je m'éclate, mais pas encore assez
il est trois heures du mat et c'est maintenant que j'écris!
il faut dire que quand je me lève le matin, j'ai tout juste le temps faire mes affaires (très très tranquillement il est vrai), d'aller bosser, et quand je rentre, j'ai tout juste le temps de manger, passer un ou deux coups de fil, regarder le programme du soir quand il en vaut la peine (ce soir, c'était mystic river, très bien, je l'avais pas vu), et de me reposer, ou bricoler un peu (ce soir, la chasse d'eau, pour faire des expériences d'économie d'eau complètement ratées).
puis d'aller promener le chien, me doucher, et voilà il est trois heures.
en ce moment, je suis au salon. non je veux dire, l'asso où je bosse, a un stand dans un salon, pendant une dizaine de jour, et j'y vais pour accompagner la responsable à le tenir. je me rends compte que je m'emmerde avec des gens qui sont sans arrêt sur la réserve à faire gaffe à ce qu'ils disent et ce qu'il font, qui sont sur des rails, bloqués.
j'ai envie de faire plein de choses, et je suis sans arrêt bloquée par des considérations qui me paraissent inintéressantes et inutiles.
et puis je me rends compte aussi que je suis dotée d'une curiosité qui m'étonne, et que tout le monde n'a pas.
je me vis comme une monomaniaque incapable de s'ouvrir l'esprit (je pense en particulier à pdfa à qui je n'arrive pas du tout à parler d'autre chose que de procréation, alors que c'est un type tout à fait passionnant), et j'ai des tas d'exemples dans ce genre, et pourtant, je me rends compte que là, je pose des tas de questions aux gens, je discute, j'argumente, je veux comprendre, découvrir, etc.
il se trouve qu'on est dans la partie environnement et développement durable. je découvre toutes les astuces permettant d'économiser de l'eau (notre ressource si précieuse), et je suis entourée de stands de panneaux photovoltaïques, de produits écolo et compagnie. j'arrête pas de poser des questions techniques et politiques (au sens noble) à tout le monde, de critiquer les prix qui sont pratiqués (car dans certains cas ça ne se justifie pas: 9 euros pour un gel douche de 250ml, il a beau être bio de bonne qualité et tout, faut quand même pas déconner, idem pour un pommeau de douche à 65 euros), de prendre des renseignements, écouter ce que les uns et les autres ont à dire, etc.
je prends de bonnes adresses d'endroits où on mange très bien dans les campagnes de france, bref, je m'éclate.
le plus souvent, les gens qui ont des stands sont assez passionnés par ce qu'ils vendent, représentent, or les gens passionnés sont toujours passionnants, je trouve.
le seul bémol, c'est que je n'ose pas trop m'éloigner du stand, car je suis censée renseigner les gens quand ils viennent. sauf que comme c'est pas moi la responsable du stand et qu'il est aménagé d'une façon que je trouve pas terrible, j'ai du mal à jouer le jeu pleinement. tout cela ne m'appartient pas, et je trouve que c'est trop timide et trop conventionnel, ça ne me donne pas envie d'aller vers les gens pour les motiver, car je trouve qu'on n'assure pas assez derrière.
j'ai pas envie de faire de la pub pour un truc en lequel je ne crois qu'à moitié.
mais c'est très ennuyeux car c'est de mon employeur que je parle...
pour prendre un exemple, on a des bouquins très intéressants à vendre, mais on ne les met pas sur la table. on ne met que la copie couleur de la couverture, au motif qu'on risque de nous les voler à un moment d'inattention. je trouve ça complètement disporportionné. moi chuis désolée, le bouquin, si je l'ai pas en main, j'ai pas envie de l'acheter, et j'ai pas envie d'aller demander à le consulter.
je crois qu'on pourrait faire beaucoup mieux, mais je ne veux pas m'investir, parce que je sais que mes initiatives seront toutes freinées les unes après les autres, et du coup, c'est pas du tout motivant. je n'ai pas envie de me pomper de l'énergie pour faire passer l'idée que c'est mieux si les bouquins sont sur la table, ça ne m'intéresse pas du tout de batailler pour ce genre de choses, mais vraiment pas. je ne veux pas entrer en opposition pour ce genre de choses, car ce n'est qu'un préalable à autre chose, et ça ne mérite pas qu'on s'y épuise, car alors il ne restera plus d'énergie pour le coeur de ce qu'on est censés faire.
alors je préfère faire ce que je fais (en espérant que je pourrai continuer), approfondir mes connaissances dans différents domaines, pour pouvoir essayer d'en faire quelque chose un de ces jours.
je m'aperçois que comme toujours, j'ai plein d'idées aussi farfelues les unes que les autres, et je crois que si on me laisse libre de mes mouvements, il pourra en ressortir des choses positives. mais je m'aperçois aussi que marniac est loin d'être la seule à être "sédentaire".
je me rends compte aussi (deuxième pot de fleur), que je ne suis pas aussi "laborieuse" que je l'imagine. quand je vois ma collègue en train de recopier ses "cours" pour enregistrer certaines données techniques (les données "officielles" dont elle dit elle-même qu'elles sont de très mauvaise qualité), pendant que je suis tout simplement allée demander à un professionnel du stand d'à côté qui s'ennuie autant que moi de m'expliquer les choses, je me dis que je suis plus "vive", d'un certain point de vue, plus pragmatique en tout cas (même si j'admets qu'il peut être très bon de se pencher sur ses cahiers, je comprends juste pas pourquoi on prend un vélo alors qu'on a un train à disposition qui, de toute façon, partira avec ou sans nous)
bref.
en tout cas, je commence à y voir légèrement plus clair sur la mission qui m'est confiée, et j'aperçois que les problèmes ne sont pas là où je les attendais. en fait, ça ne me dérange pas, d'avoir à aller chercher l'information. ce qui me dérange, c'est de continuer à suivre des procédures qui ont montré qu'elles n'étaient pas efficaces.
on ne m'a toujours pas donné de bonnes raisons de continuer à les suivre...
il faut dire que quand je me lève le matin, j'ai tout juste le temps faire mes affaires (très très tranquillement il est vrai), d'aller bosser, et quand je rentre, j'ai tout juste le temps de manger, passer un ou deux coups de fil, regarder le programme du soir quand il en vaut la peine (ce soir, c'était mystic river, très bien, je l'avais pas vu), et de me reposer, ou bricoler un peu (ce soir, la chasse d'eau, pour faire des expériences d'économie d'eau complètement ratées).
puis d'aller promener le chien, me doucher, et voilà il est trois heures.
en ce moment, je suis au salon. non je veux dire, l'asso où je bosse, a un stand dans un salon, pendant une dizaine de jour, et j'y vais pour accompagner la responsable à le tenir. je me rends compte que je m'emmerde avec des gens qui sont sans arrêt sur la réserve à faire gaffe à ce qu'ils disent et ce qu'il font, qui sont sur des rails, bloqués.
j'ai envie de faire plein de choses, et je suis sans arrêt bloquée par des considérations qui me paraissent inintéressantes et inutiles.
et puis je me rends compte aussi que je suis dotée d'une curiosité qui m'étonne, et que tout le monde n'a pas.
je me vis comme une monomaniaque incapable de s'ouvrir l'esprit (je pense en particulier à pdfa à qui je n'arrive pas du tout à parler d'autre chose que de procréation, alors que c'est un type tout à fait passionnant), et j'ai des tas d'exemples dans ce genre, et pourtant, je me rends compte que là, je pose des tas de questions aux gens, je discute, j'argumente, je veux comprendre, découvrir, etc.
il se trouve qu'on est dans la partie environnement et développement durable. je découvre toutes les astuces permettant d'économiser de l'eau (notre ressource si précieuse), et je suis entourée de stands de panneaux photovoltaïques, de produits écolo et compagnie. j'arrête pas de poser des questions techniques et politiques (au sens noble) à tout le monde, de critiquer les prix qui sont pratiqués (car dans certains cas ça ne se justifie pas: 9 euros pour un gel douche de 250ml, il a beau être bio de bonne qualité et tout, faut quand même pas déconner, idem pour un pommeau de douche à 65 euros), de prendre des renseignements, écouter ce que les uns et les autres ont à dire, etc.
je prends de bonnes adresses d'endroits où on mange très bien dans les campagnes de france, bref, je m'éclate.
le plus souvent, les gens qui ont des stands sont assez passionnés par ce qu'ils vendent, représentent, or les gens passionnés sont toujours passionnants, je trouve.
le seul bémol, c'est que je n'ose pas trop m'éloigner du stand, car je suis censée renseigner les gens quand ils viennent. sauf que comme c'est pas moi la responsable du stand et qu'il est aménagé d'une façon que je trouve pas terrible, j'ai du mal à jouer le jeu pleinement. tout cela ne m'appartient pas, et je trouve que c'est trop timide et trop conventionnel, ça ne me donne pas envie d'aller vers les gens pour les motiver, car je trouve qu'on n'assure pas assez derrière.
j'ai pas envie de faire de la pub pour un truc en lequel je ne crois qu'à moitié.
mais c'est très ennuyeux car c'est de mon employeur que je parle...
pour prendre un exemple, on a des bouquins très intéressants à vendre, mais on ne les met pas sur la table. on ne met que la copie couleur de la couverture, au motif qu'on risque de nous les voler à un moment d'inattention. je trouve ça complètement disporportionné. moi chuis désolée, le bouquin, si je l'ai pas en main, j'ai pas envie de l'acheter, et j'ai pas envie d'aller demander à le consulter.
je crois qu'on pourrait faire beaucoup mieux, mais je ne veux pas m'investir, parce que je sais que mes initiatives seront toutes freinées les unes après les autres, et du coup, c'est pas du tout motivant. je n'ai pas envie de me pomper de l'énergie pour faire passer l'idée que c'est mieux si les bouquins sont sur la table, ça ne m'intéresse pas du tout de batailler pour ce genre de choses, mais vraiment pas. je ne veux pas entrer en opposition pour ce genre de choses, car ce n'est qu'un préalable à autre chose, et ça ne mérite pas qu'on s'y épuise, car alors il ne restera plus d'énergie pour le coeur de ce qu'on est censés faire.
alors je préfère faire ce que je fais (en espérant que je pourrai continuer), approfondir mes connaissances dans différents domaines, pour pouvoir essayer d'en faire quelque chose un de ces jours.
je m'aperçois que comme toujours, j'ai plein d'idées aussi farfelues les unes que les autres, et je crois que si on me laisse libre de mes mouvements, il pourra en ressortir des choses positives. mais je m'aperçois aussi que marniac est loin d'être la seule à être "sédentaire".
je me rends compte aussi (deuxième pot de fleur), que je ne suis pas aussi "laborieuse" que je l'imagine. quand je vois ma collègue en train de recopier ses "cours" pour enregistrer certaines données techniques (les données "officielles" dont elle dit elle-même qu'elles sont de très mauvaise qualité), pendant que je suis tout simplement allée demander à un professionnel du stand d'à côté qui s'ennuie autant que moi de m'expliquer les choses, je me dis que je suis plus "vive", d'un certain point de vue, plus pragmatique en tout cas (même si j'admets qu'il peut être très bon de se pencher sur ses cahiers, je comprends juste pas pourquoi on prend un vélo alors qu'on a un train à disposition qui, de toute façon, partira avec ou sans nous)
bref.
en tout cas, je commence à y voir légèrement plus clair sur la mission qui m'est confiée, et j'aperçois que les problèmes ne sont pas là où je les attendais. en fait, ça ne me dérange pas, d'avoir à aller chercher l'information. ce qui me dérange, c'est de continuer à suivre des procédures qui ont montré qu'elles n'étaient pas efficaces.
on ne m'a toujours pas donné de bonnes raisons de continuer à les suivre...
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