rendez-vous constructif

Publié le par Grain de sail

ça y est, j'ai enfin revu mon docteur molécule.
contrairement à la première fois, qui était une calamité, ça s'est très bien passé. Je suis arrivée quasiment à l'heure (à deux ou trois minutes près), j'étais pas très à l'aise parce que c'est difficile à gérer d'aller voir deux psy, j'ai pas envie de refaire le travail que je fais avec le premier car je ne suis pas là pour ça, en m^me temps qu'il faut qu'il sache où j'en suis, et qu'il faut surtout que j'arrive à lui faire comprendre à quel point je vais mal.
c'est d'autant plus difficile que je vais indéniablement mieux qu'avant (surtout depuis les fleurs de bach), et j'ai donc toujours tendance à minimiser.
bon, le truc que j'ai trouvé, c'est de raconter mes cauchemars qui impressionnent toujours. quand je raconte des choses comme, ça, même si je raconte avec le sourire, on comprend bien qu'il y a un problème.

et puis je lui ai parlé d'hormones(sensibilité aux), de thymorégulateurs, de cyclothymie, etc. il m'a dit que si j'essayais de faire un enfant, c'était pas le moment de mettre un traitement contre ça en place, mais que si ce n'était pas le cas, il y aurait peut-être quelque chose à faire. je l'interrogerai là dessus la prochaine fois, car là, nous avons parlé procréation, et il est dix fois plus au point que ma gynéco je trouve. je m'en suis étonnée, et il m'a répondu qu'il avait été interne dans un service de procréation assistée. il m'a confirmé qu'il n'y avait vraiment rien à faire quand on était pas en couple (rien n'est autorisé), et qu'il ignorait ce qui se passait sur le plan administratif mais qu'apparemment, c'était difficile de faire reconnaître officiellement qu'on est bien en couple quand on est pas mariés. il m'a dit que même en couple, il y avait des délais particulièrement longs pour obtenir une procréation médicalement assistée.

en tout cas, à aucun moment il n'a jugé ce que je mettais en place, à aucun moment il n'a posé  de question genre vous avez pensé à ci ou ça? ll est parti du principe que je savais ce que je faisais et ce que je voulais, que j'étais responsable, et vous n'imaginez pas à quel point  ça fait du bien!!!
de toute façon, quand on a commencé à en parler sur un plan technique, il a vu que j'avais déjà bien avancé mon projet et que techniquement, je me débrouillais et que donc, j'étais renseignée. j'en ai profité pour lui demander confirmation ou infirmation de certaines choses, et je suis sûre que j'aurai d'autres questions à lui poser la prochaine fois.

côté traitement, il a décidé de me faire poursuivre le stablon, et qu'on verrait la prochaine fois si j'essayais d'en prendre trois par jour plutôt que deux. c'est que je lui ai expliqué par le menu les effets du taux de tsh qui avait bougé, et que donc je flippais.

de son côté, j'ai trouvé que la psychomot était pas très en forme, même si elle fait toujours bien son métier.
il y a eu un moment où grosso modo, quand je lui ai dit que j'allais si mal le jeudi précédent, elle a trouvé à me dire qu'il fallait que j'apprenne à vivre avec. d'un côté je sais qu'elle a raison (du moins en attendant d'améliorer les choses), de l'autre je lui ai dit que ce n'était pas une solution, car ce n'était pas possible de vivre avec des choses comme ça. c'est trop violent, trop douloureux,, trop handicapant, et surtout, particulièrement imprévisible. je lui ai dit que si ce jour là il y avait euune réunion importante au boulot, je l'aurais forcément foirée, et que ce n'était pas possible de vivre avec un couperet si dur qui tombe si souvent.
et pourtant, c'est vraiment moins qu'avant!!
et puis, alors que je lui disais que j'étais préocccupée par le point de savoir comment être moins sensible aux hormones (sous entendu en les conservant telle quel puisqu'elles ne sont pas anormales en elles-memes),  elle a trouvé à dire que le mieux serait sans doute de prendre la pilule pour régulariser les taux (puisque ç'avait été la réponse de ma gynéco  la première fois que je lui avais parlé du syndrôme prémenstruel qui était si pesant pour moi). je lui ai fait remarquer que j'essayais de faire un enfant, et que c'était pas le moment de rendre la pilule, mais j'ai bien compris à son air que ce serait sans doute souhaitable que je le fasse. je lui ai répondu que je ne comprenais pas pourquoi il fallait travailler sur les hormones plutôt que sur leurs effets (seuls les effets sont anormaux apparemment dans l'histoire), et je lui ai dit que je ne souhaitais pas renoncer à mes hormones (à mes cycles etc, chuis une femme merde!), mais aux effets anormaux qu'elles me font. j'ai dit que c'était pas parce qu'on a une jambe qui flanche souvent et qui fait qu'on se casse la figure qu'il fallait amputer.  ça ne l'a pas empêchée de me raconter par le menu tous les orages hormonaux auxquels étaient soumises les femmes enceintes tant pendant la grossesse qu'après. je lui ai dit que je m'étais renseignée là dessus, et que c'était peut-être précisément pour cette raison que je tenais tant à essayer de minimiser l'impact des hormones sur mon psychique.

elle a fini par capituler (mais j'ai bien compris qu'elle trouvait "pas bien" que j'aie un enfant), en me demandant si côté fleurs de bach (que j'avais arrêtées), il n'y avait pas un moyen, puis en me renvoyant vers l'homéopathe (puisque je me suis rendu compte qu'il m'avait fait arrêter le traitement pour ça).

en tout cas, vouloir me faire prendre la pilule à un moment où j'essaie de faire un môme, c'est fort je trouve! j'ai  bien senti qu'elle essayait encore, malgré elle, de me dissuader. elle n'a apparemment pas compris que c'était peine perdue, et qu'elle me faisait plus de mal que de bien à ne pas pouvoir s'empêcher de me juger par rapport à ça. heureusement en tout cas que je ne me suis pas laissée atteindre par ça.
mais duu coup, l'un dans l'autre, du positif en est quand même ressorti, car elle m'a bien recadrée (sur les pistes à travailler), et ça c'est une bonne chose: je vais réfléchir à prendre du walnut et à bien insister là dessus avec mon homéopathe...

bref, c'étaient des rendez-vous constructifs, surtout le docteur molécule qui n'a essayé de me "démonter" à aucun moment, ni de façon consciente, ni de façon inconsciente.
c'est con, mais ça fait bizarre...

et c'est vraiment agréable / constructif.
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Publié dans Procréation

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