encore!
J,
Ce n'est évidemment pas sans regrets que je te dis adieu.
Celui de ne plus rien partager d'agréable (mais tu sais que ça m'était
toujours douloureux par la suite), c'est que j'aimais beaucoup nos
entrevues, et ça va me manquer cruellement. ça va sans dire, mais ça va
toujours mieux en le disant.
Celui de ne pas être à tes côtés pour t'accompagner dans tes
difficultés, et plus précisément de ne pas avoir l'occasion d'échanger
sur la souffrance (puisque d'un côté je suis convaincue que ça aide
d'en parler, et de l'autre, mon expérience m'a montré que c'est pas
facile de rencontrer des gens qui la comprennent réellement).
Celui de ne jamais pouvoir parler de nos disputes (et de
la dernière en particulier), pour en démêler les choses. tu me fais la
tête, m'as tu dit, il y a sans doute de quoi; mais pourquoi ne pas
poser les choses plutôt? pour mieux les trier, et les éliminer?
Bien d'autres encore, que je t'ai souvent répétés, en vain.
Je croyais que ces antidépresseurs étaient efficaces pour toi, mais
j'ai fini par douter, car tes silences me font douter (rien de plus
ambigu que le silence). Si c'est le mal qui t'a repris, j'en suis
désolée, et j'espère que tu t'en sortiras le plus vite possible. Je me
permets de te conseiller de sortir tes fantômes, avant qu'ils ne te
dévastent. Ils feront sans doute des dégâts à l'extérieur, mais jamais
autant de mal qu'à l'intérieur.
Sinon, je ne t'ai pas tout dit, des choses qui n'étaient sans doute pas
agréables à entendre (et carrément désagréables à dire), qui me
paraissaient importantes, mais tu n'as jamais saisi la perche que je
t'avais tendue à plusieurs reprises, alors tant pis.
Il faut croire que je vais mieux, moi, parce que le silence, comme je
te l'ai déjà dit, ça me détruit, je ne l'ai jamais supporté, et
j'arrive enfin à le fuir.
gds
Ce n'est évidemment pas sans regrets que je te dis adieu.
Celui de ne plus rien partager d'agréable (mais tu sais que ça m'était
toujours douloureux par la suite), c'est que j'aimais beaucoup nos
entrevues, et ça va me manquer cruellement. ça va sans dire, mais ça va
toujours mieux en le disant.
Celui de ne pas être à tes côtés pour t'accompagner dans tes
difficultés, et plus précisément de ne pas avoir l'occasion d'échanger
sur la souffrance (puisque d'un côté je suis convaincue que ça aide
d'en parler, et de l'autre, mon expérience m'a montré que c'est pas
facile de rencontrer des gens qui la comprennent réellement).
Celui de ne jamais pouvoir parler de nos disputes (et de
la dernière en particulier), pour en démêler les choses. tu me fais la
tête, m'as tu dit, il y a sans doute de quoi; mais pourquoi ne pas
poser les choses plutôt? pour mieux les trier, et les éliminer?
Bien d'autres encore, que je t'ai souvent répétés, en vain.
Je croyais que ces antidépresseurs étaient efficaces pour toi, mais
j'ai fini par douter, car tes silences me font douter (rien de plus
ambigu que le silence). Si c'est le mal qui t'a repris, j'en suis
désolée, et j'espère que tu t'en sortiras le plus vite possible. Je me
permets de te conseiller de sortir tes fantômes, avant qu'ils ne te
dévastent. Ils feront sans doute des dégâts à l'extérieur, mais jamais
autant de mal qu'à l'intérieur.
Sinon, je ne t'ai pas tout dit, des choses qui n'étaient sans doute pas
agréables à entendre (et carrément désagréables à dire), qui me
paraissaient importantes, mais tu n'as jamais saisi la perche que je
t'avais tendue à plusieurs reprises, alors tant pis.
Il faut croire que je vais mieux, moi, parce que le silence, comme je
te l'ai déjà dit, ça me détruit, je ne l'ai jamais supporté, et
j'arrive enfin à le fuir.
gds
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