voyance (suite et fin, pour l'instant)
bon d'abord je tiens à dire que je suis une vilaine car j'ai toujours pas répondu aux commentaires (ni ici ni ailleurs), ni même lu les notes que j'aime bien lire habituellement.
mais je le sens pas, alors j'attends de le sentir.
et puis je veux écrire à pdfa pour lui raconter (synthétiquement) ce qui suit (pour ce qui le concerne).
comme vous le savez j'ai envoyé un email samedi soir à un voyant que je connaissais un peu, pour lui demander si j'aurais 0,1,2 ou davantage d'enfants.
je l'ai eu au téléphone à midi, et il était très intrigué car il ne se rappelait pas de moi.
il a commencé un peu à m'embrouiller façon "voyant" (vous êtes avec quelqu'un? que faites vous dans la vie?)
puis j'ai fini par replacer la question sur le sujet central (non sans avoir dit que j'étais célibataire).
il m'a dit sans détour qu'il ne me voyait pas ne pas avoir d'enfant. bizarre cette tournure négative.
que pour lui, les choses étaient évidentes, je ferais l'expérience de la grossesse (car je voulais savoir si j'avais un enfant si ce serait une adoption ou pas, il a pas compris pourquoi je parlais d'adoption apparemment mais bref), sous réserve évidemment, car il précise toujours que les choses ne sont jamais figées. enfin pour lui, oui, j'allais faire l'expérience de la maternité, il ne voyait pas que ça pouvait être autrement.
je lui ai demandé combien de fois, là, il m'a dit qu'il ne pouvait pas dire que ce serait plusieurs, et que de toute façon il fallait pas mettre la charrue avant les boeufs. j'ai retourné la question un peu plus tard, pour voir s'il répondait pareil, et oui. il m'a dit qu'il pourrait me faire plaisir et me dire que j'en aurais deux, trois, mais que c'était pas son but de faire plaisir, qu'il préférait dire ce qu'il voyait, et que lui, il voyait ça: une maternité.
comme chuis toujours super inquiète, j'ai peur que ce soit un enfant mort né ou malformé, ou qu'il meure, car il a tourné les choses de façon négative et n'a jamais dit qu'il voyait un enfant. mais j'ai rien dit. je me suis contentée de penser que j'aurais peut-être un enfant, et que c'était déjà bien.
ensuite, il m'a reposé des questions sur ma vie affective, ajoutant qu'il avait le sentiment que ma solitude me pesait beaucoup, qu'il y avait des soirs où c'était particulièrement dur. Ce n'est pas exactement en ces termes là que ça vient dans mon esprit, mais évidemment que ça correspond. c'est vrai que je m'en veux beaucoup de ne pas me sentir à l'aise avec "l'Autre", et d'être incapable d'avoir une vie affective. et puis oui, ça me pèse énormément, bien sûr, même si ça n'a pas toujours été le cas (notamment quand j'allais très mal).
il m'a ensuite dit que pourtant je devrais pas rester seule longtemps et que la seule chose qui l'inquiétait sur le sujet, c'était les barrières que je me mettais. il a redit qu'il me voyait bientôt en couple, il l'a dit deux ou trois fois, qu'il ne voyait pas pourquoi je ne le serais pas et que ça allait arriver très vite (en même temps il avait dit ça à ma copine, couple + enfants très vite, et c'était arrivé deux ans après). c'était exactement ce que je n'avais pas envie d'entendre, car j'ai peur d'en attendre trop, d'y croire trop (puisque j'en ai très envie par hypothèse, j'ai donc envie d'y croire, forcément), et de toute façon, si ça arrive je préfère que ce soit une surprise.
alors du coup, je lui ai parlé de jd, en lui demandant si ça pouvait pas être lui.
il un peu bafouillé, m'a demandé pourquoi je posais cette question, demandé son prénom immédiatement (avant même que j'aie répondu quoi que ce soit, je crois que j'ai commencé à bafouiller que je le fréquentais plus ou moins mais il m'a coupée), et dit tout de suite que ça lui disait rien. j'ai réitéré (pour finir ma phrase), il a réitéré aussi, puis j'ai résumé l'histoire, il m'a demandé son anniversaire, et là il m'a dit deux choses directement après avoir eu la date de naissance): qu'il était têtu au point que ça pouvait le rendre intolérant, et qu'il ne bougerait jamais pour moi. Puis il a ajouté qu'il était complètement paumé, qu'il cherchait son chemin, mais que de toute façon, il ne construirait jamais rien avec moi. bon vous allez me dire, jd me l'avait déjà dit. très tardivement, mais il l'avait fait. et toutes mes copines me l'avaient dit aussi.
alors je lui ai expliqué le truc de d'habitude, que je le savais depuis longtemps mais que je ne pouvais pas lutter contre mes sentiments, en meêm temps que j'avais l'impression que peu à peu, ils s'évacuaient, mais qu'ils n'étaient pas encore tout à fait partis encore même si ça progressait toujours un peu plus. il m'a dit le truc classique, qu'il faudrait pas que ça me bouche d'autres horizons et j'ai répondu que je ne pouvais rien faire contre ça, mais que je luttais à fond quand même. il l'a un peu compris, même si, comme tous mes amis, il n'a pas pu s'empêcher de continuer à dire, d'une certaine façon "oui mais faut pas, faut regarder ailleurs blabla..."
ensuite, côté boulot il m'a demandé où j'en étais. j'avais pas trop envie d'en parler, j'ai un peu éludé. et je crois que c'est à ce moment là qu'il m'a dit encore un truc que j'avais pas du tout envie d'entendre: que l'année prochaine serait très importante pour moi, que plein de trucs allaient changer, blabla, et qu'il fallait préparer ces changements cette année.
une astrologue m'avait déjà dit ce genre de trucs pour je sais plus quelle année, et oui y avait eu des changements mais bon, rien de plus que d'habitude, et quelque part, je suis sûre qu'elle avait raison, sauf que j'ai jamais compris où j'avais loupé le coche, ni comment il se faisait que je l'avais loupé tellement j'essayais sans cesse de faire mieux, d'améliorer, de saisir, etc.
surtout, cela ravive le sentiment très profond que j'ai de rater toutes les opportunités qui se présentent à moi bien malgré moi et surtout en dépit de mes efforts (ça me renvoit à ce qu'on m' atoujours dit sur le shommes par exemple, que je plaisais blabla alors pourquoi j'ai toujours été célibataire? ou pour l'école: que j'avais des facilités blabla, alors pourquoi j'ia jamais décollé de la moyenne alors que j'ai fait des efforts monstrueux? hein? pourquoi?)
quelque part au fond de moi, j'ai l'impression quj'on a des opportunités, et qu'il faut les saisir, et que moi, je les loupe toutes. chuis pas la seule hein, mais j'en fais partie. et surtout, j'ai beau changer mon fusil d'épaule, rien n'y fait. je vais quand même pas tirer avec les pieds, si?
et ce sentiment profondément ancré attise ma tristesse, mon mal-être, mes regrets, contre lesquels pourtant je lutte. donc je ne veux pas entendre qu'il va m'arriver des trucs bien, ni que je vais rencontrer quelqu'un, car je sais que les choses ne sont pas intangibles, et je me crois suffisamment nulle pour zapper des magnifiques choses qui me tendent les bras, sans comprendre pourquoi je les rate, en ayant juste la conscience nécessaire pour le constater, mais pas celle qui me permettrait de changer tout ça. car je reste convaincue qu'il ne faut pas lutter trop violemment contre sa propore nature. ou plutôt non, je reste pas sur cette conviction: je l'ai acquise au fil de mes tristes expériences, mais ça n'a pourtant pas changé grand chose au résultat (je passe à côté de ma vie). je conserve cette conviction seulement parce que ça a permis d'apaiser mes souffrances, ce qui est déjà immense.
si ma mission sur cette terre était de combattre le mal-être et de le diminuer, j'ai réussi, c'est sûr, même si j'ai pas fini, loin de là. mais alors c'est vrfaiment une mission karmique secrète de l'univers parce que franchement, personne ne le sait à part moi, et peut-être vous si ce que je vous raconte vous parle au moins un peu. en tout cas, ma propre conviction ne me suffit pas à m'apaiser et à me dire que j'ai "réussi" ma vie. non, certainement pas. je n'ai pas le sentiment d'avoir accompli quelque chose de suffisant et encore moins d'ostensible.
oui bon bref.
en tout cas, il m'a dit un truc qui m'a interloqué tant il n'y avait rien dans mes propos qui pouvaient le laisser supposer (ou alors je m'en suis vraiment pas rendu compte, mais non, en réfléchissant je vois pas du tout), c'est que j'étais pas bien dans ma maison. d'ailleurs il a pas dit ma maison car il savait pas dans quoi je vivais mais il a dit que c'était l'endroit où je vivais qui me pesait. il l'a dit au moins deux fois, même après que j'aie nié en disant que je voyais pas pourquoi il disait ça.
ça, ça m'a sidérée. tellement d'ailleurs que j'ai nié justement (sans m'apercevoir que je me mentais à moi-même sur le moment puisque je ne cesse pas de dire depuis quelques temps que j'en peux plus des travaux qui s'éternisent, d'une part et que d'autre part, je le dis moins, mais je crois que j'ai toujours eu un doute sur l'opportunité de venir vivre ici, où j'avais vécu des choses avec mes parents et mon frère aîné, petite). en fait, au début j'avais l'intuition que ce serait une bonne idée (changer l'histoire justement, ou du moins la reprendre à un moment où il y aurait encore pu avoir un changement: parce qu'on a déménagé quand j'avais cinq ans, et j'ai l'impression qu'avant cinq ans, c'était quand même bien moins pire qu'après, même si le ver était déjà dans le fruit: disons que le fruit n'était pas encore mangé/pourri donc pourquoi pas reprendre là, en quelques sortes, en venant vivre ici?). mais dès que ma mère est venue m'aider au bout de quelques jours, et avant le déménagement, j'ai compris que c'était une bourde. pour autant, je me suis dit qu'on n'était jamais obligé de subir, qu'on pouvait convertir, et c'est pour ça que je me disais qu'au contraire, ce pourrait être très bien. comme pour changer son sort. comme une chance à saisir de faire bouger les choses. donc je suis restée; enfin, y a évidemment des raisons financières aussi, je vois pas comment j'aurais pu me barrer ailleurs, et des raisons matérielles aussi: faire quoi de toutes mes affaires? il faudrait que je fasse le tri entre les affaires dont j'ai encore besoin, et celles dont je peux me passer.
bref comme il insistait assez lourdement, j'ai fini par me demander pourquoi il disait ça, et la première chose qui m'est venue, ce ne sont pas du tout les travaux (qui me font pourtant clairement chier désormais), mais le fait que c'était le berceau familial.
mais de toute façon, je trouve ça normal de pas se sentir bien chez soi, puisque je n'y arrive pas. même dans mon ex appart, c'était pas évident, alors qu'il était beaucoup plus agréable parce que beaucoup plus éclairé et avec une immense baie vitrée qui faisait toute la largeur de la salle à manger. mais bon, le bruit m'empêchait de dormir le matin, et j'avais pas de jardin.
pour la place, c'était plus petit, mais ça m'allait quand même pas trop mal.
bref. j'ai la même impression qu'avant et que pour l'ensemble des voyants. je trouve qu'ils savent parfois mettre le doigt sur certains trucs intéressants. mais je reste à penser que c'est comme les rêves et le reste, il n' en a qu'une toute petite partie qui soit exploitable.
il était tellement intrigué de pas se rappeler de moi avec ce que je lui racontais qu'il m'a demandé soit de lui envoyer une photo, et même mieux, de passer le voir. il m'a dit qu'il me tirerait gratuitement les cartes; bon sang j'ai un super capital sympathie avec lui! c'est la deuxième fois qu'il me le propose (la première fois c'était en 98 mais j'avais refusé). en même temps, je lui avais clairement dit que je ne le souhaitais pas particulièrement, notamment en raison du fait que ça faisait un peu cher pour ce que je m'autorise. j'ai aussi insisté sur le fait que je trouvais ça très bien sa formule à 15 euros pour une question et que ça pourrait sans doute intéresser pas mal de gens, qu'en tout cas, moi ça me convenait très bien.
je lui ai dit que contrairement à il y a douze ans, je ne pourrai sans doute pas lui envoyer de collègues, car c'est pas le style de celles que j'ai aujourd'hui.
c'est drôle par contre parce qu'il m'a dit qu'il ne me voyait pas du tout, il m'a même demandé si j'étais blonde, ça m'a fait rire qu'il se plante à ce point.
il me fait exactement le même effet qu'il y a douze ans: un type un peu solitaire, qui se demande peut-être un peu ce qu'il fait là, qui a des dons, du talent, et qui a envie de rendre service aux autres avec. pas intéressé mais qui aimerait bien pouvoir mieux gagner sa vie (en fait j'en sais rien, peut-être qu'il la gagne déjà bien?), en même temps qu'il est incapable d'être trop exigeant, pas du tout requin. c'est aussi pour ça que j'ai pas envie qu'il me tire les cartes, car j'ai pas envie qu'il travaille alors que je sais que je ne lui paierais pas ce qu'il devrait recevoir en retour. et puis encore une fois, 'jai peur de fantasmer dans le vide et de passer à côté d'un truc que je vivrai de toute façon probableemnt pas. oui ça vraiment je veux plus. je veux plus savoir ce que je rate, je veux juste saisir. jusqu'à présent, qu'on me prévienne ou non, j'ai jamais réussi.
encore une fois, 'jai déjà eu des exemples de "oh il va vous arriver un truc super", et de jamais rien voir. bizarrement, les rares personnes que j'ai croisées me paraissent ne pas être des charlatans, et être sincères, et j'ai confiance en ce qu'elles sentent, même si je relativise quand même. bon bref.
voilà l'histoire.
j'irai sûrement le voir, en lui disant que j'ai pas envie d'entendre les choses bien qui vont arriver, on verra bien si ça marche ou pas. mais j'ai envie de le voir quand même car j'ai envie de savoir si le mal-être peut se percevoir, se sentir, en quels termes, jusqu'à quel point etc. je suis extremement curieuse de ça, et chaque fois que j'ai rencontré astrologue machin etc, j'ai toujours questionné là dessus, car ça m'intrigue beaucoup: je ne comprends pas comment mes (ex)tortures psychiques ne transparaissent pas quelque part, dans ce domaine en particulier: le domaine de la sensation, de la perception de ce type de choses.
c'est vrai quoi, j'ai vraiment jamais compris comment mes souffrances se voyaient si peu, comment les gens ne la perçoivent pas davantage. j'ai toujours souffert qu'il n'existe pas de thermomètres de souffrfance psychique, et ce qui m'attire beeaucoup chez les voyants, c'est l'espoir que j'ai qu'ils puissent être des thermomètres à souffrance (mais apparemment non si j'en juge par ceux que j'ai déjà vus).
même si ça va servir sûrement à rien, je trouve que la moindre des choses, c'est de lui faire un peu de pub au cas où, qui sait? voici donc son site, après tout, on sait jamais:
http://www.matthieu-voyant.com/
bref. faudrait que je pense à "faire mon lit" (ahah vous savez? celui que je viens d'acheter et qu'il faut que je monte!), ou à me coucher?
demain boulot, pffffffffffff, j'ai vraiment pas envie, chuis trop fatiguée...
mais je le sens pas, alors j'attends de le sentir.
et puis je veux écrire à pdfa pour lui raconter (synthétiquement) ce qui suit (pour ce qui le concerne).
comme vous le savez j'ai envoyé un email samedi soir à un voyant que je connaissais un peu, pour lui demander si j'aurais 0,1,2 ou davantage d'enfants.
je l'ai eu au téléphone à midi, et il était très intrigué car il ne se rappelait pas de moi.
il a commencé un peu à m'embrouiller façon "voyant" (vous êtes avec quelqu'un? que faites vous dans la vie?)
puis j'ai fini par replacer la question sur le sujet central (non sans avoir dit que j'étais célibataire).
il m'a dit sans détour qu'il ne me voyait pas ne pas avoir d'enfant. bizarre cette tournure négative.
que pour lui, les choses étaient évidentes, je ferais l'expérience de la grossesse (car je voulais savoir si j'avais un enfant si ce serait une adoption ou pas, il a pas compris pourquoi je parlais d'adoption apparemment mais bref), sous réserve évidemment, car il précise toujours que les choses ne sont jamais figées. enfin pour lui, oui, j'allais faire l'expérience de la maternité, il ne voyait pas que ça pouvait être autrement.
je lui ai demandé combien de fois, là, il m'a dit qu'il ne pouvait pas dire que ce serait plusieurs, et que de toute façon il fallait pas mettre la charrue avant les boeufs. j'ai retourné la question un peu plus tard, pour voir s'il répondait pareil, et oui. il m'a dit qu'il pourrait me faire plaisir et me dire que j'en aurais deux, trois, mais que c'était pas son but de faire plaisir, qu'il préférait dire ce qu'il voyait, et que lui, il voyait ça: une maternité.
comme chuis toujours super inquiète, j'ai peur que ce soit un enfant mort né ou malformé, ou qu'il meure, car il a tourné les choses de façon négative et n'a jamais dit qu'il voyait un enfant. mais j'ai rien dit. je me suis contentée de penser que j'aurais peut-être un enfant, et que c'était déjà bien.
ensuite, il m'a reposé des questions sur ma vie affective, ajoutant qu'il avait le sentiment que ma solitude me pesait beaucoup, qu'il y avait des soirs où c'était particulièrement dur. Ce n'est pas exactement en ces termes là que ça vient dans mon esprit, mais évidemment que ça correspond. c'est vrai que je m'en veux beaucoup de ne pas me sentir à l'aise avec "l'Autre", et d'être incapable d'avoir une vie affective. et puis oui, ça me pèse énormément, bien sûr, même si ça n'a pas toujours été le cas (notamment quand j'allais très mal).
il m'a ensuite dit que pourtant je devrais pas rester seule longtemps et que la seule chose qui l'inquiétait sur le sujet, c'était les barrières que je me mettais. il a redit qu'il me voyait bientôt en couple, il l'a dit deux ou trois fois, qu'il ne voyait pas pourquoi je ne le serais pas et que ça allait arriver très vite (en même temps il avait dit ça à ma copine, couple + enfants très vite, et c'était arrivé deux ans après). c'était exactement ce que je n'avais pas envie d'entendre, car j'ai peur d'en attendre trop, d'y croire trop (puisque j'en ai très envie par hypothèse, j'ai donc envie d'y croire, forcément), et de toute façon, si ça arrive je préfère que ce soit une surprise.
alors du coup, je lui ai parlé de jd, en lui demandant si ça pouvait pas être lui.
il un peu bafouillé, m'a demandé pourquoi je posais cette question, demandé son prénom immédiatement (avant même que j'aie répondu quoi que ce soit, je crois que j'ai commencé à bafouiller que je le fréquentais plus ou moins mais il m'a coupée), et dit tout de suite que ça lui disait rien. j'ai réitéré (pour finir ma phrase), il a réitéré aussi, puis j'ai résumé l'histoire, il m'a demandé son anniversaire, et là il m'a dit deux choses directement après avoir eu la date de naissance): qu'il était têtu au point que ça pouvait le rendre intolérant, et qu'il ne bougerait jamais pour moi. Puis il a ajouté qu'il était complètement paumé, qu'il cherchait son chemin, mais que de toute façon, il ne construirait jamais rien avec moi. bon vous allez me dire, jd me l'avait déjà dit. très tardivement, mais il l'avait fait. et toutes mes copines me l'avaient dit aussi.
alors je lui ai expliqué le truc de d'habitude, que je le savais depuis longtemps mais que je ne pouvais pas lutter contre mes sentiments, en meêm temps que j'avais l'impression que peu à peu, ils s'évacuaient, mais qu'ils n'étaient pas encore tout à fait partis encore même si ça progressait toujours un peu plus. il m'a dit le truc classique, qu'il faudrait pas que ça me bouche d'autres horizons et j'ai répondu que je ne pouvais rien faire contre ça, mais que je luttais à fond quand même. il l'a un peu compris, même si, comme tous mes amis, il n'a pas pu s'empêcher de continuer à dire, d'une certaine façon "oui mais faut pas, faut regarder ailleurs blabla..."
ensuite, côté boulot il m'a demandé où j'en étais. j'avais pas trop envie d'en parler, j'ai un peu éludé. et je crois que c'est à ce moment là qu'il m'a dit encore un truc que j'avais pas du tout envie d'entendre: que l'année prochaine serait très importante pour moi, que plein de trucs allaient changer, blabla, et qu'il fallait préparer ces changements cette année.
une astrologue m'avait déjà dit ce genre de trucs pour je sais plus quelle année, et oui y avait eu des changements mais bon, rien de plus que d'habitude, et quelque part, je suis sûre qu'elle avait raison, sauf que j'ai jamais compris où j'avais loupé le coche, ni comment il se faisait que je l'avais loupé tellement j'essayais sans cesse de faire mieux, d'améliorer, de saisir, etc.
surtout, cela ravive le sentiment très profond que j'ai de rater toutes les opportunités qui se présentent à moi bien malgré moi et surtout en dépit de mes efforts (ça me renvoit à ce qu'on m' atoujours dit sur le shommes par exemple, que je plaisais blabla alors pourquoi j'ai toujours été célibataire? ou pour l'école: que j'avais des facilités blabla, alors pourquoi j'ia jamais décollé de la moyenne alors que j'ai fait des efforts monstrueux? hein? pourquoi?)
quelque part au fond de moi, j'ai l'impression quj'on a des opportunités, et qu'il faut les saisir, et que moi, je les loupe toutes. chuis pas la seule hein, mais j'en fais partie. et surtout, j'ai beau changer mon fusil d'épaule, rien n'y fait. je vais quand même pas tirer avec les pieds, si?
et ce sentiment profondément ancré attise ma tristesse, mon mal-être, mes regrets, contre lesquels pourtant je lutte. donc je ne veux pas entendre qu'il va m'arriver des trucs bien, ni que je vais rencontrer quelqu'un, car je sais que les choses ne sont pas intangibles, et je me crois suffisamment nulle pour zapper des magnifiques choses qui me tendent les bras, sans comprendre pourquoi je les rate, en ayant juste la conscience nécessaire pour le constater, mais pas celle qui me permettrait de changer tout ça. car je reste convaincue qu'il ne faut pas lutter trop violemment contre sa propore nature. ou plutôt non, je reste pas sur cette conviction: je l'ai acquise au fil de mes tristes expériences, mais ça n'a pourtant pas changé grand chose au résultat (je passe à côté de ma vie). je conserve cette conviction seulement parce que ça a permis d'apaiser mes souffrances, ce qui est déjà immense.
si ma mission sur cette terre était de combattre le mal-être et de le diminuer, j'ai réussi, c'est sûr, même si j'ai pas fini, loin de là. mais alors c'est vrfaiment une mission karmique secrète de l'univers parce que franchement, personne ne le sait à part moi, et peut-être vous si ce que je vous raconte vous parle au moins un peu. en tout cas, ma propre conviction ne me suffit pas à m'apaiser et à me dire que j'ai "réussi" ma vie. non, certainement pas. je n'ai pas le sentiment d'avoir accompli quelque chose de suffisant et encore moins d'ostensible.
oui bon bref.
en tout cas, il m'a dit un truc qui m'a interloqué tant il n'y avait rien dans mes propos qui pouvaient le laisser supposer (ou alors je m'en suis vraiment pas rendu compte, mais non, en réfléchissant je vois pas du tout), c'est que j'étais pas bien dans ma maison. d'ailleurs il a pas dit ma maison car il savait pas dans quoi je vivais mais il a dit que c'était l'endroit où je vivais qui me pesait. il l'a dit au moins deux fois, même après que j'aie nié en disant que je voyais pas pourquoi il disait ça.
ça, ça m'a sidérée. tellement d'ailleurs que j'ai nié justement (sans m'apercevoir que je me mentais à moi-même sur le moment puisque je ne cesse pas de dire depuis quelques temps que j'en peux plus des travaux qui s'éternisent, d'une part et que d'autre part, je le dis moins, mais je crois que j'ai toujours eu un doute sur l'opportunité de venir vivre ici, où j'avais vécu des choses avec mes parents et mon frère aîné, petite). en fait, au début j'avais l'intuition que ce serait une bonne idée (changer l'histoire justement, ou du moins la reprendre à un moment où il y aurait encore pu avoir un changement: parce qu'on a déménagé quand j'avais cinq ans, et j'ai l'impression qu'avant cinq ans, c'était quand même bien moins pire qu'après, même si le ver était déjà dans le fruit: disons que le fruit n'était pas encore mangé/pourri donc pourquoi pas reprendre là, en quelques sortes, en venant vivre ici?). mais dès que ma mère est venue m'aider au bout de quelques jours, et avant le déménagement, j'ai compris que c'était une bourde. pour autant, je me suis dit qu'on n'était jamais obligé de subir, qu'on pouvait convertir, et c'est pour ça que je me disais qu'au contraire, ce pourrait être très bien. comme pour changer son sort. comme une chance à saisir de faire bouger les choses. donc je suis restée; enfin, y a évidemment des raisons financières aussi, je vois pas comment j'aurais pu me barrer ailleurs, et des raisons matérielles aussi: faire quoi de toutes mes affaires? il faudrait que je fasse le tri entre les affaires dont j'ai encore besoin, et celles dont je peux me passer.
bref comme il insistait assez lourdement, j'ai fini par me demander pourquoi il disait ça, et la première chose qui m'est venue, ce ne sont pas du tout les travaux (qui me font pourtant clairement chier désormais), mais le fait que c'était le berceau familial.
mais de toute façon, je trouve ça normal de pas se sentir bien chez soi, puisque je n'y arrive pas. même dans mon ex appart, c'était pas évident, alors qu'il était beaucoup plus agréable parce que beaucoup plus éclairé et avec une immense baie vitrée qui faisait toute la largeur de la salle à manger. mais bon, le bruit m'empêchait de dormir le matin, et j'avais pas de jardin.
pour la place, c'était plus petit, mais ça m'allait quand même pas trop mal.
bref. j'ai la même impression qu'avant et que pour l'ensemble des voyants. je trouve qu'ils savent parfois mettre le doigt sur certains trucs intéressants. mais je reste à penser que c'est comme les rêves et le reste, il n' en a qu'une toute petite partie qui soit exploitable.
il était tellement intrigué de pas se rappeler de moi avec ce que je lui racontais qu'il m'a demandé soit de lui envoyer une photo, et même mieux, de passer le voir. il m'a dit qu'il me tirerait gratuitement les cartes; bon sang j'ai un super capital sympathie avec lui! c'est la deuxième fois qu'il me le propose (la première fois c'était en 98 mais j'avais refusé). en même temps, je lui avais clairement dit que je ne le souhaitais pas particulièrement, notamment en raison du fait que ça faisait un peu cher pour ce que je m'autorise. j'ai aussi insisté sur le fait que je trouvais ça très bien sa formule à 15 euros pour une question et que ça pourrait sans doute intéresser pas mal de gens, qu'en tout cas, moi ça me convenait très bien.
je lui ai dit que contrairement à il y a douze ans, je ne pourrai sans doute pas lui envoyer de collègues, car c'est pas le style de celles que j'ai aujourd'hui.
c'est drôle par contre parce qu'il m'a dit qu'il ne me voyait pas du tout, il m'a même demandé si j'étais blonde, ça m'a fait rire qu'il se plante à ce point.
il me fait exactement le même effet qu'il y a douze ans: un type un peu solitaire, qui se demande peut-être un peu ce qu'il fait là, qui a des dons, du talent, et qui a envie de rendre service aux autres avec. pas intéressé mais qui aimerait bien pouvoir mieux gagner sa vie (en fait j'en sais rien, peut-être qu'il la gagne déjà bien?), en même temps qu'il est incapable d'être trop exigeant, pas du tout requin. c'est aussi pour ça que j'ai pas envie qu'il me tire les cartes, car j'ai pas envie qu'il travaille alors que je sais que je ne lui paierais pas ce qu'il devrait recevoir en retour. et puis encore une fois, 'jai peur de fantasmer dans le vide et de passer à côté d'un truc que je vivrai de toute façon probableemnt pas. oui ça vraiment je veux plus. je veux plus savoir ce que je rate, je veux juste saisir. jusqu'à présent, qu'on me prévienne ou non, j'ai jamais réussi.
encore une fois, 'jai déjà eu des exemples de "oh il va vous arriver un truc super", et de jamais rien voir. bizarrement, les rares personnes que j'ai croisées me paraissent ne pas être des charlatans, et être sincères, et j'ai confiance en ce qu'elles sentent, même si je relativise quand même. bon bref.
voilà l'histoire.
j'irai sûrement le voir, en lui disant que j'ai pas envie d'entendre les choses bien qui vont arriver, on verra bien si ça marche ou pas. mais j'ai envie de le voir quand même car j'ai envie de savoir si le mal-être peut se percevoir, se sentir, en quels termes, jusqu'à quel point etc. je suis extremement curieuse de ça, et chaque fois que j'ai rencontré astrologue machin etc, j'ai toujours questionné là dessus, car ça m'intrigue beaucoup: je ne comprends pas comment mes (ex)tortures psychiques ne transparaissent pas quelque part, dans ce domaine en particulier: le domaine de la sensation, de la perception de ce type de choses.
c'est vrai quoi, j'ai vraiment jamais compris comment mes souffrances se voyaient si peu, comment les gens ne la perçoivent pas davantage. j'ai toujours souffert qu'il n'existe pas de thermomètres de souffrfance psychique, et ce qui m'attire beeaucoup chez les voyants, c'est l'espoir que j'ai qu'ils puissent être des thermomètres à souffrance (mais apparemment non si j'en juge par ceux que j'ai déjà vus).
même si ça va servir sûrement à rien, je trouve que la moindre des choses, c'est de lui faire un peu de pub au cas où, qui sait? voici donc son site, après tout, on sait jamais:
http://www.matthieu-voyant.com/
bref. faudrait que je pense à "faire mon lit" (ahah vous savez? celui que je viens d'acheter et qu'il faut que je monte!), ou à me coucher?
demain boulot, pffffffffffff, j'ai vraiment pas envie, chuis trop fatiguée...
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