ma copine et sa triste famille
Cette nuit a été assez terrible. mais c'est logique: j'ai rêvé de feue mon amie "enthousiaste" de la vie. je ne dis pas ça parce qu'elle est morte et que je la regarde de façon idéalisée. elle était réellement comme ça, et elle est réellement la seule que j'aie connue, qui me fut si proche, et qui sans cesse renouvelait ses encouragements, et essayait autant que faire se pouvait de libérer des "autoroutes" aux choses qui pouvaient me faire du bien.
ça nous a fâchées d'ailleurs, parce que moi j'avais des verrous partout, et que les faire sauter trop fort et trop vite, ça ne me faisait pas toujours du bien, même si elle ne m'y obligeait jamais, et même ne me mettait jamais la pression. c'est bien d'enthousiasme qu'il s'agissait, et pas de jugement ou de "secouage". comme si elle avait compris la vie bien avant les autres, ce qui est aussi paradoxal que pas surprenant dans la mesure où elle avait été abusée se*xuellement par un homme peu reluisant (je ne sais pas si sa famille l'a su, et je ne le lui ai jamais dit).
en tout cas, mon rêve correspondait à peu de choses près à la réalité. elle était morte, sa famille était désespérée et ne s'en remettait toujours pas depuis si longtemps. elle ne s'en remettrait jamais, on le savait. sauf qu'en plus, dans mon rêve, d'autres membres encore s'étaient suicidés à force de ne pas supporter sa disparition. je serais bien incapable de vous dire qui était encore là et qui avait disparu, à vue de nez, je dirais le père et le frère, mais sans doute la mère aussi, et la soeur n'allait pas tarder. de sorte qu'il ne restait presque plus personne d'elle, et j'assistais, impuissante, à ce dépérissement, à cet étiolement de la vie. je ne pouvais que réconforter un peu par ma présence, sans jamais rien faire de plus. c'était très dur tout ça. sa mort était déjà difficile, mais d'en voir autant de conséquences, aussi désastreuses, c'était terrible. à la fin, bizarrement, je voyais galabru qui était sur le point de mettre fin à ses jours aussi, alors qu'on essayait, en vain, d'écrire des chansons tous les deux. il acceptait de m'aider, moi au début je pensais que j'y arriverais à écrire des chansons avec son aide, mais je me rendais compte que si ça se trouve, j'allais lui faire perdre son temps, car je n'étais pas bien douée pour cela.
un peu dur le réveil donc.
ça fait plusieurs fois que je dis qu'il faudrait que j'appelle ses parents puisque ça fait plus d'un an que je ne leur ai pas donné de nouvelles, et je ne l'ai toujours pas fait. je verrai quand je le sentirai.
en tout cas j'ai de la chance, car j'ai le sentiment d'avoir fait le "deuil" d'elle, ce qui ne veut certainement pas dire qu'elle ne me manque pas ou que je l'ai oubliée. ça veut seulement dire que je suis en "paix" avec sa mort, avec l'idée de sa mort, que j'ai "accepté" cet état de fait, ce que personne n'a fait dans sa famille; et je vois bien qu'ils ne le peuvent pas. pour le reste, elle me manque, je pense à elle souvent, et il n'y a pas un événement dans ma vie sans que j'essaie d'imaginer comment elle aurait réagi, ou plus simplement, sans que j'essaie d'imaginer sa présence. elle est toujours là pour moi (toujours dans le sens "encore"), et même si c'est jamais pareil qu'une vraie présence et qu'une vie, c'est quand même elle. je suis sûre qu'on se serait fâchées pendant ces treize années, parce que je me rappelle son caractère et son enthousiasme, et que je connais mes blocages et mes souffrances. il ya des moments qui auraient été tendus, mais je sais qu'elle m'aurait beaucoup aidée, et qu'elle m'aiderait beaucoup encore, par le seul fait qu'elle serait vivante. je crois que moi, je n'aurais commencé à l'aider (si elle en avait eu besoin) que depuis quelques années à peine.
voilà pour le triste-difficile...
ça nous a fâchées d'ailleurs, parce que moi j'avais des verrous partout, et que les faire sauter trop fort et trop vite, ça ne me faisait pas toujours du bien, même si elle ne m'y obligeait jamais, et même ne me mettait jamais la pression. c'est bien d'enthousiasme qu'il s'agissait, et pas de jugement ou de "secouage". comme si elle avait compris la vie bien avant les autres, ce qui est aussi paradoxal que pas surprenant dans la mesure où elle avait été abusée se*xuellement par un homme peu reluisant (je ne sais pas si sa famille l'a su, et je ne le lui ai jamais dit).
en tout cas, mon rêve correspondait à peu de choses près à la réalité. elle était morte, sa famille était désespérée et ne s'en remettait toujours pas depuis si longtemps. elle ne s'en remettrait jamais, on le savait. sauf qu'en plus, dans mon rêve, d'autres membres encore s'étaient suicidés à force de ne pas supporter sa disparition. je serais bien incapable de vous dire qui était encore là et qui avait disparu, à vue de nez, je dirais le père et le frère, mais sans doute la mère aussi, et la soeur n'allait pas tarder. de sorte qu'il ne restait presque plus personne d'elle, et j'assistais, impuissante, à ce dépérissement, à cet étiolement de la vie. je ne pouvais que réconforter un peu par ma présence, sans jamais rien faire de plus. c'était très dur tout ça. sa mort était déjà difficile, mais d'en voir autant de conséquences, aussi désastreuses, c'était terrible. à la fin, bizarrement, je voyais galabru qui était sur le point de mettre fin à ses jours aussi, alors qu'on essayait, en vain, d'écrire des chansons tous les deux. il acceptait de m'aider, moi au début je pensais que j'y arriverais à écrire des chansons avec son aide, mais je me rendais compte que si ça se trouve, j'allais lui faire perdre son temps, car je n'étais pas bien douée pour cela.
un peu dur le réveil donc.
ça fait plusieurs fois que je dis qu'il faudrait que j'appelle ses parents puisque ça fait plus d'un an que je ne leur ai pas donné de nouvelles, et je ne l'ai toujours pas fait. je verrai quand je le sentirai.
en tout cas j'ai de la chance, car j'ai le sentiment d'avoir fait le "deuil" d'elle, ce qui ne veut certainement pas dire qu'elle ne me manque pas ou que je l'ai oubliée. ça veut seulement dire que je suis en "paix" avec sa mort, avec l'idée de sa mort, que j'ai "accepté" cet état de fait, ce que personne n'a fait dans sa famille; et je vois bien qu'ils ne le peuvent pas. pour le reste, elle me manque, je pense à elle souvent, et il n'y a pas un événement dans ma vie sans que j'essaie d'imaginer comment elle aurait réagi, ou plus simplement, sans que j'essaie d'imaginer sa présence. elle est toujours là pour moi (toujours dans le sens "encore"), et même si c'est jamais pareil qu'une vraie présence et qu'une vie, c'est quand même elle. je suis sûre qu'on se serait fâchées pendant ces treize années, parce que je me rappelle son caractère et son enthousiasme, et que je connais mes blocages et mes souffrances. il ya des moments qui auraient été tendus, mais je sais qu'elle m'aurait beaucoup aidée, et qu'elle m'aiderait beaucoup encore, par le seul fait qu'elle serait vivante. je crois que moi, je n'aurais commencé à l'aider (si elle en avait eu besoin) que depuis quelques années à peine.
voilà pour le triste-difficile...
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