mentir
demain, j'ai rendez-vous à l'hôpital pour poser des questions sur mon infertilité éventuelle et les moyens de la déceler. je me suis inventé une histoire car je sais que si je suis officiellement célibataire, personne n'acceptera de me venir en aide. il va falloir que je mente.
le mieux dans ces cas là, c'est d'en dire peu.
je déteste mentir, mais j'avoue que là, je le fais sans complexe: je trouve insupportable qu'on interdise à une femme, au motif qu'elle est célibataire, de bénéficier des avancées technologiques qui sont les nôtres (si on peut appeler ça de la technologie d'ailleurs, tellement c'est simple). une insémination artificielle de spermatozoïdes avec des donneurs volontaires, y a rien de plus basique, et je vois pas pourquoi on nous le refuse.
enfin si, je vois pourquoi, mais je trouve ça profondément injuste, particulièrement dans un cas comme le mien.
j'ai pas demandé à souffrir à ce point, et si longtemps.
j'ai pas demandé à ce que ce soit à peine reconnu par le milieu médical, et quasi pas du tout par le commun des mortels.
j'ai pas demandé à ce que personne ne soit fichu de comprendre et surtout mesurer ce que je traverse, à part quelques exceptions.
j'en ai profondément bavé pour aller un peu mieux, je me débats comme un beau diable, envers et contre presque tout (et quand même grâce à certains atouts sans lesquels je serais morte depuis très longtemps, d'une façon ou d'une autre) et j'en bave encore beaucoup pour "grimper" et tenter d'avoir une vie normale.
je sais (enfin) ce que veux, et je pense être quelqu'un de responsable.
je ne vois donc pas pourquoi on décide pour moi, et je ne veux pas laisser faire ça.
s'il faut mentir, je mentirai.
et dieu sait si elles sont rares, les circonstances dans lesquelles je le ferai(s)...
croyez moi: je vais m'appliquer!
il faut bien que je ne me disperse pas. mon but doit rester unique, savoir comment mesurer mon infertilité.
surtout pas demander quelle est la meilleure façon d'y arriver.
le mieux dans ces cas là, c'est d'en dire peu.
je déteste mentir, mais j'avoue que là, je le fais sans complexe: je trouve insupportable qu'on interdise à une femme, au motif qu'elle est célibataire, de bénéficier des avancées technologiques qui sont les nôtres (si on peut appeler ça de la technologie d'ailleurs, tellement c'est simple). une insémination artificielle de spermatozoïdes avec des donneurs volontaires, y a rien de plus basique, et je vois pas pourquoi on nous le refuse.
enfin si, je vois pourquoi, mais je trouve ça profondément injuste, particulièrement dans un cas comme le mien.
j'ai pas demandé à souffrir à ce point, et si longtemps.
j'ai pas demandé à ce que ce soit à peine reconnu par le milieu médical, et quasi pas du tout par le commun des mortels.
j'ai pas demandé à ce que personne ne soit fichu de comprendre et surtout mesurer ce que je traverse, à part quelques exceptions.
j'en ai profondément bavé pour aller un peu mieux, je me débats comme un beau diable, envers et contre presque tout (et quand même grâce à certains atouts sans lesquels je serais morte depuis très longtemps, d'une façon ou d'une autre) et j'en bave encore beaucoup pour "grimper" et tenter d'avoir une vie normale.
je sais (enfin) ce que veux, et je pense être quelqu'un de responsable.
je ne vois donc pas pourquoi on décide pour moi, et je ne veux pas laisser faire ça.
s'il faut mentir, je mentirai.
et dieu sait si elles sont rares, les circonstances dans lesquelles je le ferai(s)...
croyez moi: je vais m'appliquer!
il faut bien que je ne me disperse pas. mon but doit rester unique, savoir comment mesurer mon infertilité.
surtout pas demander quelle est la meilleure façon d'y arriver.
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