grande gueule (mais je peux pas m'empêcher)
vers 2h du mat
bon à part ça côté boulot, je sais plus si je l'ai dit, mais j'ai obtenu l'emploi du temps que je voulais (trois jours par semaine)
en outre je me suis incrustée à une sorte de stage aujourd'hui, et j'ai, comme d'hab, pas pu m'empêcher d'ouvrir ma grande gueule et de dire ce que je pensais, parfois un peu durement.
à part une personne à un moment qui a râlé parce que je monopolisais la parole, les autres ont eu l'air de m'apprécier, et ont été très sympas avec moi.
on était une quinzaine autour de la table, c'était sympa, très animé.
j'ai appris beaucoup de choses, et notamment je me suis rendu compte que je faisais à peu près ce qu'il fallait, sauf sur quelques points où je peux améliorer des choses, et que j'ai notées dans un coin de ma tête:
notamment inviter les autres à téléphoner plutôt que de dire que je vais rappeler moi-même (ce qui nécessite une certaine organisation mais ça en vaut la peine), ou encore faire davantage participer les adhérents; je ne voulais pas le faire parce que la plupart du temps, ils ont tendance à estimer que le service leur est dû, et moi, comme j'ai une très lourde tendance à culpabiliser, j'ai tout le temps l'impression d'avoir tort de leur faire faire ci ou ça.
mais en fait j'avais pas pensé que ça les déresponsabilisait, en même temps que ça les soulage, certes, et qu'il vaut donc mieux les voir un peu râler, mais les faire participer pleinement, quitte à les faire bosser un peu; d'ailleurs, si on s'y prend bien, ils doivent pourvoir le faire avec plaisir. le plus difficile pour moi (et en dehors de la culpabilité c'est aussi pour ça que j'ai du mal à faire participer l'adhérent), c'est de parvenir à me concentrer suffisamment pour pouvoir cibler les choses correctement alors qu'ils se trouvent en ma présence. ça, c'est terriblement difficile; mais au pire, je peux les faire revenir ou les faire rappeler, et ça aussi je dois pouvoir me l'autoriser.
sachant que ce dont j'ai peur, si je leur demande de me rappeler, c'est de pouvoir me rappeler en trois secondes de tout leur dossier d'un coup. pourtant j'en ai pas 36000, dossiers, mais c'est toujours extrêmement difficile pour moi de passer d'une chose à une autre, j'ai vraiment beaucoup de difficultés à cela, et je ne peux pas rattraper ça en me concentrant sur le moment puisque le seul fait d'être au téléphone avec la personne m'empêche de me concentrer.
il ressort de ce stage qu'il faut que je m'efforce pourtant d'aller dans ce sens: personne ne me l'impose, mais je trouve que c'est bien, ça me paraît cohérent.
en tout cas, côté sommeil, ça a été très dur.
j'ai dû me lever ce matin, même si je me suis permis d'arriver en retard (j'avais prévenu que ce serait probablement le cas), et je suis partie plus tôt que prévu car j'étais exténuée et d'autres personnes s'étaient permis de partir aussi.
en arrivant ici vers 17h, j'ai essayé de dormir un peu pour pouvoir aller à la piscine vers 18h45, mais j'ai somnolé sans vraiment dormir. du coup, j'étais claquée au moment de partir pour la piscine, et je n'en ai pas eu le courage.
c'est la première séance que je manque, je crois, depuis le début (qui a eu lieu le 9 octobre si ma mémoire est bonne)
du coup, je me suis autorisée à ne pas y aller, car je savais que j'aurais beaucoup de mal à y prendre du plaisir, et que c'était quasiment perdu d'avance.
je suis donc restée au lit, j'ai un peu regardé la télé, mangé un sandwich, puis regardé la trois (l'histoire de charlotte vallandray; j'ai beaucoup souri quand j'ai compris d'où venait son nom). j'ai fini par craquer et remettre le chauffage central plutôt que les poompes à chaleur, bruyantes, suffisantes en temps normal, mais qui répartissent pas très bien la chaleur quand les températures dehors sont en dessous de zéro.
je suis aussi sensible à la température qu'à la fatigue, et cela n'est pas fait pour me rassurer en cas de grossesse. ah tiens au fait, j'ai ajouté au psy que je m'inquiétais également sur le plan matériel car je ne vis qu'avec environ 1000 euros par mois (du moins quand je toucherai mon salaire car pour l'instant c'est moitié moins), et qu'avec un môme ça risquait d'etre difficile, même si je présume que ma mère pourra pas s'empêcher de me faire un chèque de temps en temps tellement elle serait contente d'être grand mère; évidemment, je n'ai pas envie de compter là-dessus; et je lui ai dit que j'étais probablement prête à prendre le risque malgré tout puisuqe j'ai la chance d'avoir un toit à moi, et d'avoir un endroit pour l'accueillir, un endroit dont on ne peut pas me déloger en principe, quoiqu'il m'arrive.
tout ça pour dire que je pense régulièrement à ce qui pourrait poser problème (même si je sais bien qu'on ne fait jamais le tour de tout).
en tout cas, là, je me suis facilement "reconstruite": je suis restée au lit, j'ai pris mon temps, je me suis réchauffée car j'avais froid et j'ai imaginé qu'avec un enfant, je profiterais moins bien de tout cela, mais que j'en profiterais quand même, et j'ai même pensé que le chien n'était pas incompatible avec un enfant, et que je devrais continuer à pouvoir lui accorder un peu de temps, même si ce sera forcément moins. bon, tout ça, j'en suis pas sûre du tout, et je me trompe peutêtre, mais bon, en tout cas, ça me trvaille.
ah oui et puis aussi, j'ai appris que les homosexuelles pratiquaient en effet ce qu'elles appellent "linsémination artisanale", mais vu que c'est passé à la télé, je présume que les forums vont être pris d'assaut, et que c'est même pas la peine que j'essaie de trouver un donneur par ce biais là.
je ne sais toujours pas, pour ça, ça n'avance pas tellement dans ma tête sur le plan purement technique.
sinon, côté sommeil, je suis pas au bout de mes peines, j'en ai ras-le-bol d'être tout le temps fatiguée comme ça.
après avoir vu l'émission l'autre jour, j'ai pris rendez-vous à la clinique du sommail, mais à mon avis ça répond à une impulsion idiote, et j'ai eu tort, je devrais annuler;
j'avais déjà consulté deux fois il y a 10/12 ans car je n'en pouvais plus de ne pas dormir, et on m'avait renvoyé vers le tabac (puisque je fumais), et la dépression; ça m'avait franchement foutu les boules
aujourd'hui les choses se sont franchement améliorées, mais elles sont toujours difficiles
je ne dors toujours pas bien, mais contrairement à ce qui se passait avant, je n'ai plus vraiment l'impression de faire des apnées du sommeil (je suis sûre d'en avoir fait en tout cas, pendant un temps, donc soit j'en fais toujours et je ne m'en aperçois pas et en tout cas je n'ai presque plus rien qui me l'indique, soit la situation s'est améliorée, mais ça, ça me semble pas très logique)
en tout cas, je continue à penser que je ne dors pas bien, et là, je commence à me poser la question qui se conjugue avec ce qui reste de ma dépression: qui de l'oeuf ou de la poule?