Vilain rêve

Publié le par Grain de sail

cette nuit, les choses étaient pas jojo (mais sont lisibles même pour les âmes sensibles!)

je ne me rappelle pas de tout mais c'était très dur, même si je suis encore loins des cadavres et atrocités que j'ai pu connaître par le passé.

je me rappelle d'une plongée qu'on devait faire avec je ne sais plus qui. je sais qu'il y avait un "vieux" dans l'histoire, sur qui je comptais, et d'autres personnes du même "âge" que moi (c'était peut-être davantage l'expérience que l'âge qui comptait en fait), j'embarquais sur le bateau en me cassant la figure je crois car il y avait trop peu de place. puis on arrivait sur le lieu de la plongée, on surplombait la mer du haut d'une sorte de digue, et là, je voyais les éléments déchaînés. la mer était très forte, s'engouffrait contre les rochers qu'elle battait violemment: j'étais terrorisée à l'idée de plonger là-dedans, tout autant que dégoûtée à l'idée qu'on ne pourrait pas plonger.
je présumais qu'on ne plongeait pas dans une mer aussi forte, mais je me trompais, le "vieux" (qui ne l'était pas vraiment, il avait juste les cheveux blancs), me disait que c'était pas ça le problème, qu'on pouvait très bien plonger dans une mer comme ça, ce qui m'horrifiait, car j'avais très très peur.
par contre, il se trouvait qu'il y avait des requins à ce moment là; énormes, dont un avait deux ailerons. on les distinguait très bien, et j'étais très contente de les voir, fascinée par leur balai. je n'en avais pas peur (de toute façon de là où nous étions y avait pas de problème), du moins il me semble que je regrettais encore plus de ne pas pouvoir plonger du fait de leur présence (donc il me semble que je n'avais pas peur d'eux de toute façon: je crois que je voyais le requin comme une légende, et que je pensais qu'en réalité ils n'étaient pas méchants donc pas vraiment dangereux à moins de les enquiquiner exprès, ce qui est globalement ce que je pense de la faune aquatique, sans doute à tort, mais je ne peux pas m'empêcher de penser ça).
sauf que le vieux me disait qu'il était hors de question de plonger à cause d'eux (que ce serait de la folie de plonger alors qu'ils sont là), alors que le fait que la mer soit forte ne posait aucun problème, qu'il était tout à fait possible de plonger malgré ça.
j'étais sidérée, car pour moi c'était vraiment l'inverse, je n'imaginais pas une seconde comment on pouvait plonger sans finir fracassé sur les rochers au moment où on descend/remonte à/de la surface, et probablement dessous aussi où il doit être impossible de tenir un cap et une profondeur donnés. bref, de toute façon le résultat était le même, on pouvait pas plonger.
en tout cas, ce qui est étonnant, c'est que les couleurs étaient très belles, la mer était lumineuse car le soleil brillait beaucoup. à part le vent, je ne me rappelle pas qu'il y avait des nuages ou quoi que ce soit, la mer était verte presque turquoise, pas transparente mais assez claire. tout était lumineux en tout cas (le bateau était très petit, mais d'un blanc éclatant)

ça c'est pour le rêve un peu chiant mais qui va à peu près.

le rêve suivant, j'ai rien compris, mais je n'ai pas arrêté de pleurer. comme à l'époque où j'allais mal et où je pleurais si souvent, avec les tripes qui me faisaient si mal. je pleurais du tréfond de moi, je pleurais d'une douleur indiscible, une douleur dont j'ignorais la provenance, mais qui était là, très dure, très profonde, insupportable et qu'il fallait pourtant que je supporte. ce n'était pas les douleurs aigues que j'ai pu connaitre avec les pointes de compulsion qui l'accompagnaient, c'était une douleur à la fois sourde, massive, ne laissant donc place à rien d'autre. comme une tumeur qui prend presque toute la place de l'organe. comme un espèce de grondement permanent, très fort. c'est difficile à expliquer.

le cadre de tout cela je ne l'ai pas très bien compris. à un moment, je me trouvais en rapport plus ou moins lointain avec catherine deneuve qui m'apportait une lettre je crois, et je me retrouvais avec deux lettres et des affaires, je décidai de ne pas les lire tout de suite, et tout tombait dans les wc. heureusement, ils n'avaient pas été utilisés et j'ai ressorti toutes les affaires, mais si ça se trouve la lettre la plus importante je ne pourrais peut-être pas tout lire. là je ne pleurais pas encore, mais je commençais à me sentir très mal.
les choses s'accentuaient lorsque je me suis retrouvée dans une bibliothèque-aéroport-musée-salle de réception, j'empruntais quelques tous petits livres que je voulais lire, mais avant de les commencer j'étais envahie par la douleur morale, et je pouvais pas m'empeher de pleurer, je souffrais terriblement. il se trouve que plein de gens étaient là pour prendre l'avion pour se rendre aux obsèques de la soeur d'un type qui était là. il était un peu connu (sans doute un écrivain à succès ou un truc comme ça), et tout le monde pensait que si je pleurais à ce point, c'est parce que j'avais lu ce qu'il avait écrit au sujet de sa soeur, et les gens étaient surpris que je sois touchée à ce point. moi j'avais envie de leur expliquer que non, que je n'avais pas encore commencé le bouquin et que donc ça n'avait rien à voir, mais de toute façon je n'arrivais pas à parler tellement j'avais mal et tellement je pleurais, tellement tous les muscles de mon visage étaient crispés de douleur. j'ai connu ces états là, et j'ai vraiment pas envie qu'ils reviennent :-(
je décidai de me rendre aux obsèques en question, même si j'y étais complètement étrangère, puisque je me confondais si bien avec la peine des autres. je me faisais engueuler par une vieille peau sèche qui me reprochait de conserver les livres au lieu de les remettre en place, et je réussissais à lui dire (avec le regard) qu'après tout, on avait le droit de les emprunter et que je ne voyais pas pourquoi je ne les emprunterais pas. car en dehors de l'histoire du décès de la soeur du mec, il y avait d'autres nouvelles que j'avais envie de lire (mais je ne sais plus ce que c'était), de toute façon, les autres lui faisaient comprendre que c'était pas un problème que j'emprunte ces bouquins. moi j'y tenais beaucoup à les garder comme si c'était ma raison de vivre, mais je n'étais pas inquiète: y avait pas de raison qu'on me les enlève car c'était "légitime". la vieille peau sèche me reprochait aussi de squatter le canapé, ce qui était sans doute plus discutable, mais j'étais pas en état de toute façon. vers la fin, j'allais m'isoler, car je ne pouvais pas m'arrêter de pleurer et de souffrir, et ça commençait à être louche.
quand je voyais le parcours de l'avion pour les obsèques, très très long (y avait je ne sais combien d'escales avec des trajets très longs entre chaque), je décidai de ne pas m'y rendre finalement.
le rêve se terminait au moment où les uns et les autres embarquaient dans l'avion.

ben çui là, il m'a pas fait du bien. je me suis réveillée en mauvais état, alors qu'hier soir, je me sentais plutôt bien...
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Publié dans Rêves

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