le diable, l'egypte, la grossesse et les fusils
et bien voilà une journée qui ne commence pas formidablement bien: j'ai renversé une partie de mon café sur le coin de mon ordi. pas grave, mais c'est la première fois que ça arrive, et j'aime pas ça. voyons les choses du bon côté: il était bon.
c'est surtout que j'ai encore mal dormi. depuis l'autre jour en fait, où j'ai psychoté sur une grossesse éventuelle, je n'ai pas passé une seule nuit à bien dormir. je me suis systématiquement réveillée plusieurs fois dans la nuit, et de samedi à dimanche, ce fut particulièrement fastidieux.
je me suis en effet réveillée à 6h30 du matin, après avoir fait un cauchemar qui, paradoxalement se termine relativement "bien".
j'ai rêvé du diable en personne. il était incarné dans le début du rêve par al pacino (pas étonnant j'ai vu qu'il jouait dans un film sur arte en zappant l'autre jour, et quand je le vois, je ne peux pas ne pas penser à "l'associé du diable" dans lequel il incarne ce dernier avec beaucoup de talent), puis dans les deux derniers tiers du rêve, c'était clint eastwood. ça par contre, j'ai pas du tout compris. le seul endroit où j'ai pu voir clint eastwood, c'était dans mon ancienne chambre, quand je suis passée voir ma mère, puisqu'il reste une ou deux photos de lui affichée sur le placard. mais par contre, pourquoi il incarne le diable, je n'en sais fichtre rien.
CHAOS SURTOUT NE LIS PLUS (même Quantique peut-être... c'est vraiment pas bo)
ce diable commettait des crimes gratuits, le mal pour le mal, l'horreur pour l'horreur, et l'image que je voyais ou qu'en tout cas j'ai retenue, c'est celle d'un bébé dont le visage avait été lacéré par ses griffes, et qui en était mort. il y avait tout: le sang, les griffures, le cadavre. il avait placé ses griffes au milieu du visage et les avaient sauvagement écartée, c'était atroce. des griffes de la couleur de celles d'un chat mais plus longue. je crois que c'était un petit garçon. le diable s'en amusait, pour lui c'était très bien, normal, son boulot quoi.
nous (je ne sais pas qui et moi, mais je ne nous voyais qu'à deux à la fin, et je n'ai bizarrement plus aucune image de celui ou celle qui m'aidait, je sais juste qu'il y avait quelqu'un), nous luttions contre le diable.
(CHAOS TU PEUX LIRE)
il faisait le mal pour faire le mal, c'était gratuit, et ça n'avait pas de sens. pourquoi s'était il acharné sur cette pauvre créautre? et je réalisais au cours de la lutte, que si, justement, ça avait du sens. que si le diable faisait du mal pour quelque chose de précis (à part faire du mal en soi), c'était là que ça n'avait plus de sens, et que ce n'était plus le diable. si le mal n'est pas gratuit, ce n'est plus exactement du mal. je n'ai pas épilogué sur la portée de tout cela, ni sur sa pertinence. quelque part, ça m'a paru logique, et ça m'a suffi. mais c'était important. il se peut d'ailleurs que j'aie pensé à ça en me réveillant, et non pendant le rêve; je ne sais plus exactement.
alors ce qui est curieux, c'est qu'on savait qu'on allait gagner, car en fait, tout se passait exactement comme dans un film que nous avions déjà vu. c'était difficile long et fastidieux, mais au moins, on savait qu'on gagnait à la fin. alors on faisait ce qu'il fallait, on luttait. je ne me rappelle plus comment, je me rappelle qu'il y a des flammes et très probablement un fusil. je vois clint eastwood à terre, qui tente de se relever, mais on lui assène le coup de grâce. et puis je vérifie qu'après il n'y a pas de "pirouette" du diable (comme dans tous les films), et il n'y en a pas, donc il est définitivement mort.
et c'est là que je me suis réveillée en sursaut et que mon esprit retors s'est mis à travailler de façon horrible. il m'a dit que ce ne pouvait pas être par hasard que j'avais rêvé du diable cette nuit (c'est la première fois que je rêve du diable, ça ne m'était jamais arrivé à ma connaissance), que c'était très probablement parce que j'étais enceinte, et que c'était pour me prévenir qu'il allait prendre l'âme de mon enfant. et que donc, j'allais élever le diable.
j'étais dans un demi sommeil, et cette idée me terrorisait littéralement.
j'en suis même arrivée à espérer que je n'étais pas enceinte et à me demander si je devais garder l'enfant si j'étais enceinte.
et puis j'ai pensé à ma grand-mère, car ma grand-mère, à la fin de sa vie, dans sa maison de retraite, était terrorisée par le jugement dernier, et avait peur de mourir à cause de lui (alors qu'elle avait passé sa vie à essayer de faire les choses bien, comme beaucoup de gens, mais en fait, vu son histoire, c'est normal qu'elle soit terrorisée par ça)
je me suis dit que c'était atavique, que j'avais vécu ce type de souffrances par le passé (même si elles n'étaient pas du tout édulcorées par la religion), et qu'elles reviendraient forcément un jour.
et puis j'ai pensé au diable, je me suis dit que nous ne saurions jamais s'il existe ou non, qu'une chose était sûre, c'est qu'il existait d'horribles choses dans la vie, et que ce n'était pas à trop vouloir s'en protéger qu'on y arrivait. qu'il y avait surtout une question de destin derrière tout cela, et du coup, j'avais quand même peur d'être enceinte, pour le cas où la "réincarnation" existerait, et qu'effectivement, mon enfant serait l'incarnation du mal. qu'il y avait bien des parents d'assassins, etc.
et puis j'ai fini par me dire qu'il n'y avait pas plus de risque pour mon enfant que pour d'autres, et même si un poil de doute subsistait, j'ai fini par me sentir un peu plus tranquille, car je ne doute pas que j'ai plutôt de bonnes chances (malgré ma situation objectivement pas jojo) d'apporter des choses positives à un enfant.
notamment parce que je me suis fait la promesse que je n'essaierais pas de faire entrer coûte que coûte un truc dans la tête de mon enfant, et que la méthode était sans doute souvent ce que l'enfant enregistrait, plutôt que la leçon qu'on croit lui avoir fait entrer dans le crâne.
évidemment, on n'est jamais sûr de pouvoir tenir ses promesses, parfois on est pris par les choses etc, mais en tout cas, c'est quand même une ligne de conduite, comme un fil d'ariane, et j'espère qu'il me conduira.
j'ai plusieurs atouts pour que ça marche: ma thérapie et relation avec ma mère [qui m'a fait mettre le doigt sur ce qui faisait mal et était contreproductif), + ce que j'ai vécu avec mon petit frère quand il était petit, + ma copine Xm qui sait si bien "diversifier" les méthodes, et en a presque toujours trouvé de rechange pour expliquer quelque chose à quelqu'un; il suffit que j'arrive à me rappeler de ça)
après ce rêve horrible, je ne sais plus de quoi j'ai rêvé exactement, mais j'ai rêvé que je n'étais pas enceinte. ou que je faisais une fausse couche, ou quelque chose dans ce goût là.
c'est dommage que je n'aie pas pris la peine d'écrire tout ça en me réveillant, car je me rappelais bien de tout sur le moment, et tout s'est envolé depuis.
c'est pour ça que je le fais aujourd'hui alors que j'ai mille autre choses à faire.
et puis cette nuit, j'ai encore rêvé de poursuites, et là y a deux cas de figure. y a un moment où je me trouve en Egypte, et qu'on me demande, en tant qu'occidentale, de rejoindre un "palais" qui est en fait un lieu de confinement de tous les occidentaux car une guerre se prépare, et on ne sait pas si on va pas être pris en otage. alors on emporte quelques unes de nos affaires, et on hésite.
ce qui me frappe, c'est l'espèce de carabine que je trimballe de façon très pacifique (le canon par terre, un canon en forme d'entonnoir d'ailleurs, le tout fait de bois et de métal, vieux). je me dis qu'il vaut mieux que je la prenne, je ne sais pas pourquoi. on m'engueule en me disant que c'est de la provocation de l'emporter dans le palais, et moi, je ne comprends pas pourquoi, mais mon intuition me dit qu'il faut vraiment que je la prenne. pourtant, même si on voulait notre mort, ça ne suffirait certainement pas à nous défendre. et en plus donc, on frôlait l'incident diplomatique. et pourtant, je la prenais quand même.
on pouvait ressortir, puis rerentrer encore pendant quelques temps. je me vois avec phildag, puis un moment je perds tous mes amis de vue, et plus aucun d'entre ne se trouve ni dans le palais, ni dehors, ni à l'endroit où nous étions avant, j'hésite à rapporter la carabine, et je me mets à avoir peur. je sais qu'ils sont quelque part, mais je ne les ai pas suivis, et du coup ils m'ont oubliée, et je suis perdue. j'ai peur que ce soit à cause de cette histoire de carabine, que ça ait modifié les intentions des Egyptiens, puis je finis par me rendre compte qu'ils sont partis regarder le foot dans une autre salle qu'on a mis à leur disposition (bizarre parce que phildag a horreur du foot).
avant tout cela, avant qu'on nous confine, je discutais avec plusieurs de mes amies, notamment avec la femme de phildag, et toutes me disaient avoir fait une fausse couche et aucune ne voulait trop m'en raconter les détails. je me rendais compte que c'était un passage obligé pour avoir un enfant, et je me disais que je voulais y échapper, mais qu'il fallait que je m'y attende.
grosso modo, je n'étais pas seule, mais je ne me sentais toujours pas vraiment à ma place, et puis on ne savait pas à quelle sauce on allait être mangés. quand je me suis réveillée, j'ai aussitôt pensé à mes racines paternelles, l'irak, la turquie, et je me suis dit que tout ça me renvoyait à ça, cette insécurité. aussi parce que pendant le rêve lui-même, on essayait de me montrer, géographiquement, que tous ces pays étaient anciennement un seul et même pays, bien qu'ils soient répartis sur une très grande étendue. j'avais beaucoup de mal à le concevoir et à le comprendre, mais je l'acceptais.
et puis après tout cela, je me voyais poursuivre une femme qui tentait de voler sa place à la secrétaire. il n'est pas impossible que j'étais à la fois la poursuivante et la poursuivie. là encore je me vois brandir un fusil pour la tenir en respect, dans la rue.
en la poursuivant, j'ai dû salir plein de chambres d'hôtel avec mon chien je crois. mais c'est trop vague, je ne me rappelle pas.
en tout cas, dans la nuit du diable, j'ai eu beaucoup de mal à me rendormir, il m'a bien fallu une demi heure ou une heure je pense, et j'ai pourtant dû me lever tôt pour la plongée (qui s'est bien passée), et j'ai fait une sieste en rentrant d'ailleurs.
et pour cette nuit, je me suis réveillée trois ou quatre fois, même si ça n'a jamais duré plus de quelques minutes. je me sens fatiguée et en manque de sommeil encore.
et je suis très en retard au boulot, et avec cette histoire d'ordinateur, je ne sais pas comment je vais m'organiser.
je suis pas contente de moi aujourd'hui.
pourtant hier, j'ai fait plein de trucs bien.
c'est surtout que j'ai encore mal dormi. depuis l'autre jour en fait, où j'ai psychoté sur une grossesse éventuelle, je n'ai pas passé une seule nuit à bien dormir. je me suis systématiquement réveillée plusieurs fois dans la nuit, et de samedi à dimanche, ce fut particulièrement fastidieux.
je me suis en effet réveillée à 6h30 du matin, après avoir fait un cauchemar qui, paradoxalement se termine relativement "bien".
j'ai rêvé du diable en personne. il était incarné dans le début du rêve par al pacino (pas étonnant j'ai vu qu'il jouait dans un film sur arte en zappant l'autre jour, et quand je le vois, je ne peux pas ne pas penser à "l'associé du diable" dans lequel il incarne ce dernier avec beaucoup de talent), puis dans les deux derniers tiers du rêve, c'était clint eastwood. ça par contre, j'ai pas du tout compris. le seul endroit où j'ai pu voir clint eastwood, c'était dans mon ancienne chambre, quand je suis passée voir ma mère, puisqu'il reste une ou deux photos de lui affichée sur le placard. mais par contre, pourquoi il incarne le diable, je n'en sais fichtre rien.
CHAOS SURTOUT NE LIS PLUS (même Quantique peut-être... c'est vraiment pas bo)
ce diable commettait des crimes gratuits, le mal pour le mal, l'horreur pour l'horreur, et l'image que je voyais ou qu'en tout cas j'ai retenue, c'est celle d'un bébé dont le visage avait été lacéré par ses griffes, et qui en était mort. il y avait tout: le sang, les griffures, le cadavre. il avait placé ses griffes au milieu du visage et les avaient sauvagement écartée, c'était atroce. des griffes de la couleur de celles d'un chat mais plus longue. je crois que c'était un petit garçon. le diable s'en amusait, pour lui c'était très bien, normal, son boulot quoi.
nous (je ne sais pas qui et moi, mais je ne nous voyais qu'à deux à la fin, et je n'ai bizarrement plus aucune image de celui ou celle qui m'aidait, je sais juste qu'il y avait quelqu'un), nous luttions contre le diable.
(CHAOS TU PEUX LIRE)
il faisait le mal pour faire le mal, c'était gratuit, et ça n'avait pas de sens. pourquoi s'était il acharné sur cette pauvre créautre? et je réalisais au cours de la lutte, que si, justement, ça avait du sens. que si le diable faisait du mal pour quelque chose de précis (à part faire du mal en soi), c'était là que ça n'avait plus de sens, et que ce n'était plus le diable. si le mal n'est pas gratuit, ce n'est plus exactement du mal. je n'ai pas épilogué sur la portée de tout cela, ni sur sa pertinence. quelque part, ça m'a paru logique, et ça m'a suffi. mais c'était important. il se peut d'ailleurs que j'aie pensé à ça en me réveillant, et non pendant le rêve; je ne sais plus exactement.
alors ce qui est curieux, c'est qu'on savait qu'on allait gagner, car en fait, tout se passait exactement comme dans un film que nous avions déjà vu. c'était difficile long et fastidieux, mais au moins, on savait qu'on gagnait à la fin. alors on faisait ce qu'il fallait, on luttait. je ne me rappelle plus comment, je me rappelle qu'il y a des flammes et très probablement un fusil. je vois clint eastwood à terre, qui tente de se relever, mais on lui assène le coup de grâce. et puis je vérifie qu'après il n'y a pas de "pirouette" du diable (comme dans tous les films), et il n'y en a pas, donc il est définitivement mort.
et c'est là que je me suis réveillée en sursaut et que mon esprit retors s'est mis à travailler de façon horrible. il m'a dit que ce ne pouvait pas être par hasard que j'avais rêvé du diable cette nuit (c'est la première fois que je rêve du diable, ça ne m'était jamais arrivé à ma connaissance), que c'était très probablement parce que j'étais enceinte, et que c'était pour me prévenir qu'il allait prendre l'âme de mon enfant. et que donc, j'allais élever le diable.
j'étais dans un demi sommeil, et cette idée me terrorisait littéralement.
j'en suis même arrivée à espérer que je n'étais pas enceinte et à me demander si je devais garder l'enfant si j'étais enceinte.
et puis j'ai pensé à ma grand-mère, car ma grand-mère, à la fin de sa vie, dans sa maison de retraite, était terrorisée par le jugement dernier, et avait peur de mourir à cause de lui (alors qu'elle avait passé sa vie à essayer de faire les choses bien, comme beaucoup de gens, mais en fait, vu son histoire, c'est normal qu'elle soit terrorisée par ça)
je me suis dit que c'était atavique, que j'avais vécu ce type de souffrances par le passé (même si elles n'étaient pas du tout édulcorées par la religion), et qu'elles reviendraient forcément un jour.
et puis j'ai pensé au diable, je me suis dit que nous ne saurions jamais s'il existe ou non, qu'une chose était sûre, c'est qu'il existait d'horribles choses dans la vie, et que ce n'était pas à trop vouloir s'en protéger qu'on y arrivait. qu'il y avait surtout une question de destin derrière tout cela, et du coup, j'avais quand même peur d'être enceinte, pour le cas où la "réincarnation" existerait, et qu'effectivement, mon enfant serait l'incarnation du mal. qu'il y avait bien des parents d'assassins, etc.
et puis j'ai fini par me dire qu'il n'y avait pas plus de risque pour mon enfant que pour d'autres, et même si un poil de doute subsistait, j'ai fini par me sentir un peu plus tranquille, car je ne doute pas que j'ai plutôt de bonnes chances (malgré ma situation objectivement pas jojo) d'apporter des choses positives à un enfant.
notamment parce que je me suis fait la promesse que je n'essaierais pas de faire entrer coûte que coûte un truc dans la tête de mon enfant, et que la méthode était sans doute souvent ce que l'enfant enregistrait, plutôt que la leçon qu'on croit lui avoir fait entrer dans le crâne.
évidemment, on n'est jamais sûr de pouvoir tenir ses promesses, parfois on est pris par les choses etc, mais en tout cas, c'est quand même une ligne de conduite, comme un fil d'ariane, et j'espère qu'il me conduira.
j'ai plusieurs atouts pour que ça marche: ma thérapie et relation avec ma mère [qui m'a fait mettre le doigt sur ce qui faisait mal et était contreproductif), + ce que j'ai vécu avec mon petit frère quand il était petit, + ma copine Xm qui sait si bien "diversifier" les méthodes, et en a presque toujours trouvé de rechange pour expliquer quelque chose à quelqu'un; il suffit que j'arrive à me rappeler de ça)
après ce rêve horrible, je ne sais plus de quoi j'ai rêvé exactement, mais j'ai rêvé que je n'étais pas enceinte. ou que je faisais une fausse couche, ou quelque chose dans ce goût là.
c'est dommage que je n'aie pas pris la peine d'écrire tout ça en me réveillant, car je me rappelais bien de tout sur le moment, et tout s'est envolé depuis.
c'est pour ça que je le fais aujourd'hui alors que j'ai mille autre choses à faire.
et puis cette nuit, j'ai encore rêvé de poursuites, et là y a deux cas de figure. y a un moment où je me trouve en Egypte, et qu'on me demande, en tant qu'occidentale, de rejoindre un "palais" qui est en fait un lieu de confinement de tous les occidentaux car une guerre se prépare, et on ne sait pas si on va pas être pris en otage. alors on emporte quelques unes de nos affaires, et on hésite.
ce qui me frappe, c'est l'espèce de carabine que je trimballe de façon très pacifique (le canon par terre, un canon en forme d'entonnoir d'ailleurs, le tout fait de bois et de métal, vieux). je me dis qu'il vaut mieux que je la prenne, je ne sais pas pourquoi. on m'engueule en me disant que c'est de la provocation de l'emporter dans le palais, et moi, je ne comprends pas pourquoi, mais mon intuition me dit qu'il faut vraiment que je la prenne. pourtant, même si on voulait notre mort, ça ne suffirait certainement pas à nous défendre. et en plus donc, on frôlait l'incident diplomatique. et pourtant, je la prenais quand même.
on pouvait ressortir, puis rerentrer encore pendant quelques temps. je me vois avec phildag, puis un moment je perds tous mes amis de vue, et plus aucun d'entre ne se trouve ni dans le palais, ni dehors, ni à l'endroit où nous étions avant, j'hésite à rapporter la carabine, et je me mets à avoir peur. je sais qu'ils sont quelque part, mais je ne les ai pas suivis, et du coup ils m'ont oubliée, et je suis perdue. j'ai peur que ce soit à cause de cette histoire de carabine, que ça ait modifié les intentions des Egyptiens, puis je finis par me rendre compte qu'ils sont partis regarder le foot dans une autre salle qu'on a mis à leur disposition (bizarre parce que phildag a horreur du foot).
avant tout cela, avant qu'on nous confine, je discutais avec plusieurs de mes amies, notamment avec la femme de phildag, et toutes me disaient avoir fait une fausse couche et aucune ne voulait trop m'en raconter les détails. je me rendais compte que c'était un passage obligé pour avoir un enfant, et je me disais que je voulais y échapper, mais qu'il fallait que je m'y attende.
grosso modo, je n'étais pas seule, mais je ne me sentais toujours pas vraiment à ma place, et puis on ne savait pas à quelle sauce on allait être mangés. quand je me suis réveillée, j'ai aussitôt pensé à mes racines paternelles, l'irak, la turquie, et je me suis dit que tout ça me renvoyait à ça, cette insécurité. aussi parce que pendant le rêve lui-même, on essayait de me montrer, géographiquement, que tous ces pays étaient anciennement un seul et même pays, bien qu'ils soient répartis sur une très grande étendue. j'avais beaucoup de mal à le concevoir et à le comprendre, mais je l'acceptais.
et puis après tout cela, je me voyais poursuivre une femme qui tentait de voler sa place à la secrétaire. il n'est pas impossible que j'étais à la fois la poursuivante et la poursuivie. là encore je me vois brandir un fusil pour la tenir en respect, dans la rue.
en la poursuivant, j'ai dû salir plein de chambres d'hôtel avec mon chien je crois. mais c'est trop vague, je ne me rappelle pas.
en tout cas, dans la nuit du diable, j'ai eu beaucoup de mal à me rendormir, il m'a bien fallu une demi heure ou une heure je pense, et j'ai pourtant dû me lever tôt pour la plongée (qui s'est bien passée), et j'ai fait une sieste en rentrant d'ailleurs.
et pour cette nuit, je me suis réveillée trois ou quatre fois, même si ça n'a jamais duré plus de quelques minutes. je me sens fatiguée et en manque de sommeil encore.
et je suis très en retard au boulot, et avec cette histoire d'ordinateur, je ne sais pas comment je vais m'organiser.
je suis pas contente de moi aujourd'hui.
pourtant hier, j'ai fait plein de trucs bien.
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