encore une couche?
bon, je voulais raconter ma journée de dimanche, qui n'est pas loin d'être "parfaite", mais je m'aperçois que j'ai pas pu m'empêcher de relire ce que j'avais écrit cette nuit, et je m'aperçois que ça reste assez dur, en tout cas au début.
c'est difficile car je ne peux pas être neutre, je suis trop concernée, et je pense trop de choses justement. et puis j'ai oublié plein de détails et commis certaines maladresses, mais bon, je peux pas corriger indéfiniment telle phrase ou telle autre, je l'ai déjà fait pendant trop longtemps hier!
je suis contente quand même, d'avoir formalisé tout ça.
en tout cas, je pourrais ajouter que ce qui m'a permis de distinguer le jugement du constat, c'est un truc tout simple: le constat d'huissier.
quand j'ai vraiment un gros doute, je me pose toujours la question: est-ce que ça pourrait figurer dans un constat d'huissier, ça?
et ça m'aide beaucoup.
mais ce n'est pas suffisant, car le constat est en lui-même parfois très insidieux. et oui... pourquoi fait-on un constat d'huissier si ce n'est pour demander, ultérieurement, qu'un jugement soit prononcé?
les constats donc, sont également à manier avec précaution, me semble t-il. si j'ose dire, ils ne sont pas aussi innocents qu'ils en ont l'air. mais c'est déjà un premier pas, et un pas essentiel, je trouve, que de faire la distinction.
bien évidemment, avec cette manie de vérifier tout ce qui est jugement ou constat dès qu'il y a le moindre problème, je me fais moquer. ma mère s'est souvent moqué, en me disant que je coupais les cheveux en quatre. mes copines aussi, me disaient souvent que c'était normal qu'il y ait une appréciation de la part de l'autre, surtout de la mère.
mais maintenant que j'ai pu mesurer à quel point c'était utile, pour ne pas dire indispensable, je les laisse dire, je ne m'en offusque plus, et j'agis en fonction: quand ma mère entre dans cette spirale, je fiche le camp, même si ça paraît beaucoup trop tôt pour certains, ou injustifié (je repense au coup des cadeaux pour mon anniversaire en 2008, que personne n'a jamais compris, et qui m'a pourtant lourdement atteinte).
et avec le temps, comme j'ai tendance à faire comme elle (puisque les chiens font pas des chats), je ne regarde même plus si je juge ou je constate, je n'y réfléchis plus que quand on me dit ou reproche de juger, et généralement, j'admets que j'ai porté un jugement, je me rends compte aussi que je commets régulièrement des erreurs.
de façon générale, il me paraît impossible de s'empêcher de juger, et il me paraît évident que certaines personnes y sont plus sensibles que d'autres. la difficulté c'est que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne en ce qui concerne l'expression du ressenti.
certains attendront que ça aille beaucoup trop loin pour oser exprimer un désagrément ou esquisser un petit reproche. d'autres l'exprimeront très rapidement, même sans entrer dans ces détails, juste en changeant de conversation par exemple
à mes yeux, c'est ça qui est le plus difficile à doser...
bon allez hop, j'arrête. j'ai un rv cet après midi, et il faut que je me prépare.
c'est difficile car je ne peux pas être neutre, je suis trop concernée, et je pense trop de choses justement. et puis j'ai oublié plein de détails et commis certaines maladresses, mais bon, je peux pas corriger indéfiniment telle phrase ou telle autre, je l'ai déjà fait pendant trop longtemps hier!
je suis contente quand même, d'avoir formalisé tout ça.
en tout cas, je pourrais ajouter que ce qui m'a permis de distinguer le jugement du constat, c'est un truc tout simple: le constat d'huissier.
quand j'ai vraiment un gros doute, je me pose toujours la question: est-ce que ça pourrait figurer dans un constat d'huissier, ça?
et ça m'aide beaucoup.
mais ce n'est pas suffisant, car le constat est en lui-même parfois très insidieux. et oui... pourquoi fait-on un constat d'huissier si ce n'est pour demander, ultérieurement, qu'un jugement soit prononcé?
les constats donc, sont également à manier avec précaution, me semble t-il. si j'ose dire, ils ne sont pas aussi innocents qu'ils en ont l'air. mais c'est déjà un premier pas, et un pas essentiel, je trouve, que de faire la distinction.
bien évidemment, avec cette manie de vérifier tout ce qui est jugement ou constat dès qu'il y a le moindre problème, je me fais moquer. ma mère s'est souvent moqué, en me disant que je coupais les cheveux en quatre. mes copines aussi, me disaient souvent que c'était normal qu'il y ait une appréciation de la part de l'autre, surtout de la mère.
mais maintenant que j'ai pu mesurer à quel point c'était utile, pour ne pas dire indispensable, je les laisse dire, je ne m'en offusque plus, et j'agis en fonction: quand ma mère entre dans cette spirale, je fiche le camp, même si ça paraît beaucoup trop tôt pour certains, ou injustifié (je repense au coup des cadeaux pour mon anniversaire en 2008, que personne n'a jamais compris, et qui m'a pourtant lourdement atteinte).
et avec le temps, comme j'ai tendance à faire comme elle (puisque les chiens font pas des chats), je ne regarde même plus si je juge ou je constate, je n'y réfléchis plus que quand on me dit ou reproche de juger, et généralement, j'admets que j'ai porté un jugement, je me rends compte aussi que je commets régulièrement des erreurs.
de façon générale, il me paraît impossible de s'empêcher de juger, et il me paraît évident que certaines personnes y sont plus sensibles que d'autres. la difficulté c'est que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne en ce qui concerne l'expression du ressenti.
certains attendront que ça aille beaucoup trop loin pour oser exprimer un désagrément ou esquisser un petit reproche. d'autres l'exprimeront très rapidement, même sans entrer dans ces détails, juste en changeant de conversation par exemple
à mes yeux, c'est ça qui est le plus difficile à doser...
bon allez hop, j'arrête. j'ai un rv cet après midi, et il faut que je me prépare.
Publicité