encore trop brutale

Publié le par Grain de sail

aujourd'hui, j'ai fait un rêve plutôt cool, et pourtant, je me réveille en me détestant.

il faut dire qu'hier au boulot, j'en ai pris pour mon grade, et - Chaos va me haïr - en plus, en rentrant, j'ai brutalisé le chien car il avait étalé mes serviettes hygiéniques (usagées bien sûr) partout dans la salle à manger (tous mes tapis sont tachés de sang).
il faut le faire quand même: c'était la poubelle des toilettes, c'est-à-dire qu'il a vraiment été la chercher: par hypothèse, pour que je puisse sortir de la maison, il faut qu'elle soit pas plus qu'entrouverte, puisque les deux sont dos à dos.

le mois dernier, il m'avait fait la même chose avec la poubelle de la salle de bain, et celle de la chambre. j'en ai ras le bol. je vais pas faire le détail mais entre l'odeur, les taches et compagnie, et surtout symboliquement,  c'est détestable, quand je vois ça, ça m'envahit, particulièrement quand on rentre crevé le soir.
en fait, quand il fait ça, je lui crie dessus, en lui montrant ce qui me met en colère, ensuite je le frappe avec la poubelle en question (en la lui montrant bien juste avant), puis je l'enferme dans les toilettes dans le noir. je déteste faire ça, mais sur le moment, je ne peux rien envisager d'autre, ni agir autrement. j'espère que maintenant qu'il s'est pris des coups de chaque poubelle, il n'y touchera plus, car je n'ai pas envie de recommencer, et j'ai peur de ne pas pouvoir m'en empêcher la prochaine fois non plus. tout ça me dégoûte.

il n'y a plus que ça qui me rend furieuse après lui. même quand il s'en prend à la poubelle classique, je me fâche mais je ne le brutalise pas.

le psy me disait que tout allait bien entre lui et moi, mais il se trompait. il y a encore bien des choses qui me  gonflent vraiment beaucoup, mais contre lesquelles je ne sais pas quoi faire.
quand il chouine par exemple, et ça me handicape beaucoup, car ça m'oblige à le laisser tout seul plutôt que l'embarquer avec moi.

en fait, mes amis en ont marre de le voir et n'ont pas envie de le voir chez eux, ni même en promenade (quand on va en ville par exemple), ce qui veut dire que si je veux mener une vie "normale", il faut que je le laisse tout le temps tout seul. je ne sais pas bien gérer ça, je ne sais pas bien comment faire. je sais juste que je déteste le laisser tout seul trop longtemps.
il faut choisir entre son chien et ses amis?
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Publié dans Canineries

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c'est pas une question de répondre ou pas, c'est que tu n'arrêtes pas d'écrire que tu ne comprends pas ce que je dis alors que depuis le début, je ne dis qu'une chose. la même. encore et encore. sur la violence et gna gna gna ... c'est tout. bon, j'arrête là. même si tu dis encore une fois que tu ne vois pas le rapport avec la choucroute.
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G
<br /> je ne comprends plus ce que tu écris seulement depuis que je crois y avoir répondu et que tu n'as pas l'air de le prendre en compte. En résumé, je ne crois pas avoir mis le doigt dans l'engrenage<br /> de la violence pour toutes les raisons que j'ai déjà expliquées (dès le début), ce qui signifie que j'en tiens compte (ou que j'ai déjà expliqué ce que j'en pensais), et tu continues à m'expliquer<br /> qu'il faut faire gaffe, que la violence c'est bof notamment parce que c'est un engrenage, comme si je ne l'avais pas déjà pris en compte. ça peut durer longtemps...<br /> C'est donc bien un dialogue de sourdes! je continue à dire ce que j'ai dit en croyant avoir répondu à ce que tu dis (et en ne comprenant plus pourquoi tu le répètes car du coup ça ne répond plus à<br /> ce que je viens de dire), et tu as l'air de penser que j'ai pas entendu ce que tu disais puisque tu continues à le dire... j'en étais pas tout à fait sûre, mais là, ça y est, j'y crois.<br /> <br /> <br /> <br />
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la violence, c'est un engrenage, c'est bof. tout ce que je dis, c'est que c'est dommage d'user de la violence avec le chien. car si tu arrivais à te dominer avec le chien, tu pourrais être certaine de te dominer en toute autre circonstance où la violence sera la solution de facilité. <br /> <br /> comme tu veux plusieurs enfants, je me disais que si tu apprenais à te maîtriser avec le chien, tu n'aurais pas de problème à te maîtriser avec tes enfants. <br /> <br /> c'est tout. rien de plus, rien de moins.
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G
<br /> et bien, je croyais avoir répondu à cela, et précisément à ce risque d'engrenage, mais c'est un dialogue de sourdes!<br /> <br /> <br />
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statistiquement, il y a bien plus d'enfants assassinés qui meurent de la main de leur mère suite à des abus que de la main d'étrangers. même si les infanticides restent une énorme minorité, que statistiquement, les enfants meurent pour plein d'autres raisons que la main de leur mère, quand il y a abus ou mort violente non accidentelle, les stats sont là. (bon, ok, je n'ai pas de chiffres pour les années 2000... juste les 1990s et tirées du Quid, mais bon...) et puis je ne démarrais pas cette discussion avec l'infanticide en tête quand même, juste l'idée que le recours à la violence, c'est bôf, de mon point de vue (en tout cas je me sens bôf quand je suis violente :) )
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G
<br /> Je ne comprends toujours pas pourquoi tu dis tout ça.<br /> A vrai dire, les bébés sont rarement approchés par d'autres que leur mère, et encore plus rarement par d'autres sans leur mère. ensuite, il faudrait voir au niveau statistique à quel âge<br /> sont tués les enfants en question, car je doute qu'il y ait beaucoup de meurtres d'enfants passé quelques mois c'est-à-dire une fois le langage et la mobilité acquises, mais bon, j'ai pas vérifié),<br /> ensuite, comme tu le soulignes toi-mêmes, c'est une toute petite minorité, et je pense que les mères dans ces cas là ne se contrôlent plus du tout (c'est donc plus grave qu'un petit débordement),<br /> et en plus, je doute qu'elles ne regrettent pas, non pas leur geste, mais la mort même de leur enfant en tant que telle (ce qui ne serait pas le cas si elles ne l'aimaient pas)... et puis pour bien<br /> faire les choses, il faudrait connaître la proportion de mère-infanticide qui a réellement souhaité et attendu l'enfant à ce moment là de sa vie, et distinguer cette proportion de celles qui ne<br /> l'ont qu'à moitié choisi (sans aller jusqu'au regret ou pas).<br /> De surcroît, je le dis depuis le début que je me sens "bof" quand je suis violente avec mon chien, et enfin, il est très, très loin d'avoir été frappé au point d'en mourir!! J'ajoute tout ce que<br /> j'ai déjà dit dans les commentaires précédents, et j'en conclus que je vois pas bien le rapport avec la choucroute...<br /> Mais du coup, comme je suis plutôt influençable (émotionnellement car intellectuellement je maintiens ce que je dis), tout ça me fait flipper, maintenant je vais avoir en tête que si ça se trouve,<br /> je vais tuer mon enfant quand j'aurai du mal à le supporter (ce qui arrive un jour à presque toutes les mères).<br /> <br /> Tout ça pour arriver à la conclusion que la violence c'est "bof", ce dont je conviens depuis le début...!<br /> Bon, heureusement que j'ai un psy... pour ça, comme pour mon chien!<br /> <br /> <br />
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je comprends bien que tu ne vas pas traiter tes enfants comme ton iench, je me demandais juste ça:<br /> si tu n'arrives pas à trouver d'autre solution que la violence, que moi je considère comme une défaite, que ce soit à coups de poubelle sur la gueule ou à coups de hurlements sur sa mère, pour ton chien, alors que tu sais que c'est un instinct qui agit chez lui et non pas de la malveillance, alors comment penses-tu que tu géreras les mômes quand tu en auras trois à la maison en train de te mettre la pagaille partout :)<br /> <br /> quant aux parents qui ne le referaient pas, excuse-moi mais je pense que la pression sociale est suffisamment forte pour que des parents, ayant en plus parfois oublié les difficultés qu'ils ont traversées, s'abstiennent totalement de dire qu'ils ne le referaient pas. <br /> <br /> tout comme aucune mère, aucun parent ne se targue jamais d'avoir abandonné leur enfant, que ce soit à travers un divorce qui les éloignent de force ou un abandon légal, ou un abandon émotionnel ou financier sans abandon ni divorce. et pourtant, on en entend bien souvent de ces histoires de vie flinguées au départ parce qu'il y a désistement parental.<br /> pas besoin de leur demander à ceux-là, s'ils le referaient, car leur réponse serait, j'en suis convaincue, convenue, et non pas nécessairement sincère. <br /> <br /> n'oublions pas non plus que ... nan, je dis ça, je dis rien :)
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G
<br /> bon, on n'y arrivera pas sur ce coup là, je pense.<br /> on est tous confrontés à l'échec à un moment, surtout avec les enfants, mais c'est vrai de tout, et je ne peux pas dire que je ferai ci ou ça, je n'ai pas de boule de cristal. j'ai juste le<br /> sentiment que je ne déborderai pas de la même façon qu'avec mon chien, c'est tout.<br /> <br /> pour le discours social, je ne suis pas tout à fait de ton avis non plus. malgré tes arguments (qui à mon avis ne sont valables que si on n'a pas prêté une attention particulière sur le sujet, ce<br /> qui n'est pas mon cas), je pense qu'il y a bien plus de parents heureux d'avoir leurs enfants même s'ils sont dans la peine pour d'autres raisons que l'inverse, de même que je pense que parmi les<br /> femmes qui ont abandonné leur enfant, il y en a bien plus qui en sont malheureuses que l'inverse. et je doute qu'il y en ait qui aient oublié ce chapitre de leur histoire, ou qui s'en fichent.<br /> il y a sûrement des mères abandonnantes qui ne regrettent pas leur geste (j'en ai vu témoigner en ce sens). mais je crois que ça reste une petite minorité, et surtout, je crois qu'on peut très bien<br /> ne pas regretter d'avoir abandonné un enfant, tout en étant triste de l'avoir fait...<br /> je ne nie pas non plus qu'il y a des mères qui n'aiment pas leur enfant / regrettent d'avoir eu un enfant, ça existe.<br /> mais il reste que l'impression très forte qui se dégage, c'est un amour exceptionnel, viscéral, et surtout, très surprenant (c'est ce qui revient sans arrêt), et c'est ça à mon avis qui fait que la<br /> plupart le referaient si c'était à refaire.<br /> <br /> de toute façon, par définition, ce sont des choses qui ne se démontrent pas, c'est une question de conviction! et là dessus, on n'a pas du tout le même vécu, le même ressenti, on ne peut pas<br /> regarder les choses de la même façon, ni les interpréter de la même façon<br /> <br /> <br />
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tu sais, de ce que je vois des enfants autour de moi, avec les jumeaux et leurs copains, ou les petits maîtres de mon amie la bête, les gniards de mes cousins, bref des mômes de moins de 12 ans en général, tu peux répéter à l'envi les mêmes choses, il faut énormément de patience pour élever un enfant en douceur et dans la durée, sans céder à la violence. entraîne-toi avec le chien :) si tu réussis avec le chien, tu réussiras d'autant plus facilement avec les enfants puisque eux finissent quand même par atteindre l'âge de raison... <br /> <br /> sinon, je me demandais: puisque, je crois, tu penses que les dysfonctionnements de ta mère et de ta famille en général t'ont affectée au point que tu exprimes souvent ici que ta mère te pourrit la vie, comment penses-tu gérer tout ça avec tes propres enfants, je veux dire tes propres dysfonctionnements : comment envisages-tu de les gérer pour ne pas pourrir la vie de tes mômes comme ta mère a pourri ta vie?<br /> <br /> allez, zou, c'est pâques, vivent les résurrections!
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G
<br /> et bien en fait j'insiste, je pense que je ne me comporte pas avec mon chien comme je me comporterais avec un enfant, et je n'ai pas le sentiment (ni l'envie) de m'entraîner sur lui.<br /> il m'apprend des choses (beaucoup d'ailleurs) sur le plan relationnel, qui me servent au quotidien et qui me serviraient certainement pour un enfant, mais pas sur la méthode éducative puisque je ne<br /> crois pas qu'on puisse appliquer les mêmes pratiques à un chien et à un enfant, en raison essentiellement du langage, que les enfants comprennent du premier coup ou jamais ce qu'on leur dit. mais<br /> ce n'est pas seulement ça. c'est aussi cette idée que je déteste mais dans laquelle j'ai évolué (et qui donc, ressort dans les moments critiques, même si je déteste ça) que ce peut être efficace et<br /> utile de frapper un animal, mais qu'il vaut mieux l'éviter si possible pour un enfant (enfin j'ai quand même souvent entendu, petite, qu'une "bonne trempe" peut leur faire du "bien"). en tout cas<br /> il y a toujours eu des distinguos là dessus, qui ressortent donc sur le plan émotionnel, meme si à tête reposée, ce n'est plus la même chose.<br /> <br /> sinon, moi aussi j'ai des amis qui ont des enfants, mais surtout, j'ai eu un petit frère à l'âge de 17 ans, et j'ai découvert beaucoup de choses surprenantes sur les enfants (et qui ont<br /> révolutionné beaucoup de choses sur la vision que j'en avais), y compris sur le contrôle de soi en cas de comportements pénibles réitérés, alors qu'on lui a déjà expliqué 100 fois les mêmes choses<br /> et qu'il refuse d'écouter (spécialement quand on sait qu'il est capable de les comprendre).<br /> j'ai aussi un frère psychotique...<br /> je ne prétends pas avoir la science infuse, mais simplement, je ne doute pas de mes impressions sur ce sujet, et je ne me reconnais pas dans ce que tu dis.<br /> il n'en reste pas moins que je coince vis-à-vis du problème spécifique de mon chien avec les poubelles ou plus exactement les poubelles avec ce contenu précisément, et il est clair que je n'ai pas<br /> trouvé la solution, et que celle que j'applique ne me convient pas. comme je le disais, c'est la seule qui me vient à l'esprit dans ces moments là, et je ne pense pas (mais je peux me tromper) que<br /> c'est celle qui me viendrait à l'égard d'un enfant. je ne crois pas en tout cas que quelqu'un de l'extérieur soit mieux placé que moi pour émettre un avis éclairé là-dessus (qui que ce soit, y<br /> compris le psy)<br /> <br /> quant à ta dernière question, en fait, si je reprends ta formulation, c'est presque facile de répondre: je pense pouvoir ne pas pourrir la vie de mes gosses parce que... je sais trop bien comment<br /> on m'a pourri la mienne!!! mais en fait c'est une réponse fausse: il ne suffit pas de savoir.<br /> en fait, je la pose très souvent au psy, cette question, et depuis longtemps. il me répond toujours la même chose: que j'ai fait un travail de fond vis-à-vis de ma mère, qu'elle n'avait pas fait,<br /> elle, lorsque je suis née, vis-à-vis de la sienne. je peux même aller plus loin, car je lui réponds parfois que pourtant, je n'ai pas résolu tous mes problèmes avec elle, et même que parfois, ça<br /> revient violemment.<br /> là, ily a deux cas de figure: soit je m'aperçois en le formulant que j'en ai quand même résolu une très grande majorité, et que ce qui reste finalement, c'est la partie émergée de l'iceberg, et que<br /> tout le reste a fondu; soit je suis dans une sale période, et là, c'est lui qui lève un peu les yeux au ciel, ou qui me regarde avec un air qui ne comprend pas comment je doute encore de tout le<br /> travail que j'ai abattu et surtout des résultats qui en découlent, malgré ce qui reste, et qui restera probablement toujours.<br /> en tout cas, à chaque fois il est dans le mille, parce qu'à chaque fois, je ne doute plus sur ce sujet (ce qui n'était pas le cas au début), même si j'ai bien consciencce que le fait même d'être<br /> parent est un truc "dangereux" en soi (psychiquement) et que c'est une grande prise de risque.<br /> à chaque fois, je me sens prête à le prendre (ce qui n'a pas toujours été le cas), même si j'ai toujours peur de penser un jour que j'ai eu tort de le prendre. j'essaie de me rassurer en pensant au<br /> fait que j'ai pas souvent rencontré des parents qui ne le referaient pas si c'était à refaire, même ceux qui se plaignent beaucoup...<br /> <br /> <br /> <br />