c'était un pic, un cap, une péninsule?

Publié le par Grain de sail

ça va déjà mieux, même si je reste triste.
c'est fou ces compulsions... elles sont extrêmement violentes, même si elles sont moins longues. je n'ai rien à quoi m'accrocher dans ces moments là, alors je me jette sur les fleurs de bach. j'ai ressorti la fiole de star of bethleem, vite, et je me suis shootée avec.

de toute façon, j'ai l'habitude (encore que je l'avais un peu perdue, car là c'était très aigu), mais ce dont je n'ai pas l'habitude, c'est de ne pas avoir de temps pour me ressourcer, pour me reposer mentalement de toutes les agitations professionnelles. je ne sais pas me reposer du travail. ce n'est pas nouveau, et c'est normal: j'ai toujours vu ça à la maison. alors du coup, je ne peux pas me reposer du reste non plus. et ça s'accumule.

alors dès que quelques instants où je n'ai rien à faire se présentent, je traverse des abysses d'angoisse, qui n'ont pas le temps de se développer puisque j'ai toujours quelque chose à faire dans une demie-heure, dix minutes, ou deux heures.
ce que je n'aime pas dans tout ça, c'est que ça s'accumule, et que la tension s'accumule aussi, et que j'entre dans un cycle infernal. je sens bien que je suis dans une fuite en avant, et que c'est pas sain du tout. que contrairement à ce que beaucoup disent, non, ça ne permet pas de "passer à autre chose", au contraire même, ça alourdit le tout, comme si on chargeait la mule: au bout d'un moment elle sombre.

on peut pas être malheureux tranquillement non? flûte alors!
c'est quoi cette société dans laquelle on vit?

le docteur latête s'est voulu rassurant: c'est parce que j'ai arrêté les antidépresseurs depuis qeulques semaines que je suis dans cet état. il n'a certainement pas tort, mais ce qui m'inquiète, c'est que antidépresseur ou pas, je finis toujours dans cet état quand je travaille, c'est juste une question de temps. là, ça se fait très rapidement puisque ça fait à peine trois mois que je bosse. d'habitude, c'est au bout de deux ans que je suis dans cet état.

bref, le pic de malheur est parti, mais je sais qu'il est pas loin, je le sens.
pourquoi? parce que je n'aime plus.
c'est tellement bon d'être amoureux...

tout me paraît vide, creux. je disais l'autre jour que je me remettais à me méfier de tout depuis que j'avais re quitté jd, et bien ce n'est que la suite logique.
et je ne m'imagine pas retomber amoureuse... quand je vois ce que ça me coûte à chaque fois! c'est poru ça que ça m'agace ce qu'a dit le voyant. j'en ai marre qu'on me promette des monts qui n'existent pas: j'ai tellement envie d'y croire que ça me fait du mal.

et puis c'est vrai que je me reméfie de tout: par exemple, je m'aperçois que je n'ose plus aller plonger, ni aller prendre un verre après les entraînements, alors que j'y arrivais plutôt pas mal parce qu'il me semblait avoir retrouvé une certaine confiance il y a quelques mois. ébé non.

entre ça, le travail qui m'angoisse, les antidépresseurs que je ne prends plus (et que je reprends depuis mardi mais il faut le temps que ça fasse effet), oui, j'aurais bien besoin d'une longue pause...
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Publié dans Senti-mental

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1
pause!<br /> pauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuse!
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