être), et accessoirement, j'en avais marre de tout mon bazar et de saleté, mais je vois pas trop ce que ça venait faire là (à part le mal-être ambian). Je finissais par décider de prendre le train le lendemain, et en fait, plus ou moins grâce à mon cousin (dont je voyais le père à un moment aussi tiens, qui me culpabilisait bien comme il faut, comme toujours, et pourtant je l'aime beaucoup, c'est mon parrain), je partais en voiture de paris. sauf que je me retrouvais à la plage, à peine sortie de la ville. j'étais sidérée. c'était joli, mais c'était pas du tout là je voulais aller.
j'y voyais un couple qui se mariait, elle en blanc, lui en beige presque plus petit qu'elle. Ils n'étient pas extraordinairement beau, voire ils étaient un peu quelconque, mais ça fait rien, ils avaient l'air assez contents. Elle, venait de sortir un disque. que je n'avais pas du tout aimé au premier abord, mais j'y trouvais quand même des qualité, et je les lui disais. elle me remerciait, et je finissais par enfin demander où nous étions car j'étais complètement perdue, et à la base, c'était pour demander ça que je m'étais approchée.
On m'a répondu que j'étais dans les îles ? je ne sais plus le nom, ça pourrait être un truc comme kerguelen, sauf qu'il y avait au moins un s, un g, un l et un y dedans. Et c'était vers le nord.
j'étais sidérée d'être là en si peu de temps, je croyais que c'était à deux heures de paris ces îles là au moins, et en fait non. en dix minutes j'y étais.
puis je repartais pour faire ce que j'avais à faire (mais je ne sais toujours pas ce que c'était, c'était juste urgent, incompressible, indispensable, etc).

j'étais pas bien en me réveillant. c'est le chien qui s'est mis à chouiner car il en avait marre d'être au lit, à 10h30. Hier soir, je me suis endormie devant une série. je savais que j'étais fatiguée et qu'il valait mieux pas que je la regarde, mais j'ai pas pu m'empêcher: aller au lit à une heure du mat, psychologiquement, c'est trop tôt, j'y arrive pas. je sais que c'est profondément ridicule mais c'est comme ça.
Moyennant quoi, j'ai dû dormir quoi? une heure, puis je suis partie vite au lit, et me suis endormie aussitôt arrivée là-bas. J'ai donc dormi plus de  neuf heures.

je dors beaucoup en ce moment je trouve...
en même temps, je dors toujours beaucoup hein...?
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Publié dans Rêves

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