bonne journée pour quelqu'un qui va mal
bon, ça va mieux.
j'ai bien fait de me faire violence et d'aller au travail, ce qui me confirme que mon intuition est très douée pour me guider dans ce domaine (là où ça vaut la peine de me faire violence, et inversement).
en fait, je m'aperçois que je me mets trop la pression toute seule.
mais c'est normal, quelque part. parce que quand je vais mal, j'avance pas bien, je suis pas motivée sur mes dossiers, je n'arrive à rien. en sorte que je me sens coupable de ne pas bien faire mon travail, puisque je me fais violence et que pourtant, le résultat n'est pas au rendez-vous.
mais quand je vois le temps que "perdent" mes collègues à bavarder entre elles, et le temps que j'y passe moi, je ne devrais vraiment pas culpabiliser. ce qui montre bien que la culpabilité n'est pas objective pour ce qui me concerne (et dans ce domaine en tout cas).
aujourd'hui, j'étais trop mal pour bavarder en arrivant. car en général, j'arrive peu avant 13h (seul moment où j'arrive à trouver des places pour me garer), c'est-à-dire au moment où mes collègues sont installées à la cuisine depuis un quart d'heure environ et mangent ensemble, ou font réchauffer leurs gamelles.
Quand je suis en forme, j'ai déjà mangé, ou bien j'arrive avec mon sandwich.
aujourd'hui, et c'est sans doute la première fois, je suis arrivée sans rien avoir mangé ni rien avoir à manger volontairement. je faisais grève de la faim, car j'avais vraiment pas envie de manger, ce qui est souvent le cas quand je me sens mal. j'ai quand même emporté une compote et des biscuits pour au cas où, finalement, la faim apparaitrait dans l'après-midi.
dès mon arrivée, j'ai dit bonjour, puis je suis partie m'isoler dans mon bureau, après avoir averti que je me sentais pas bien, grâce à l'occasion en or qui m'en a été donnée tout de suite en arrivant: "tu manges avec nous?". non, ai-je répondu "j'ai beaucoup plus envie de vomir que de manger pour l'instant", ai-je dit en riant gentiment. puis je suis partie.
j'ai défait mes affaires, sorti l'ordinateur, transféré mes fichiers sur le disque dur, et j'ai bien fait car les larmes ont afflué peu après.
puis au bout d'un moment, j'ai entendu que ça jasait, et que l'une demandait ce qui m'arrivait ou si je les fuyais ou je ne sais quoi. elle l'a fait très discrètement de sorte que je n'ai pas entendu. mais c'était sans compter marniac qui répond toujours avec sa voix forte et se fiche des conventions (bizarrement, c'est justement un côté d'elle que j'apprécie), et je l'ai entendu dire "je sais pas, elle nous fuit ou quelque chose comme ça, faudrait lui demander".
ça tombait bien parce que c'était juste au moment où mes larmes avaient enfin cessé et que je me sentais la force de les rejoindre.
je l'avais dit d'ailleurs en partant dans mon bureau, que je viendrais prendre le dessert avec elles. j'ai donc sauté sur l'occasion pour dire que j'étais pas très bien et que j'avais bien failli ne pas venir travailler, mais qu'il n'y avait pas de problème. je crois que les gens commencent à se faire à mon caractère aussi souriant que ténébreux, et ne m'en veulent pas trop. ça me fait d'ailleurs beaucoup de bien de ne pas me sentir accusée et jugée en permanence. j'entends leur "dubitativité", mais je vois aussi leur tolérance qui me fait du bien, et du coup, je n'ai aucun mal à donner quelques explications quand je sens que ça devient nécessaire.
donc ça tombait bien que marniac se moque en disant que j'étais sûrement atteinte de la grippe h1n1 et que si c'était ça, elle allait me renvoyer chez moi. j'ai plaisanté avec elle, et cela a contribué à rassurer les autres, je crois.
puis on s'est mises à travailler, et j'y suis allée plan plan. j'ai un peu agacé mon patron que j'ai appelé deux fois pour lui poser des questions qui l'emmerdent. mais en même temps, même s'il y a sûrement des choses qu'il ne comprend pas dans mon fonctionnement (il arrive que je lui pose plusieurs fois les mêmes problèmes, et en général, je le fais régulièrement jusqu'à ce qu'une réponse me convienne; or lui a le sentiment de m'avoir déjà donné une réponse satisfaisante), et qu'il doit me prendre pour une "bouchée" de temps en temps, mais ce n'est pas très grave, car simultanément, il voit bien que j'avance quand même. car ces questions sont toujours accompagnées d'avancées.
bon tout ça pour dire que j'ai travaillé tranquillement, avancé, et qu'en fin de journée, j'étais toujours très ténébreuse, les sourcils froncés (ça me fait rire d'ailleurs, quand je m'aperçois à quel point j'ai le visage dur et figé, ça me fait penser à ma prof de physique de seconde, une caricature: chignon parfaitement tiré, lèvres pincée, nez aquilin, visage très fermé et très dur, je l'aimais beaucoup pourtant parce que quand j'avais une mauvaise note, je savais pourquoi, et ça, c'était rare chez les profs)
c'est drôle ce visage dur, et cet esprit lourd, alors que la dernière conversation téléphonique que j'ai eue, était au contraire très joyeuse, très enthousiaste, et trèsencourageante pour la personne que j'avais.
je ne comprendrai jamais tout à fait comment il est possible d'être à la fois aussi paradoxal et aussi sincère dans tout ce que je fais. je me console toujours en me disant que j'ai ça pour moi au moins, la sincérité. et que c'est essentiel.
et puis j'ai eu de la chance: mjac m'a appelée à midi, au moment où je pleurais, et m'a rappelée ce soir. je l'ai remercié, et lui ai dit que j'avais bien besoin d'entendre sa voix en ce moment...
en fin d'après-midi ma mère m'a appelée pour me proposer de venir manger. mais je suis sortie trop tard du travail pour en avoir envie (vers 19h45) et même si j'ai été un peu tentée, j'ai préféré ne pas y aller ni même rappeler.
puis j'ai eu Cg au téléphone qui m'a dit qu'elle ne trouvait pas d'hôtel satisfaisant pour notre périple. je l'ai écoutée, nous avons bavardé, mais j'ai refusé de m'en occuper avant ce week-end malgré la pression qu'elle me mettait. elle l'a peut-être pas très bien pris (comme xm l'autre jour d'ailleurs, qu'il faudrait que je rappelle), mais je l'ai un peu éconduite vers la fin, car je voulais rappeler mjac qui venait de me laisser un message sur le portable et que, de toute façon j'avais toujours pas vraiment mangé.
(d'ailleurs, je n'ai toujours pas vraiment mangé, en fait)
bref.
ensuite, j'ai eu la force de faire un mega ménage côté salon: balai-aspirateur, serpillère, rangement, et tout et tout (il y aura sans doute des photos pour les intéressées, à l'adresse que je leur donnerai puisque la girouette que je suis a encore changé d'adresse de blog)
évidemment, le côté salle à manger est toujours aussi dégueu pas rangé etc, mais qui sait, ça viendra bientôt peut-être.
j'ai bien fait de me faire violence et d'aller au travail, ce qui me confirme que mon intuition est très douée pour me guider dans ce domaine (là où ça vaut la peine de me faire violence, et inversement).
en fait, je m'aperçois que je me mets trop la pression toute seule.
mais c'est normal, quelque part. parce que quand je vais mal, j'avance pas bien, je suis pas motivée sur mes dossiers, je n'arrive à rien. en sorte que je me sens coupable de ne pas bien faire mon travail, puisque je me fais violence et que pourtant, le résultat n'est pas au rendez-vous.
mais quand je vois le temps que "perdent" mes collègues à bavarder entre elles, et le temps que j'y passe moi, je ne devrais vraiment pas culpabiliser. ce qui montre bien que la culpabilité n'est pas objective pour ce qui me concerne (et dans ce domaine en tout cas).
aujourd'hui, j'étais trop mal pour bavarder en arrivant. car en général, j'arrive peu avant 13h (seul moment où j'arrive à trouver des places pour me garer), c'est-à-dire au moment où mes collègues sont installées à la cuisine depuis un quart d'heure environ et mangent ensemble, ou font réchauffer leurs gamelles.
Quand je suis en forme, j'ai déjà mangé, ou bien j'arrive avec mon sandwich.
aujourd'hui, et c'est sans doute la première fois, je suis arrivée sans rien avoir mangé ni rien avoir à manger volontairement. je faisais grève de la faim, car j'avais vraiment pas envie de manger, ce qui est souvent le cas quand je me sens mal. j'ai quand même emporté une compote et des biscuits pour au cas où, finalement, la faim apparaitrait dans l'après-midi.
dès mon arrivée, j'ai dit bonjour, puis je suis partie m'isoler dans mon bureau, après avoir averti que je me sentais pas bien, grâce à l'occasion en or qui m'en a été donnée tout de suite en arrivant: "tu manges avec nous?". non, ai-je répondu "j'ai beaucoup plus envie de vomir que de manger pour l'instant", ai-je dit en riant gentiment. puis je suis partie.
j'ai défait mes affaires, sorti l'ordinateur, transféré mes fichiers sur le disque dur, et j'ai bien fait car les larmes ont afflué peu après.
puis au bout d'un moment, j'ai entendu que ça jasait, et que l'une demandait ce qui m'arrivait ou si je les fuyais ou je ne sais quoi. elle l'a fait très discrètement de sorte que je n'ai pas entendu. mais c'était sans compter marniac qui répond toujours avec sa voix forte et se fiche des conventions (bizarrement, c'est justement un côté d'elle que j'apprécie), et je l'ai entendu dire "je sais pas, elle nous fuit ou quelque chose comme ça, faudrait lui demander".
ça tombait bien parce que c'était juste au moment où mes larmes avaient enfin cessé et que je me sentais la force de les rejoindre.
je l'avais dit d'ailleurs en partant dans mon bureau, que je viendrais prendre le dessert avec elles. j'ai donc sauté sur l'occasion pour dire que j'étais pas très bien et que j'avais bien failli ne pas venir travailler, mais qu'il n'y avait pas de problème. je crois que les gens commencent à se faire à mon caractère aussi souriant que ténébreux, et ne m'en veulent pas trop. ça me fait d'ailleurs beaucoup de bien de ne pas me sentir accusée et jugée en permanence. j'entends leur "dubitativité", mais je vois aussi leur tolérance qui me fait du bien, et du coup, je n'ai aucun mal à donner quelques explications quand je sens que ça devient nécessaire.
donc ça tombait bien que marniac se moque en disant que j'étais sûrement atteinte de la grippe h1n1 et que si c'était ça, elle allait me renvoyer chez moi. j'ai plaisanté avec elle, et cela a contribué à rassurer les autres, je crois.
puis on s'est mises à travailler, et j'y suis allée plan plan. j'ai un peu agacé mon patron que j'ai appelé deux fois pour lui poser des questions qui l'emmerdent. mais en même temps, même s'il y a sûrement des choses qu'il ne comprend pas dans mon fonctionnement (il arrive que je lui pose plusieurs fois les mêmes problèmes, et en général, je le fais régulièrement jusqu'à ce qu'une réponse me convienne; or lui a le sentiment de m'avoir déjà donné une réponse satisfaisante), et qu'il doit me prendre pour une "bouchée" de temps en temps, mais ce n'est pas très grave, car simultanément, il voit bien que j'avance quand même. car ces questions sont toujours accompagnées d'avancées.
bon tout ça pour dire que j'ai travaillé tranquillement, avancé, et qu'en fin de journée, j'étais toujours très ténébreuse, les sourcils froncés (ça me fait rire d'ailleurs, quand je m'aperçois à quel point j'ai le visage dur et figé, ça me fait penser à ma prof de physique de seconde, une caricature: chignon parfaitement tiré, lèvres pincée, nez aquilin, visage très fermé et très dur, je l'aimais beaucoup pourtant parce que quand j'avais une mauvaise note, je savais pourquoi, et ça, c'était rare chez les profs)
c'est drôle ce visage dur, et cet esprit lourd, alors que la dernière conversation téléphonique que j'ai eue, était au contraire très joyeuse, très enthousiaste, et trèsencourageante pour la personne que j'avais.
je ne comprendrai jamais tout à fait comment il est possible d'être à la fois aussi paradoxal et aussi sincère dans tout ce que je fais. je me console toujours en me disant que j'ai ça pour moi au moins, la sincérité. et que c'est essentiel.
et puis j'ai eu de la chance: mjac m'a appelée à midi, au moment où je pleurais, et m'a rappelée ce soir. je l'ai remercié, et lui ai dit que j'avais bien besoin d'entendre sa voix en ce moment...
en fin d'après-midi ma mère m'a appelée pour me proposer de venir manger. mais je suis sortie trop tard du travail pour en avoir envie (vers 19h45) et même si j'ai été un peu tentée, j'ai préféré ne pas y aller ni même rappeler.
puis j'ai eu Cg au téléphone qui m'a dit qu'elle ne trouvait pas d'hôtel satisfaisant pour notre périple. je l'ai écoutée, nous avons bavardé, mais j'ai refusé de m'en occuper avant ce week-end malgré la pression qu'elle me mettait. elle l'a peut-être pas très bien pris (comme xm l'autre jour d'ailleurs, qu'il faudrait que je rappelle), mais je l'ai un peu éconduite vers la fin, car je voulais rappeler mjac qui venait de me laisser un message sur le portable et que, de toute façon j'avais toujours pas vraiment mangé.
(d'ailleurs, je n'ai toujours pas vraiment mangé, en fait)
bref.
ensuite, j'ai eu la force de faire un mega ménage côté salon: balai-aspirateur, serpillère, rangement, et tout et tout (il y aura sans doute des photos pour les intéressées, à l'adresse que je leur donnerai puisque la girouette que je suis a encore changé d'adresse de blog)
évidemment, le côté salle à manger est toujours aussi dégueu pas rangé etc, mais qui sait, ça viendra bientôt peut-être.
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